vendredi 29 mai 2015
Problèmes
Un petit bonjour à tousseux aisselles qui m'espèrent. J'ai des problèmes avec mon compte Google dans le moment (trop long à expliquer). J'essaie de démêler tout ça pour revenir bientôt. Désolé!
jeudi 7 mai 2015
Patience!
Je suis Mac! J'ignore quand j'écrirai mon prochain message car je dois m'initier à l'environnement "Apple", ce qui est moins évidemment que je n'aurais cru. Je suis cuit...
jeudi 12 février 2015
La foiredure (C’était la foire, partie 2)
J’endure la dure
froidure qui dure et perdure pis cé dur, Arthur! Taba… rouette, cé-tu assez frette à vot’ goût? Ousque cé quié le rechauffement de la
planète, Janette? J’en perds mon frança… La froidure je l’évite, sinon je lévite avant
de geler vite.
Je monte le thermostat
de mon local, j’active mon clavier chauffant, je me souffle dans les mains, je
mets de l’antigel dans mon verre, je « défroste » mes lunettes, pis
je me lance... dans la musique qui réchauffera votre cœur.
Je croyais que Benoît
Philippe était un chanteur québécois puisque son disque est sur étiquette
Jupiter. Sa chanson « Quand tu es
dans mes bras » apparaît sur un super 45 tours sur étiquette Polydor sortie en Belgique en
1967.
Àprès la dissolution du
groupe des Bel Air en 1970, Eddy (André)
Roy, leur chanteur et guitariste, et André Rhéaume, bassiste, continuent encore
quelques temps en formant le groupe « Canadian Pea Soup » qui ne
laisse aucune trace discographique. Eddy
Roy entreprend alors une carrière solo qui se solde par trois 45 tours qui
n’ont pas marqué le paysage musical québécois.
Sur étiquette Trans-Canada, une chanson composée par Dax (???) :
«La guerre, j’ai ça dans le c… ».
Tenez-vous le pour dit!
Le mystère total plane
sur la carrière d’Éric Baray, seul le site « Rétrojeunesse 60 »
mentionne les deux 45 tours à sa maigre discographie. Voici sa chanson, « Un jour je
t’emmènerai »., version de « Never Ending Song Of Love» du duo
Delaney & Bonnie (Numéro 13 au Billboard en 1971). Vous reconnaîtrez sûrement l’air de cette
chanson, car Renée Martel en a fait sa version sous le titre « Un amour
qui ne veut pas mourir ».
Sur étiquette Gamma, une
production québécoise de Hovaness Hagopian,
la pièce « Harlem Song » interprétée par Fady. Si le nom de Fady m’était totalement inconnu,
celui d’Hagopian me sonnait quelques cloches, j’ai même un long-jeu de son
groupe Moonquake. Il a écrit la musique
de nombreuses chansons d’artistes québécois comme Nicole Martin, Steve Fiset,
Boule Noire, Diane Dufresne et Mario Pelchat lui doit quelques-uns de ses
succès.
Revenons à Fady, j’ai
découvert sur YouTube que la chanson « Harlem Song » était sortie
aussi sur l’étiquette London sous le nom de Fady el Koury. Elle est publiée également sur l’étiquette
Jamie en français sous le nom de Fady Elkoury.
Minute c’est pas fini, il existe aussi une version anglaise dont je n’ai
pu identifier l’étiquette. La verison
espagnole « Cancion de Harlem » par Fady Elkury chez Columbia vous
intéresse? Vous l’aurez. On continue…
Sur la face B du pressage québécoise, Hovaness Hagopian nous offrons la
piste instrumentale de la chanson . En
bonus, je vous fais cadeau d’une autre version anglaise par The Sweepers et une
française par Esther Galil. Si j’en
oublie une faites-me-le savoir…
François Jourdan et sa
chanson « Tant pis pour toi », un français, un québécois, un anglais…
car on dirait qu’il a une léger accent.
Je découvre à l’instant une photo de François (teint foncé) sur la
pochette du disque grâce à eBay et il est mentionné : « 45 tours
Canada ». Tant pis pour toi
François on se sait pas plus qui tu es.
Sur étiquette Rusticana,
Franco Fontana et son trio. Sûrement un
disque québécois par un chanteur d’origine italienne ce qui transparaît
allégrement sur la chanson « Viens dans mes bras ».
