lundi 26 mai 2008

Les Fleurs de Lyse


Prenez une grande respiration et tenez bien votre tuque, lâchez lousse les cordeaux, je ne serai pas bref. C’est comme le soutien-gorge d’Ashley Rockwell dans « Le Coeur a ses Raisons »: « Y a du stock l’d’dans ». Je viens de terminer le roman «Les Fleurs de Lyse » de Mario Bergeron. J’ai d’abord connu Mario Bergeron grâce à son premier blog qu’il a dû fermer avant d’en ouvrir un nouveau. J’ai ainsi appris qu’il était écrivain. Maintenant, voici pourquoi j’ai décidé de lire son roman : « Les Fleurs de Lyse ». Récemment Mario B. faisait un commentaire dans mon blog dont voici un extrait : « Il y a quelques années, un de mes romans concernait les aventures abracadabrantes d'un band 1960's québécois du nom de Indésirables, mené par un chanteur casse-cou : Baraque Bordeleau. Malgré l'aspect bande dessinée du texte, je crois que les amateurs de musique du Québec de cette période pourraient aimer. Je le dis parce que lors de mes participations aux salons du livre, les hommes adoraient ça. Un peu moins les femmes... Le livre n'existe plus, mais vous pouvez sans doute le trouver dans les bibliothèques publiques, si vous habitez un centre urbain important. Titre : Les fleurs de Lyse (non coupable, pour le choix de ce titre) par Mario Bergeron, Éditions JCL ».

Ce qui piqua assez ma curiosité d’amateur de musique pour me donner l’envie de lire ce bouquin et parce que j’ai vécu quelques années dans l’entourage (j’étais leur chauffeur) d’un de ces groupes dont 2 de mes frères étaient membres et qui a fait l’objet de deux messages dans mon blog. Je retrouve dans les aventures fictives du groupe Les Indésirables du roman de Mario Bergeron des parallèles avec celles de mes frères. Dans le roman, Baraque Bordeleau est originaire de la Malbaie et l’organiste de St-Fidèle dans Charlevoix. Les Dam’Huds venaient de St-Siméon situé à 15 kilomètres de St-Fidèle. Ni un ni l’autre n’ont connu la notorité nationale. Contrairement aux Dam’Huds, les Indésirables ont enregistré quelques 45 tours, un microsillon qui ne voit pas le jour (faudra lire le roman pour savoir dans quelles circonstances), ils sont passés à Jeunesse d’Aujourd’hui. Le haut fait d’armes des Dam’Huds : ils ont joué à la Place des Nations durant un jamboree d’orchestres en 1970.

Je ne ferai pas la critique du roman pour la simple et bonne raison que, comme pour la musique, je n’ai pas le sens critique. J’aime ou j’aime pas… Je suis passé au travers du roman de plus 500 pages en moins de 2 semaines, ce qui est une bonne moyenne pour moi avec toutes mes autres activités accaparentes.

Je précise que l’action se passe à Trois-Rivières. Tout au long du roman, et surtout dans la première partie, on retrouve des références à la musique de l’époque, soit par la mention du nom d’un groupe ou le titre d’une chanson, ce qui me donna l’idée suivante : prendre en note tous ces noms de groupes (parfois fictifs et souvent réels) ou des titres des chansons dans le but de les trouver et les mettre en téléchargement. Je me retrouve donc avec plus de 160 références (réelles ou fictives). J’ai déjà fait quelques recherches préléminaires et j’en arrive à des résultats intéressants.

Petit pépin! Où ai-je mis la feuille où se retrouvent mes premières notes? Le livre est retourné à la bibliothèque où je l’avais emprunté. Brillant! Le but de l’exercice serait de mettre en ligne toutes ces chansons, mais il y en a pas mal. Je me lance quand même, je verrai en chemin…

Au début de l’histoire, les jeunes adolescents voulant former le groupe « tripent » sur la musique « surf » comme le succès « Misirlou » de Dick Dale, les Ventures ou Link Wray.

(Quand le nom de l’artiste et le titre de sa chanson sont mentionnés, c’est parfait. Si on mentionne le nom de l’artiste (même fictif) seulement, je recherche une pièce se rapprochant de l’époque. Si c’est un titre de chanson, j’essaie de trouver un groupe qui l’a joué à la même période et je ne suivrai pas nécessairement l’ordre chronologique).

