dimanche 7 octobre 2007

Animateurs

Retour aux années 60 à Québec. Au cours des dernières semaines j’ai pu mettre la main sur quatre 45 tours mettant en vedette 4 animateurs du monde de la radio de la Vieille Capitale. Yves Sauvé a déjà poussé son refrain il y a quelques temps.

Laissons d’abord la chance à celui qui anima l’émission « Surboum » à CFCM-TV au milieu des années 60 et j’ai nommé : Pierre Chatel. Celui-ci nous supplie en mimaudant: « Ne lui dites rien ». Nous suivrons sa recommandation en nous mêlant de nos affaires et faisons comme si on avait rien vu, qu’il s’arrange avec ses troubles amoureux. Pierre Chatel ne fit pas vieux os à la barre de cette émission car suite à un désaccord avec la direction il mit les voiles vers d’autres cieux et la chanson.



Suite au départ de Pierre Chatel, on envoya Guy Thivierge en relève pour qu’il nous explique ces petits trucs empruntés à Bobby Goldsboro. On changea le nom de l’émission en « Allez-4 » et on lui adjoignit un co-animatrice : Pierrette Roy.

Madame Roy affichait un talent plus évident pour la chanson et remis Ti-Guy à sa place en lui disant : « Ne sois pas si bête ».

Le dernier et non le moindre sévit aux stations de radio : CJRP, CBV et CJMF, il s’essaya à l’animation télé pendant quelques temps dans une émission diffusée à TQS qui fut un flop monumental : Black-Out et j’ai nommé Robert Gillet. Rien de moins.

La suite de sa triste et pathétique histoire est connue et a fait les manchettes durant des mois et des mois dans tous les médias existant au Québec. Après le fameux scandale, il tenta un retour raté à radio et depuis ce temps on le croise plus « sur les routes du Vieux Québec". Il aurait dû se tenir loin de la chanson itou, le petit Robert.

En complément de programme, une merveilleuse chanson que je viens de découvrir au hasard de mes incessantes recherches sur le Net. C’est une chanson du chanteur belge Pierre Rapsat : « Tous les rêves sont en nous ». Pierre Rapsat est décédé d’un cancer à 53 ans en 2002. Tendez une oreille attentative aux paroles de cette chanson écrite alors qu’il savait ses jours comptés. Moins d’un mois avant sa mort il donnait encore des concerts. Sa fin n’est pas sans rappeller celle de Gerry Boulet qui, lui aussi, voulait chanter « une dernière fois" .

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mardi 2 octobre 2007

Mon B.B.

Je viens de réaliser un fait assez rare sur cette terre. Qui peut se vanter d’avoir en sa possession 692 des 693 pièces qui ont fait le Billboard en 1960 en plus de mon moi-même? Si cette personne existe qu’elle se lève et le fasse savoir immédiatement sur le champ sans plus attendre un instant. J’ai pu réaliser cet exploit grâce à un certain Merle Colvin de Denver qui avait en sa possession les 189 qui me manquaient.

En 1960, 19 pièces ont trôné au « Number One » de la prestigieuse Revue au moins 1 semaine. Elvis à lui seul en a placé 3 « on the top », la petite Brenda Lee et Connie Francis, 2.

Si elles vous tentent, cueillez-les une à une comme autant de fleur.

Brian Hyland – Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Bikini

Chubby Checker – The Twist

Connie Francis – My Heart Has A Mind Of It’s Own

Connie Francis – Everybody’s Somebody’s Fool

Elvis Presley – Are You Lonesome Tonight?

Elvis Presley – It’s Now Or Never

Elvis Presley – Stuck On You

Bert Kaempfert – Wonderland By Night

Brenda Lee – I Want To Be Wanted

Brenda Lee – I’m Sorry

Larry Verne – Mr. Custer

Lawrence Welk – Calcutta

Maurice Williams & The Zodiacs – Stay

Percy Faith – A Theme From A Summer Place

Ray Charles – Georgia On My Mind

The Drifters – Save The Last Dance For Me

The Everly Brothers – Cathy’s Clown

The Hollywood Argyles – Alley-Oop

The Shirelles – Will You Love Me Tomorrow?

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jeudi 27 septembre 2007

Québec, la suite

Même si une pluie de groupes inonda la ville de Québec pendant quelques temps, très peu ont laissé de traces qui perdurent encore aujourd’hui. Si certains ont eu l’honneur ou la chance de graver leurs œuvres ou versions sur disque, d’autres ont dû se contenter des salles de spectacle pour faire valoir leur talent.