La comédienne québécoise
Geneviève Bujold
n’a plus besoin de présentation car sa
carrière est bien remplie après avoir commencée en 1956 (elle jouait Julie
Fourchu dans « Les Belles Histoires des Pays d’En-Haut ») pour se
poursuivre jusqu’à aujourd’hui. En 1970,
elle était mariée avec le cinéaste canadien Paul Almond pour lequel est tourna
dans 5 de ses films. Pour le film «Acte
du cœur », c’est elle qui interprète deux chansons de la trame sonore,
deux compositions de Gilles Vigneault dont « La chanson du feu et de
l’eau ».
L’animateur de la radio
et de la télévision Georges Whelan avait tenté une timide carrière de chanteur
au début des années 60 en enregistrant trois 45 tours. Son premier disque est paru en 1963, il
interprète 2 compositions de Michel Paje.
Je vous propose : « Mon chouchou ».
La chanson
« Baciare » de Gino Tonetti, un autre chanteur d’origine italienne
méconnu, grimpa jusqu’à la 3e position du palmarès québécois en
1960. Sa version demeura une vingtaine
de semaine au palmarès, car elle a été reprise par de nombreux autres chanteurs
ou chanteuses autant québécois, américain (Dorothy Collins), allemand (Ilse
Werner) ou italien (Marino Marini).
Pourquoi la chanson
« Ballade italienne » composée par Robert Laurin n’a pas connue de
succès? Probablement à cause du nom de
la chanteuse : « Gérarda ».
Un groupe vocal
français, les Costa et leur chanson « Depuis huit jours ». Les compositeurs Georges Costa et Charles
Level ont écrit ensemble ou séparément des chansons pour d’autres chanteurs et
chanteuses dont Frank Fernandel, Patachou, Mireille Mathieu et d’autres.
Un autre groupe vocal
français avec leurs voix viriles : Les Hommes et une version de la pièce
instrumentale « Wheels » des String-A-Longs (3e position
au BB en 1961).
Qui se cache derrière
les voix des Petits Lutins et leur chanson « Votre petit chien
Madame » accompagnés par l’ensemble de Yvan Dulait? Du lait 2%, 3.25%, écrèmé?
Ils sont nombreux ces
chanteurs trop discrets qui demeurent un mystère pour le commun des mortels que
nous sommes et resteront pour toujours comme je les appelle des
« I.I.N.N. » (Illustres Inconnus No Name). Un autre exemple ici avec Nick Carol et sa
chanson « Cherchez l’amour » parue sur étiquette Elite en 1971
composée par C. Richard et G. Trépanier (probablement Guy Trépanier). Petite consolation : cette chanson ne
dure seulement que 1 minutes 34 secondes.
Il y a plusieurs
semaines, j’ai échangé quelques courriels avec un membre du groupe les
Nautiques. Ce groupe du milieu des
années 60 n’a pas connu une longue carrière officielle. Jeunesse 65 leur prédisait un succès
fulgurant, mais dès 1966 le groupe retombe dans l’oubli. Pourtant durant cette courte période ils ont
eu l’opportunité de graver trois 45 tours et un microsillon. Pour vous rappeller à leur bon souvenir,
voici « La reine de mon cœur », version de « Miss
America », chanson du groupe Dante & His Friends aussi connu sous de
Dante & The Evergreens qui n’atteignit même pas le Hot 100 du Billboard en
1965.
Ce membre des Nautiques
m’a expédié deux photos du groupe en pleine action au Mocambo de Montréal. Sur l’une d’elles ils accompagnent le
chanteur Michel Chevarie. Ce chanteur a
mis sur le marché deux 45 tours en 1964 et 1965, sur le premier on retrouve la
chanson « C’est de notre âge » (Numéro 4 au palmères québécois),
version de « Sugar And Spice », modeste succès du groupe anglais The
Searchers en 1964 (44e place au BB). Les Searchers en ont fait leur propre version
française en 1964. Ce groupe est
toujours actif aujourd’hui et on compte encore un membre original dans le
groupe. Un groupe américain, The Cryan’
Shames, a replacé cette chanson sur le Billboard en 1966 avec encore moins de
succès que les Searchers avec une 49e place. Nous devons les paroles françaises de cette
chanson à Michel Paje_Paje,
chanteur français, qui a vécu un certain temps au Québec où il s’est connaître
comme animateur à la radio et à la télévision.