Dick Dale – Misirlou (1962)

Les Ventures – The Ninth Wave (1963)

The Ventures – Surf Rider (1963)

The Beach Boys – Surfin’ U.S.A. (1963)

The Rivieras – California Sun (1964)

Le groupe sera comme nombre de groupes du temps : un groupe instrumental. De plus, ils se cherchent un nom : les Teen-Tones, les Aquatones, les Jets, les Silver Rhythms, The Adventures, avant de s’arrêter sur « Les Sandales ». Éventuellement, le groupe s’adjoindra un premier chanteur et un gérant qui seront évincés avant d’en trouver un autre vraiment spécial. Le bassiste quittera le groupe et ne sera pas remplacé. Un peu plus tard, un organiste rejoindra la bande.

The Teen-Tones – Miss Sweet (1959)

The Aquatones – Solid Gold Cadillac (1960)

The Adventures – The Sound Of Summer (je sais cette chanson date de 1988, mais que voulez-vous?)

Pour les Jets, j’ai découvert sur internet dans YouTube, un groupe (québécois??) portant ce nom et j’ai ripé leur vidéo en mp3.

Les Jets – Apache

Pour les Sandales, j’ai une pièce d’un groupe américain : « The Sandals ».

The Sandals – Tell Us Dylan (1966)


À l’arrivée du chanteur, Baraque Bilodeau (un vrai fou baraque), celui-ci fait part de ses ambitions aux membres du groupe qui sont : faire de la chanson « Louie, Louie » des Kingsmen, l’hymne national du pays; aller maculer de boue, les Classels dans leur beau costume blanc et partir en France afin d’épouser son idole, France Gall.

The Kingsmen – Louie, Louie (1963)

Les Classels – Avant de me dire adieu (1964)

France Gall – Laissez tomber les filles (1964)

Je ne vous garantie pas l’ordre chronologique des chansons, en voici une bonne rafale. Alors aux abris tout le monde.

Les Mégatones – Silver City (1962)

The Sonics – The Witch (1964)

Les Jaguars – Mer Morte (1964)

The Rolling Stones – Satisfaction (1964)

Les Habits Jaunes – Monsieur Longtemps (1964)

Les Sultans – On est trop jeune (1965)

Les Sultans – Va t’en (1965)

Les Hou-Lops – Blue jeans sur la plage (1965)

Les Hou-Lops – Pachila (1965)

César & les Romains – Splish Splash (1965)

Les Aristos – Ton visage maquillé de joie (1966)

Question Mark & the Mysterians – 96 Tears (1965)

Jimi Hendrix – Purple Haze (1966)

Gil Patrick & les Mustangs – Jeune fille (1967)

Wilson Pickett – Funky Broadway (1967)

Les Indésirables connaissent leur passe psychédélique.

The Doors – Break On Through (1967)

Jefferson Airplaine – Somebody To Love (1967)

Le cousin d’un musicien du groupe vit aux U.S.A et il fait partie d’un groupe qui s’appelle : The Children of the Mushroom.

The Children of the Mushroom – August Mademoiselle (1967)

The Children of the Mushroom – You Can’t Erase A Mirror (1967)

Quelque part dans le récit, ils veulent changer encore de nom de groupe et songent à adopter celui de Castafiores.

Les Castafiores – Super hero (2007) (D’accord on s’éloigne un peu des années 60, et en plus c’est un groupe français, mais ils s’appellent les Castafiores)

Le roman se divise en deux parties. La première est abordée ci-haut. Dans la deuxième, nous embarquons de plein pied dans les années 70-80 et les personnages évoluant dans la première partie n’en font plus partie à l’exception du grand-père Roméo Tremblay. L’intrigue se déroule maintenant autour de nouveaux personnages et on assiste à la réouverture du restaurant « Le Petit Train » (maintenant fermé) ayant appartenu à la famille. Un des fils du dernier propriétaire décide avec un ami de retaper la bâtisse et de lui redonner vie. Le restaurant change son nom pour « La Pitoune ». Même si elle est moins présente, la musique occupee encore une bonne place dans cette partie, car le restaurant, tout en conservant sa vocation première, fera office de boîte à chansons et de salle de théâtre, diffusant les courants musicaux de l’époque, grâce à différents disc-jockeys. Je ne brosserai pas de portrait des personnages qui règle générale ne manquent pas de couleur et ont chacun leurs particularités, encore là je ne peux que vous conseiller de trouver le livre. Il faut préciser que Les Fleurs de Lyse est le 5e volume de cette saga trifluvienne, entreprise par Mario Bergeron en 1998, en comptant 6 et je n’ai pas lu les autres.