Si aujourd’hui, je peux vous faire découvrir (ou redécouvrir pour d’autres) ces groupes c’est grâce en partie à M. André Savard de Rétro-Laser qui a fait un travail magnifique afin de pouvoir mettre sur disques compacts certains de ces groupes.

Les Sextans font partie du peloton. Le premier embryon de ce groupe se nommait les Gordini qui se transfigurèrent par la suite en Venturas pour ensuite se muter en Sextans. Le groupe connut de nombreux changements comme on peut le constater sur ces photos.

















La plus grande partie de leurs chansons étaient des versions de succès américains et celles-ci n’avaient rien à envier aux originales tout en ayant leurs touches personnelles.

A quoi ça sert, même si tout ça est bien vrai. Par ma faute, j’ai perdu l’amitié de ton Petit Pipo. Bien sûr je suis déçu, mais j’avais la liberté de choisir. Aujourd’hui je suis seul et c’est pourquoi je pense à toi.

Les Sextans – 9 morceaux

L’histoire des Million-Airs doit tout à Claude Atkins (né Vézina), qui fut leur leader et composa tous leurs succès (exploit unique dans le monde des groupes québécois au temps du yé-yé) à l’exception de leur premier enregistrement qui était une version de « I’m dreaming of you » de Jack Scott.

À 15 ans, Claude Atkins formait un duo avec Claude Cloutier sous le nom de Two Kids. Par la suite, il se joignit aux Paradise Boys avant de devenir les Million-airs.




Un soir de pluie, nous étions au petit restaurant du coin. J’étais avec Monique car j’étais son copain. C’est ici que j’avais goûté son premier baiser après un gros sundae. Elle me dit : « Il faut se quitter ». Je lui répondis : « Encore ». Elle ajouta : « C’est ta faute, je veux que tu sois fidèle ». Je lui jurai que je ne danserai plus jamais avec une autre. Je la prie par le bras et la supplia : « Viens chérie ». Elle refusa, alors voilà pourquoi depuis ce temps, je ne sais plus quoi faire. Mon meilleur ami me confia : « C’est la vie qui veut ça ». Depuis ce jour, elle n’est plus dans ma vie.

Les Million-airs – CD complet


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mardi 25 septembre 2007

Riffs No 14

Il en reste encore de ces riffs et solos de guite, nous en sommes à un 14ième opus où se retrouvent des solos cueillis parmi les disques suivants : The Police, Pollen, Polyrock, Louise Portal, The Powder Blues, The President, The Pretty Things, Prince, Procul Harum, Artimus Pyle Band, Bill Quateman, Quaterflash, Mike Quatro, Queen, Quicksilver Messenger Service, Eddie Rabbitt, Trevor Rabin, Racing Cars, Gerry Rafferty, The Raisins, Ramases, The Ramblers, Tom Rapp et Rare Earth

Riffs No 14 – Pouding aux riffs

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dimanche 23 septembre 2007

La mie de tous

Je sais je suis la mie de tout le monde. Je gagne honnêtement ma croûte même si je suis née pour un p’tit pain. Parfois y en a qui beurre épais, y a ceux aisselles qui me transporte sous leurs bras mâle odorant et si je me retrouve sur la planche, je revois les tranches de ma vie.

Il arrive qu’après avoir tout écartillé mes deux belles fesses capiteuses, on me hume voluptueusement. Si on me remet à ma place, je me sens full fru.

Je garde toujours cette devise présente à mon esprit : « Pain sur la Terre aux hommes de bonne volonté! »

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jeudi 20 septembre 2007

Le Top 5

Pourquoi pas une petite revision du mon Top 5. M. Darin et « Beyond The Sea » est toujours largement en tête avec 379 téléchargements. Danyel Gérard avec « Butterfly » in french tient bon en 2e avec 86 téléchargements. Un intrus vient de se glisser en 3e place, Paul Cargnello & The Frontlines et sa chanson « Une Rose Noire » avec 56 téléchargements en moins d’un mois et demi (pièce que je n’aime pas particulièrement, chacun ses goûts, s’pa?). La version de « Beyond The Sea » de Roger Williams s’empare de la 4e place avec 52 téléchargements suivie de très près (51 téléchargements) par Nino Ferrer et « Le Sud ».