Le nom de Jean Custeau
m’avait jamais existé pour moi avant je ne mette la main sur un des ces 45
tours à la Foire du Disque en novembre dernier; pourtant j’ai découvert sur le
net qu’il avait enregistré 7 albums entre 1975 et 2011 sans jamais connaître la
notoriété. Malgré son insuccès
commercial sa réputation s’est étendu jusqu’aux États-Unis où une de ses pièces
agrémentent le trame sonore d’un épisode de la série « Monk » et une
autre du film «The Smell Of Success ». Malheureusement, Jean Custeau
est décédé d’un infartus suite à son hospitalisation pour une embolie
pulmonaire en août 2014.
Pour écoute sa chanson,
« Radio-Bagdad ».
Pour terminer ce message,
deux chansons d’artistes d’expression anglaise qui se sont adonnés à la
chansono française. D’abord, Gale
Garrett avec « Ne me parlez pas de lui », version de sa chanson « You’ve
Been Talking ‘Bout Me Baby » et enfin la chanson « L’amour c’est
comme un jour » de Charles Aznavour interprétée par Noel Harrison,
chanteur et comédien anglais, fils du grand acteur Rex Harrison.
Comme d’habitude, vous
cueillerez ce bouqet de chansons réunies dans ma recette de clafoutis aux boules de neige.
P.S.: Éprouvant un problème,
je n’ai pu mettre les photos directement sur cette page, vous les trouverez
dans la recette.
Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques,
chialage, demandes spéciales et autres balivernes : flavoie63@gmail.com
dimanche 21 décembre 2014
C’était la foire, partie 1
Noël, Noël, Noël. Joyeux Noël et Bonne Année! Voici quand même une chanson de
circonstance interprétée par les Frères Flamingo, « Noël dans notre
village» sur étiquette Rusticana. Les
F.F., duo gaspésien formé de deux frères, Hervé et Clermont Doucet. Étrangement ce disque ne figure pas dans leur
discographie. Une affaire de réglé. Enchaînons!
En novembre dernier se
tenait à Québec, la 2e Foire du Disque où je me suis précipité dès
l’ouverture des portes comme une bonne centaine d’amateurs de musique rétro
(plus disciplinés que les hystériques du « Black Friday »), car il
faut l’avouer cette foire du disque carbure à la nostalgie. Cette année la surface des locaux avait été
doublée ce qui nous offrait beaucoup plus de choix.
Une bonne cinquantaine
de 45 tours et 3 long-jeux se sont ajoutés à ma collection.
N.B.: Toutes les informations
correspondant aux artistes qui suivent m'ont été fournies gracieusement par M.
Robert Thérien.
À tout
seigneur, tout honneur, je commence par un notice biographique de M. Thérien
que l’on retrouve dans le site VLB Éditeur :
« Coauteur du Dictionnaire
de la musique populaire du Québec, Robert Thérien est professeur et
conférencier. Spécialiste de la musique et des artistes québécois sur lesquels
il possède plus de 5000 fichiers, il est consultant auprès de la BNQ, de la BNC
et du Musée de la civilisation du Québec. Très engagé dans le domaine de la
réédition discographique (plus de 200 à son actif, notamment Félix. Le grand
bonheur, l’intégrale des 232 chansons de F. Leclerc) il a reçu trois Félix et
dix-huit nominations ».
J’ajoute qu’il est
également auteur de la biographie du groupe Beau Dommage :
« Tellement on s’aimait ».
Pierre Perreault: Après avoir été
animateur à la télévision de Sherbrooke au début des années 1960, il a
enregistré 5 45 tours et un album chez Météor et Match puis a animé l'émission
«Du côté de Québec» à CFCM.
Pierre Perreault
emprunte à Claude François, « Belles, belles, belles », une version
d’une chanson des Everly Brothers : « Made To Love » qui n’a pas
eu le privilège de figurer à ma revue chouchou Biilboard.
Yvan Prévost: Montréal, 26 juillet
1937; contrebassiste, il se produit dans les cabarets au début des années 60 et
enregistre 5 45 tours et un album pour Click et Rusticana de Roger Miron avant
de devenir le gérant de Chantal Pary en 1966.
Sur étiquette Clik, Yvan
Prévost chante une composition de Vic Vogel et C. Cayer : « Celle que
j’aime ».
Danielle Dominique: Elle étudie pour
devenir comédienne à la fin des années 1950 puis remporte (avec Claude Steben)
la palme à l'émission «Découverte» en 1964. Chansonnière, elle se produit dans
les boites à chansons et enregistre chez Sélect un album de ses compositions.
Elle a également deux 45 tours. Elle semble être demeurée dans le métier
jusqu'au milieu des années 70.
Elle nous chante un de
ses textes mit en musique par Marcel Lévèque : « Miroir ».