En avant la musique!

Jacques Labrecque – La parenté (1958)

Gilles Vigneault – La danse à Saint-Dilon (1962)

Jean-Pierre Ferland – Sing Sing (1971)

Beau Dommage – Le géant Beaupré (1974)

Plume Latraverse – Calvaire (1974)

Harmonium – Dixie (1975)

Raôul Duguay – La bittt à Tibi (1975)

Capitaine No – Baloney (1975)

Paul Piché – Essaye donc pas (1977)

Fabienne Thibeault – Contrecoeur (1976)

Le Rêve du Diable – Dondaine la ridaine (1976)

Sylvain Lelièvre – Fleurs de grésil (1978)

Claude Léveillée – L’étoile d’Amérique (1970)

Robert Charlebois – Punch créole (1976)

Boule Noire – Aimer d’amour (1980)

Jelly Roll Morton (né Ferdinand Joseph Lematt à la Nouvelle Orléans en 1891) – Black Bottom Stomp

(Cette pièce a été enregistrée très exactement le 15 septembre 1926 avec les Red Hot Peppers (ancêtres des Red Hot Chili Peppers?) qui comptaient dans leur rang le tromboniste Kid Ory et le joueur de banjo Johnny St. Cyr). La culture musicale, on l’a ou on l’a pas. Allez jeter un coup d'oeil sur ce petit vidéo.

Muddy Waters – Rolling Stone (1947) Les Rolling Stones adoptèrent ce nom suite à la suggestion de Brian Jones après qu’il eut écouté cette pièce.

John Lee Hooker – Boom Boom (1962)

Jimi Hendrix – Red House (1968)

Jimi Hendrix – Star Spangled Banner (1970)

John Mayall – Television Eyes (1970)

Led Zeppelin – Black Dog (1971)

Deep Purple – Smoke On the Water (1973)

Eric Clapton – I Shot The Sheriff (1974)

Johnny Winter – Rock & Roll Hoochie Coo

Patsy Gallant – From New York To L.A. (1976) Version disco de Mon Pays de Gilles Vigneault.

J’ai été incapable de trouver de groupes musicaux ayant porté le nom d’Indésirables. Faut croire que même ce nom était indésirable que ce soit en français ou en anglais. Mais il existe un vidéo intitulé : « Les Indésirables », réalisé par des étudiants du CEGEP Lévis-Lauzon (I believe), si la chose vous tente, go there. J’ai trouvé aussi un duo humoristique décapant belge appelé « Les Indésirables » et hasard inoui, l’intro de leur vidéo a pour trame sonore, Mirsilou de Dick Dale. Vive les humourisses québécois, ‘sti!

Je pourrais continuer ainsi jusqu’aux calandres grecques et toute bonne chose ayant une fin tout en considérant que je ne vous laisse pas sur votre faim, et que j’ai faim, je mets fin à ce chapitre sans paraître pitre.

P.S. : Je me demande si Mario Bergeron a pu vivre de sa plume ou s’il en a plutôt perdu quelques-unes dans l’aventure. Pour en connaître plus sur lui, on se dirige ici.

P.S.S. : Je vous souhaite de ne pas trouver trop d’incongruités dans ces quelques lignes car je ne prends pas la peine de me relire et j’ose espérer que Mario Bergeron ne m’en voudra pas d’avoir abordé son œuvre sous cet angle.

P.S.S.S. : J’aurais bien aimer vous résumer en long et en large, en bas et en hauteur, à gauche et à droite, le roman, mais je voulais être quand même assez bref (vous connaissez ma concision légionnaire… légendaire).

P.S.S.S.S. : En avez-vous assez?

P.S.S.S.S.S. : Moi oui.

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

6 commentaires:

Mario B a dit...