Fait à noter que 3 des pièces du Top 5 son en français, une seule in anglais et une instrumentale.
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lundi 17 septembre 2007

Québec, PQ

Avec l’éclosion des groupes durant les années 60, la ville de Québec a su tirer son épingle du jeu en voyant naître entre ses murs fortifiés une kyrielle d’ensembles musicaux : Agatha, Les Assassins, Les Atomes, Les Aventuriers, Les Aventis, Les Baracudas, Les Beat-Nicks, Les Bélairs, Les Belvédères, Les Black Knights, Les Blousons Noirs, Les Blue jeans, Les Blue Marks, Les Bolléros, Les Caïds, Les Cavendish, Les Chevelles, les Childhood friends, Control, Les Corvettes, Les Cobras, Les Customs, Les DC5, Les Del-Hir, Les Diaboliques, Les Djinn's, Les Doyens, Les Fauves, les freres Ménard, Les Fugitifs, Les Funkies, Les Futuras, Les Galaxies, Les Gants Noirs, Les Gaulois, Les Génies, les Gentlemen, Les Ginos, The Group, Harmen et ses Nocturnes, Les Intrigantes, Les Items, Les Jerks, Les Jeunes, Les Katres, Louis X1V et ses Marquis, Les Maîtres, Les Maraudeurs, Mark et les Voo-Doo, Les Mégatones, Les Mélomanes, Les Méloÿds, Les Men-X, Les Mercédes, Les Millionnaires, Les Mokambo, Les Mômes, Les Monarques, Les Musicomannes, Les Mustangs, Les Odds, Les Panthères noires, Les Phénix, Les Pieds Nicklés, Les Révoltés, Les Rhodans, Les Sextans, Les Stratones, les Thalès, Les Tornadaires, Les Van-zells, Les Skylanders, Les Velvets, Les Versatiles, Les Vip-Airs, Les Wostocks, Way-out, William D. Fisher, Les Zéniths, pour n’en nommer que quelque-uns.

Les Mégatones furent un de ces groupes pionners à défricher le terrain pour permettre aux autres de s’établir. Même si le groupe comptait deux chanteurs, Claude Patry et Denis Champoux, leur premier microsillon fut totalement instrumental. Ils lancèrent leur première bombe : « Diane » (composition de leur guitariste Denis Champoux) en 1962. Cette pièce ne laissa pas de retombées significatives. En 1965, « Rideau S.V.P. » fut leur pièce la plus « radio active ». Le père de Patrick Roy a effectué un court passage au sein du groupe.

Claude Patry entreprit par la suite une carrière solo comme chanteur country avec un certain bonheur. Une de ses pièces rend hommage à sa ville : « Québec ». Claude Patry est décédé en 1996.

Denis Champoux lui aussi se lança en solo, en plus de produire et écrire pour de nombreux artistes country, il possède son studio d’enregistrement. Il a mis sur le marché plusieurs disques instrumentaux ou chantés. Voici un morceau instrumental : « Prière d’une mère ».

A la même époque, les Silvertones se mutèrent en Versatiles en propulsant une pièce instrumentale « Last Night », reprise d’un succès américain des Mar-Keys (pour comparaison). Ils nous laissent en héritage un seul microsillon instrumental.



Les deux groupes qui se démarquent d’une façon notable dans la jungle artistique durant cette période furent sans doute les Bel Canto et les Bel Air.

Attardons-nous un peu sur les Bel Canto. Dans une chronique précédente, je les comparais aux Beatles parce comme le Fab Four tous les membres pouvaient chanter solo et que graduellement leurs enregistrements firent place à leurs propres compositions et qu’ils touchèrent à tous les genres musicaux.

Que c’est étrange, ce soir, faut pas que je sois soul, car si Chopin les entendait en flattant ton petit chat il m’arracherait mon petit doigt et il serait bien découragé. Il ferait une croix sur ton nom, il fuirait en avion et te lançerait un nouveau chapeau en te criant : « Je ne te crois plus ».

Les Bel-Air n’ont rien à envier aux Bel Canto (une vraie tour de Bel-Bel ces deux noms). J’ai pris connaissance de leur existence en 1965, lors leur apparation au concours de « Jeunesse Oblige » à Radio-Canada. Ils se classèrent 2e derrière Jean-Pierre Bérubé et ses Quidams, Quidams qui ne firent pas long feu contrairement aux Bel Air. Ils se firent remarqué grâce à leur version de « Time is on my side » des Rolling Stones : « Tant de choses à dire » qui devint par la suite leur premier 45e tour et leur premier succès qui furent suivis par bien d’autres.

C’est en marchant dans la plaine que Mary-Lou rencontra son Cupidon. Fa fa fa qu’elle connut une merveilleuse nuit d’amour. Elle avertit ses amies : « N’essayez pas les filles,, car suite à cette nuit d’amour, les garçons, ils parlaient dans mon dos. Elle prit ce train et retourna chez sa maman et devint complètement Dong Dong Diki Diki Dong.

(une suite devrait suivre à la suite de cette chronique)

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