Noël Talarico (1926-1978) fut
accordéoniste aux «Joyeux troubadours» dans les années 1950 puis s'est surtout
produit dans les cabarets et salles de réception.
Gilbert Chénier (Hull, 1936/ Montréal,
1975) fut d'abord comédien dans quelques films québécois et a participé à des
revues musicales (avec notamment Yvon Deschamps) et la comédie musicale
"Monica la mitraille". Il s'est surtout fait connaitre dans son rôle
du policier Polpon dans l'émission pour enfants »Patof» dont il fut le
scripteur et le parolier des nombreux disques de son ami Jacques Desrosiers.
La chanson « Da Da
Canada » est chantée en anglais et j’ai découvert qu’elle avait été
composée par Chénier et Talarico pour encourager Équipe Canada qui devait affronter
une équipe de hockey russe en 1972 dans ce qu’on appelle maintenant :
« La Série du Siècle »
Alain: (Montréal, 1969) Il
suit des cours avec Gaétane Létourneau puis signe un contrat (2 45 tours) avec
Capitol en 1968. (un autre Alain, petit organiste de 10 ans sur Ember et
Astro-Pop, au début des années 70)
Je collectionne les
« covers » des chansons des Beatles depuis longtemps et c’est ce que
fait Alain sur son disque « Chantez avec moi », version de
« All Together Now ».
Suzanne Bouchard: ACI, Boucherville,
1951. Remporte «Les jeunes talents Catelli» en 1966, se produit dans les boites
à chansons et fait «Jeunesse Oblige». Signe à 16 ans un contrat avec Capitol et
enregistre un album en 1967. Elle a fait partie dans les années 1980 de
l'émission «Épopée rock» et a fondé en 1997 la troupe de théâtre La Galère.
Sa chanson, un simple
prénom : « Éric ».
Roger Dulude: Animateur et interprète
(Granby, 1932). Professeur de danse à Granby au début des années 50, il
travaille dans les cabarets. Il a enregistré pour Sandryon, Columbia et
France-Canada entre 1957 et 1966. Il a produit des spectacles à grand
déploiement dans les cabarets puis a pris sa retraite en Floride où il se
produisait encore jusqu'à 2008.
Ici sur l’étiquette
Columbia, une version de « No Arms Can Ever Hold You (No 23 au Billboard
en 1965) : « Personne au monde ».
Jeffrey Hubert: Imitateur, pianiste et
humoriste, il s'est surtout produit dans les cabarets au début des années 60.
Il a enregistré quatre 45 tours, dont le célèbre "Fouette à
Caouette". Il reprenait en spectacle le personnage de ti-Mé, fils du père
Gédéon de la série télévisée «En haut de la pente douce»
Que ce soit Jeffrey
Hubert, Jeffrey Walter Hubert, Jeffrey
Walter Uber ou Ti-Mé le Canayen, nous sommes en présence de la même
personne, un pur québécois qui rend hommage aux québécois dans sa chanson:
« En avant québécois » et comme Ti-Mé le Canayen, un hommage cette
fois-ci à la reine du Carnaval : « Vive la Reine »
Roger Ferber (Algérie, 1935). Après
une carrière à l'Opéra-comique en France, il ouvre une école de chant à
Montréal en 1962. Surnommé "le docteur de la voix" , il a enseigné
ses techniques jusqu'en 1979 alors qu'il est retourné vivre à Paris. Il a
enregistré trois 45 tours (1964, 65 et 69).
Une belle voix et une
belle ballade : « Montréal dans la nuit ».
Gaétan Roy a enregistré cinq 45
tours entre 1964 et 1974 pour Dinamic, Jeunesse-Franco, Plaza, Pier-Gil.
Ici sur l’étiquette
Dinamic, « Sur ton visage une larme », déjà popularisée par Lucky
Blondo. Cette chanson est une version de
« For You Love (I’d Wait A Lifetime) de Frankie Laine.
Robert Kirouac a enregistré un album
et un 45 tours en 1965 pour Disques Kébec de Victoriaville.
« Velours
bleu », une version d’un des plus beaux slows qui a ému de nombreux p’tits
cœurs : « Blue Velvet ». Cette
chanson, écrite en 1950, fut enregistrée par Tony Bennett en 1951 et elle
culmina alors à la 16e du BB, de nombreux d’autres chanteurs l’on
reprise également mais c’est Bobby Vinton en 1963 qui l’amena en 1ère position
de la prestigieuse revue.
Robbie Martin (Montréal, 1944) Il a
enregistré quatre 45 tours pour Météor entre 1963 et 1965. Je perds sa trace
par la suite.