Wow ! Ça fait un peu bizarre de voir surgir ce livre, deux années après sa destruction et six après sa commercialisation. En fait, il y a beaucoup à dire là dessus...
Comme le roman va dans les extrêmes, c'est celui qui a reçu la pire critique (entreprise de démolition, de la part d'un type de... Toronto) et celui qui a reçu la meilleure (de la revue Québec français, from Beautiful Quebec City). Comme les Québécois ne font pas de lecture, que nos médias ne s'intéressent qu'à 12 auteurs, le roman a vendu 543 copies via l'éditeur et 1257 via Québec Loisir, ce qui nous fait tout de même 1800 copies. Autour de 460 copies ont été brûlées, déchiquetées ou whatever, en décembre 2006.
Le titre n'a jamais été, dans mon esprit, les Fleurs de Lyse. C'était le titre de la seconde partie. Pour la réunion de ces deux textes en un seul volume, mon titre était Cheveux longs et cheveux gris, se référant au fait que mon vieillard Roméo (cheveux gris) était en relation avec des jeunes portant des cheveux longs. Les Fleurs de Lyse m'a été imposé par l'éditeur (qui avait déjà changé les titres de 2 des 4 romans précédents). J'arrête ici car j'ai peur de perdre tout ça.

Mario B a dit...

Bon... Je poursuis... Le roman déborde de référence à l'univers du rock des années 1960 (et parfois d'un peu plus tard).
1)- La façon dont Baraque se joint au groupe (en agressant le chanteur alors en place) est celle dont Keith Moon est arrivé dans le décor des Who (High Numbers)
2)- Le spectacle où les Indésirables sont très malades et vomissent sur scêne est une anecdote arrivée aux New York Dolls.
3)- Le spectacle donné par les Indésirables au Petit Train et réservé aux blonds et blondes est une chose que le jeune groupe The Police avait fait.
4)- Tout le chapitre "Nous, les jeunes" (15 pages environ) est une paraphrase des paroles de la chanson Blue Jeans sur la plage. Il suffit d'être très attentif aux propos du chapitre...
5)- Les "Peux-tu comprendre ça" ou "Arrivez-tu à comprendre ça" souvent répétés par Baraque sont un clin d'oeil à la chanson Garbageman des Cramps (1980) : Do you unnnnderstaaand ? Il y a aussi une référence à cette chanson quand Baraque parle de la façon de traiter les sacs de poubelles (You gotta beat them till the stink)
6)- Les paroles des deux 45 tours des Indésirables sont des traductions "au son"de 96 Tears et de Johnny B Goode. On peut les chanter en se fiant aux paroles écrites dans le roman.
7)- Quand les Désirables parlent de leur répertoire, il est question des Pixies Three. Pourquoi diable ? Parce qu'un 45 tours de ce girl-group connaissait à Trois-Rivières un très grand succès à la radio. Les Pixies Three d'origine donnent toujours des spectacles aux États-Unis et je leur avais écrit via leur site internet pour leur raconter que leur groupe était nommé dans le roman. J'ai ainsi pu vendre un roman à une américaine ne parlant pas français ! Arthur Cossette, des Jaguars, sait aussi que son ex groupe est nommé dans le roman.
8)- Le physique costaud de Baraque est inspiré de celui de Gilles Desrochers, avec qui j'avais travaillé à la radio en 1984. Gilles Desrochers avait été connu au cours des 1960's comme Gil Patrick, leader du groupe les Mustangs, de Trois-Rivières.
9)- Au début des années 1980, j'ai animé une émission de rock à la télé communautaire et nous allions filmer des bands amateurs dans des clubs. C'est là que j'avais rencontré une jeune chanteuse qui appelait tout le temps son chum guitariste Mon Amour ! Mon Amour! comme fait Johanne avec Baraque.
10)- À l'origine, pour la photo du médaillon de la page couverture, je désirais une photo du groupe de Grand-Mère les Mystics et j'avais réussi à rejoindre Marc Bouchard, leur ancien chanteur, qui m'avait fait parvenir un scan de la photo du groupe. L'éditeur a refusé la photo. Les Mystics sont évoqués dans le roman.
11)- Tout fait relatif à la ville de Trois-Rivières est véritable, dans le roman. Par exemple, quand les Classels viennent jouer au cabaret Rio, c'est quelques chose qui est arrivé au moment précis où j'en parle.
Enfin, lors de l'année de mise en marché du roman, en 2002, j'avais participé aux salons du livre de Trois-Rivières et de l'Abitibi en offrant au public un disque compact d'une douzaine de chansons nommées dans le roman, que je présentais comme la bande sonore du livre. Si les gens achetaient le roman et un second, je leur donnais un disque. Ça avait très bien fonctionné !
Pour terminer, il me reste 5 copies des Fleurs de Lyse chez moi. Avis aux intéressés...

rockin'rollin' a dit...

I like Gilles Vigneault – La danse à Saint-Dilon

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