Je ne connais pas
l’origine de sa chanson, « Ça fait longtemps », qui est probablement
une version car écrite par R.C. Lanson, R. Thyssen et A. Vano, qui ne sommes
pas très québécois
Clairette Héroux (Trois-Rivières, 1933)
Accordéoniste de folklore, elle débute en 1953 et fait équipe avec
l'accordéoniste et chanteur Country Roger Aubry. Elle a enregistré neuf 78
tours entre 1953 et 1956, la plupart avec Roger Aubry.
Au début, je croyais
être en présence de la « Mère
supérieure », Clairette Oddera, mais dès les premières notes je me suis
rendu compte de ma méprise. Alors voici
« Bonjour les amis » de Clairette Héroux.
Rod Norman (Ottawa) Guitariste et
violoniste, il se produit dans les cabarets de l'Outaouais puis est musicien et
chanteur soliste pendant 5 ans de l'orchestre de Stan Wood au Parc Belmont à
Montréal. Il a enregistré cinq 45 tours de 1959 à 1964 pour Allégro, Aladin et
Olympia, avec un album chez Olympia en 1964.
Rod Norman chante
« Ton vieil ami » qui d’après est une version d’une chanson composée
par Merle Kilgore et L. Greene
Michel Caron (Montréal, 1943) ACI et
organiste. Il étudie le chant avec Lucille Dumont. Il a enregistré onze 45
tours entre 1960 et 1968 pour London, Météor (Match) et Beaumont. Il a signé un
album en spectacle en 1962 (Les plus belles pin-up du Québec) et deux albums
d'orgue chez Beaumont (1967, 1972).
Sur étiquette Météor,
Michel Caron nous propose, « Un jour », sa version d’un standard du
jazz mondial : « The Very Thought Of You » . J’ai un problème avec cette version car elle
ne correspond à aucune des versions anglaises ou instrumentales que j’ai pu écouter
sur YouTube.
Je vous invite à
réveillonner tout en dégustant ces délicieux ingrédients qui mijotent déjà dans
cette recette : la dingue servie
avec sa farce à porc suivi d’un rat goûteux. Bon appétit mes petits!
Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques,
chialage, demandes spéciales et autres balivernes : flavoie63@gmail.com
dimanche 2 novembre 2014
C'est le pied
J’ai toujours bon pied
bon œil et c’est d’un pied léger que je quitte mon pied-à-terre (un plain-pied)
prendre ma marche quotidienne pour rester en forme afin m’éviter d’avoir un
pied dans la tombe et de me retrouver six pieds sous terre . Les gens que je
croise me font parfois des pieds de nez mais je continue mon chemin un pied
devant l’autre du haut de mes six pieds en me disant qu’ils sont bêtes comme
leurs pieds. Je ne prends pas les choses au pied de la lettre. Quand je prends mon auto pour aller voir un
ami, certains diraient que j’ai le pied pesant.
Rendu à destination, je fais le pied de grue devant son bloc car il ne
digère pas ma mise à pied. Il m’a
raconté qu’il rencontré la femme de ma vie : « Avec elle j’ai trouvé
chaussure à mon pied, m’a-t-il affirmé, mais si on lui donne un pied, elle
prend une verge et quand elle veut prendre son pied, ça lui prend une verge. On
se comprend!
Remettons les pieds sur
terre et passons aux choses sérieuses. Aujourd’hui
des chanteuses ou chanteurs québécois, français et américains, en général
totalement et complètement zinzinconnus, la plupart ramassé soit dans un marché
aux puces près de chez-nous ou dans un Village des Laveurs ou chez Ordi-Livres
et même chez Target (Quand tu vas chez Target, t’argrette).
Même si à une première
écoute de sa chanson « Je t’aime », on éprouve de la difficulté à
savoir si elle chante bien en français, je souligne l’effort louable de Jackie
Evancho, jeune chanteuse americaine de 14 ans bourrée de talents. Elle a terminé 2e à l’émission
« America’s Got Talent » en 2010 et depuis ce temps sa popularité ne
cesse de grandir, comme elle. En plus de
chanter, elle joue du piano et du violon et il paraît qu’elle compose
également. Une jeune fille pleine
d’avenir. Comme elle fait dans la
chanson classique, il est à souhaiter qu’elle garde toute sa tête contrairement
à certains petites chanteuses popettes que je ne nommerai pas par considération
envers leurs familles éprouvées.
Avec les années 60 est
arrivé le yé-yé, parallèlement à ce nouvel engouement sont apparus les
chansonniers : les Leclerc, Ferland, Blanchet, Lévesque, Dor, Desrochers,
Brousseau, Gauthier, Ferland, Létourneau, Charlebois (au début), Savard, Calvé,
Vigneault et j’en oublie. Parmi ces
oubliés, deux noms Yvan Ber et Normand Couture.
Si Yvan Ber bénéficie d’une orchestration plus élaborée sous la
direction de François Dompierre, Normand Couture doit se contenter de sa six
cordes. D’Yvan Ber, deux titres :
« Mais oui, Ninon » et « Tu me plais » et de Normand
Couture, deux titres également : « Vienne la chanson » et
« Un coup d’soleil ».
Hervé Brousseau a gravé
4 excellents microsillons entre 1959 et 1966 et il a marqué ma jeunesse d’une
autre façon, comme comédien dans la première série de science-fiction à la
télévision québécoise de 1957 à 1959 : « Opération
Mystère ». Le thème était une pièce
des pianistes américains : Ferrante & Teicher, « Man From
Mars ». Si je me souviens bien
après sa courte carrière comme chansonnier et comédien, Hervé Brousseau s’est
orienté vers la réalisation télévisuelle.
Je vous propose sa chanson « Rêve et conquête ».
Le nom de Gerry Gosselin
apparaît sur un disque chez London, « Palmarès, Vol.3 » sur lequel il
reprend une dizaine de chansons populaires du moment (début des années 60).
Parmi celles-ci, deux versions de succès américains : « Baciare,
Baciare », version de « Baciare, Baciare » de Dorothy Collins
(No 43 au Billboard en 1959) et « Personnalités », vesion de
« Personality », succès de Lloyd Price (No 2 au Billboard en 1959).
Chez Target pour 5,00$,
un cd hommage à Serge Fiori, « Un musicien parmi tant d’autres », 14
chansons de Serge Fiori revisitées par une kyrielle de chanteurs, toutes très
bien rendues. J’en retiens une par Éric
Lapointe. Je suis loin d’être un fan
d’Éric Lapointe, mais son interprétation de « L’exil » m’a renversée
et m’amène à vous faire ce long commentaire : «WOOOOUUUUAAAA! » Le merveilleux travail de ses musiciens y est pour beaucoup.
D’un autre côté, la
version de « Candida » de Tony Orlando & Dawn (No 3 au Billboard
en 1970) par Herbêt Léonard (j’ai pas oublié le « r ») m’a laissé de
glace et m’a fait lâcher non pas un woua comme Éric Lapointe, mais plutôt un
laconique : WOUACH! Avant sa carrière solo, Herbert Léonard a été
guitariste au sein de deux groupes français, les Jets (Je suis amoureux,
version d’une chanson, « I’m In Love », d’un groupe anglais, The
Fourmost, composé par Lennon-McCartney et il avait le même gérant que les
Beatles : Brian Epstein) et les Lionceaux, spécialisés dans les
« covers » des chansons des Beatles.
Mais ici, je vous offre une version de « Hippy Hippy Shake »,
« La fille qui me plait ».
« Hippy Hippy Shake », une composition de Chan Romero dont
j’ai déjà parlé assez longuement à une autre époque.
Avec sa ballade
« Tu reviendras », la voix d’Alain Denis me rappelle celle de
Stéphane et sur « Baby, arrête ton
cinéma », plus rock elle, a des intonations de Johnny Farago, mais c’est
un chanteur français si je me fis à l’étiquette de son disque.
Anne Anderssen s’amène
au Québec de sa France natale au début des années 70 et elle y retourne à la
fin de cette même décennie, non sans nous avoir laissé quelques traces de son
passage, comme plusieurs 45 tours et 3 longs-jeux. Sur son 45 tours, « Silence, on
s’aime », une composition de Chris DeBurgh que je n’ai pu identifier.
À la poursuite
d’informations sur le groupe Les Sirocco, j’ai abouti dans un palmarès
francophone sur le site de « Bibliothèque et Archives nationales du
Québec » où le nom du groupe apparaît mais pour une autre chanson que
« Parce que je t’aime », version de « By The Time I Get To
Phoenix » popularisée aux E.U.A (États-Unis d’Amérique) en 1967 avec une
humble 26e position au Billboard.
En 1976 sur étiquette
Gamma, une reprise par Denis Pepin, un inconnu, de la chanson « L’eau
vive » composée et popularisée en 1958 par Guy Béart, père de la sublime
Emmanuelle Béart, enfin sublime avant qu’elle ne se fasse refaire le
portrait : désolant. Cette version
figure en 19e place sur le même palmarès de la BANQ.
À 13 ans seulement, Michel
Palmer comptait déjà une dizaine d’années d’expérience et l’avenir s’annonçait prometteur pour lui en
1959 quand il chantait « Manon » accompagné de Tony Romandini er son
orchestre. Il était même considéré comme
plus jeune chanteur rock francophone.
Qu’est-il advenu de lui par la suite?
En 1969, sur la
prestigieuse étiquette française Barclay qui faisait confiance à de nombreux
artistes québécois, Nadya, accompagnée par l’orchestre de J. Crevier, chante
« Le dernier soir », version du classique country américain,
« Stang By Your Man » de Tammy Wynette (19e place au
Billbboard en 1968).
« Paul Vincent avant de devenir le gérant de
Roch Voisine était un populaire animateur de radio dans les années 70. Durant cette période il toucha au monde de la
musique avec un certain succès grâce à ses chansons humoristiques »,
écrivai-je il y a quelques temps. En
1980, il nous garrochait sa version de « Surfin’ Bird » (Numéro 2 au
palmarès de BANQ), grand succès du groupe americain The Trashmen (No 4 au
Billboard en 1963). La chanson des
Trashmen était une copie presqu’intégrale de la chanson des Rivingtons,
« The Bird Is The Word » sortie quelques mois avant et qui culmina en
52e place du Billboard.
Je classerais Philippe Farley dans la catégorie des
chansonniers interprètes. Sous la
direction de Paul de Margerie, il reprend la chanson « L’éloge du
célibat » enregistrée en 1961 Jean Ferrat.
J’amalgame tous ces ingrédients pour vous concocter
une recette hautement gaztronomique : un dindon de la farce farci avec un
conard à l’orange.
Un merci spécial à M.
Robert Thérien pour ces informations concerant Claude Philippe :
« Claude Philippe:
Interprète. Né à Kirkland Lake (Ontario) le 24 novembre 1946. Il a enregistré
six 45 tours entre 1967 et 1974 ainsi qu'un album en anglais en 1971 pour
l'organisme caritatif CARE ».
Un petit bonus avant de
vous quitter : un groupe du Nouveau-Brunswick, les Gemtones, que l’on
pourrait qualifier de « Ventures » canadiens. Merci Village des Valeurs!
lundi 8 septembre 2014
RETOUR À L'ANORMAL
Libéré des chaînes de
Chain Gang, je reprends le bâton du pèlerin pour refaire mon chemin de
Compostage, c’est-à-dire : marcher dans les dédales de la musique
d’expression française québécoise et française (il s’est déjà fait de la bonne
musique en France). Tant qu’à perdre les
pétales aussi bien les perdre pour vrai
Dans la vaste plaine des
champs musicaux, la cueillette des petits fruits noirs se fait de plus en plus
difficile. Certains artistes y plantent
à nouveau leur grosse graine (ne pas confondre avec ce que vous pouviez penser)
dans les sillons : le microsillon, à lequel je reviendrai prochainement
quand j’aurai cueilli quelques fruits déssechés. Pour le moment, retour à quelques fruits (45
tours) dérobés les jardins des voisins ou dans VousTube.
Joe Dassin, chanteur
français des plus sympathique, adulé autant en France qu’au Québec, nous a
quitté un peu trop tôt, heureusement qu’il a pu nous laisser un héritage
musical riche que ce soit des chansons originales ou des versions comme
« C’est la vie, Lily », version d’une pièce d’un groupe américain,
Cat Mother & the All Night News Boys, « Marie », qui n’eut pas
l’insigne honneur de figure au palmarès du Billboard. En supplément, une autre version de cette
chanson par le groupe-hommage Let The Music Play qui est pratiquement une copie
conforme.
En 1969 sur étiquette
RCA, Marc Bourret accompagné par les Strados nous offrait « Dans ma
prison », version de la chanson « Buried Alive » du chanteur
country américain Mel Tillis, une légende du country américain qui n’a jamais
eu le plaisir d’enfanter un succès au Hot 100 du Billboard.
Encore en 1969, Réal
Barrette, un chanteur québécois au style… particulier donne un conseil à tous
les amoureux : « Il ne faut pas faire brailler sa blonde » et ne
jamais lui crier : « Ma grosse toutoune ».
En 1962, Louis Simoneau
est chanteur dans le groupe les Commanders qu’il quitte en 1966 pour
entreprendre une carrière solo sous le nom de Maxime. En 1968, il rencontre Guy Cloutier qui le
prend sous sa férule, il adopte alors le nom de Jean Nichol. Maintenant âgé de 70 ans, il est toujours
actif et il y a un an il mettait sur le marché un nouveau disque,
« Passion ». En 1979, il
reprenait le grand succès du groupe Styx, « Babe » (no 1 au BB) sous
le titre de « Babe ».
Dans les années 60, les
français nous avaient habitué aux super 45 tours, c’est-à-dire qu’on gravait 4
chansons sur le disque, chose qui s’avérait plutôt rare au Québec. En 1985, un ensemble vocal québécois,
Crescendo (probablement de la région de Québec), composé d’une cinquante de
jeunes filles zé garçons. Le disque est
réalisé par Réjean Yacola, ex-membre du groupe progressif Sloche. Tiré de ce disque la chanson : « Le
rock ».
Comment présenter Yves
Lemieux autrement que Monsieur Bong Bong (chanson qui fit sa réputation en
1969). « Le télégramme »
serait leur seul moyen pour le demander des nouvelles.
Pour les Bel Canto, pas
besoin de présentation pour ceux de mon âge, leurs succès ne se comptaient plus
durant les années 60 : Découragé, Bonsoir à demain, Seul, Je ne te crois
plus, Coui Coui, Mon petit doigt et bien d’autres. Récemment j’ai pu mettre la main sur une chanson
« Posséder ton cœur » qui n’apparaît sur aucun de leurs
longs-jeux. Elle figure sur la face
« B » de leur succès, «C’est peut-être toi ». C’est une des rares versions des Bel Canto
qui enregistraient presqu’exclusivement des compositions originales. Cette chanson serait-elle la version de
« Stop The Clock » de Shaggy Boys, composée par Georges
« Shadow » Morton, producteur et compositeur américain?
Claude Philippe. Et oui Claude Philippe. Vous le connaissez certainement, il chantait
« Tout » et c’est tout ce que j’en sais. Une version de « True » (c’est
vrai, je vous le jure) composée par Richard Albert et Gloria Shayne; je connais
bien celui qui a écrit les paroles française : c’est Marc Gélinas.
Pas d’informations sur
le groupe français, les Méridiens (j’ ai acheté ce disque cet après-midi),
c’est en constatant qu’ils y chantaient une version de
« Greenfields », méga-succès des Brothers en 1960 (Numéro 2 du
Billboard) que j’ai allégrement dénoué les cordons ma bourse pour l’acquérier
au coût faramineux de 25 cennes à M. Mathieu.
Je cours à ruine.
C’est grâce à sa
victoire aux « Découvertes de Yoland Guérard » que Shirley Théroux
s’est fait connaître au public en 1963.
On en connaîtra un peu plus sur son cheminement dans Wikipédia. Un autre 45 tours acheté cet après-midi, mais
j’avais déjà la chanson « Old Cap Cod » sur une compilation cd de la
chanteuse. C’est une version de…
« Old Cape Cod » de Patti Page (No 3 au Billboard en 1957).
Depuis les années 80, il
se fait de moins en moins de versions de chansons anglaises par les artistes
francophones. J’ai en ma possession un
cd sorti en 1997 : « Que des Tubes! 100% Boys Band interprétés
par The Song Family » (parlez-moi d’un nom de groupe) qui chantent en français
et en anglais et ils se permettent ne nous faire une version d’un succès de
Barry Manilow, « Could It Be Magic » (No 6 au Billboard en 1975) sous
le titre de « Le temps qui court » et une autre du grand succès de
Rick Astley, « Never Gonna Give You Up » (No 1 au BB en 1987)
intitulée : « Toujour là pour toi » (je l’ai écris sans « S »
comme sur la pochette du disque.
J’aime les efforts des
chanteurs américains ou anglais qui s’efforce de chanter en français. Bobby Darin est un de ceux-là. En 1964, il obtient une honorable 45e
place au Billboard avec la chanson « Milord » popularisée par Edith
Piaf.
Je suppose que vous
salivez devant un tel menu. Alors tout
le monde à table pour déguster mon
jambon piqué de cous de girafe. Bon appétit mes petits!
P.S. : Je viens de faire une découverte. Je n’avais pas « scanné » les
étiquettes de mes 45 tours depuis un bon bou’temps et en me mettant à jour, je
me suis aperçu que je n’avais même pas « ripé » plusieurs d’entre
eux. Ç’en fera plus pour la prochaine
fois.
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