lundi 8 septembre 2014

RETOUR À L'ANORMAL


 
Libéré des chaînes de Chain Gang, je reprends le bâton du pèlerin pour refaire mon chemin de Compostage, c’est-à-dire : marcher dans les dédales de la musique d’expression française québécoise et française (il s’est déjà fait de la bonne musique en France).  Tant qu’à perdre les pétales aussi bien les perdre pour vrai
 
Dans la vaste plaine des champs musicaux, la cueillette des petits fruits noirs se fait de plus en plus difficile.  Certains artistes y plantent à nouveau leur grosse graine (ne pas confondre avec ce que vous pouviez penser) dans les sillons : le microsillon, à lequel je reviendrai prochainement quand j’aurai cueilli quelques fruits déssechés.  Pour le moment, retour à quelques fruits (45 tours) dérobés les jardins des voisins ou dans VousTube.
 
Joe Dassin, chanteur français des plus sympathique, adulé autant en France qu’au Québec, nous a quitté un peu trop tôt, heureusement qu’il a pu nous laisser un héritage musical riche que ce soit des chansons originales ou des versions comme « C’est la vie, Lily », version d’une pièce d’un groupe américain, Cat Mother & the All Night News Boys, « Marie », qui n’eut pas l’insigne honneur de figure au palmarès du Billboard.  En supplément, une autre version de cette chanson par le groupe-hommage Let The Music Play qui est pratiquement une copie conforme.
 
En 1969 sur étiquette RCA, Marc Bourret accompagné par les Strados nous offrait « Dans ma prison », version de la chanson « Buried Alive » du chanteur country américain Mel Tillis, une légende du country américain qui n’a jamais eu le plaisir d’enfanter un succès au Hot 100 du Billboard.
 
Encore en 1969, Réal Barrette, un chanteur québécois au style… particulier donne un conseil à tous les amoureux : « Il ne faut pas faire brailler sa blonde » et ne jamais lui crier : « Ma grosse toutoune ».
 
En 1962, Louis Simoneau est chanteur dans le groupe les Commanders qu’il quitte en 1966 pour entreprendre une carrière solo sous le nom de Maxime.  En 1968, il rencontre Guy Cloutier qui le prend sous sa férule, il adopte alors le nom de Jean Nichol.  Maintenant âgé de 70 ans, il est toujours actif et il y a un an il mettait sur le marché un nouveau disque, « Passion ».  En 1979, il reprenait le grand succès du groupe Styx, « Babe » (no 1 au BB) sous le titre de « Babe ».
 
Dans les années 60, les français nous avaient habitué aux super 45 tours, c’est-à-dire qu’on gravait 4 chansons sur le disque, chose qui s’avérait plutôt rare au Québec.  En 1985, un ensemble vocal québécois, Crescendo (probablement de la région de Québec), composé d’une cinquante de jeunes filles zé garçons.  Le disque est réalisé par Réjean Yacola, ex-membre du groupe progressif Sloche.  Tiré de ce disque la chanson : « Le rock ».
 
Comment présenter Yves Lemieux autrement que Monsieur Bong Bong (chanson qui fit sa réputation en 1969).  « Le télégramme » serait leur seul moyen pour le demander des nouvelles.
 
Pour les Bel Canto, pas besoin de présentation pour ceux de mon âge, leurs succès ne se comptaient plus durant les années 60 : Découragé, Bonsoir à demain, Seul, Je ne te crois plus, Coui Coui, Mon petit doigt et bien d’autres.  Récemment j’ai pu mettre la main sur une chanson « Posséder ton cœur » qui n’apparaît sur aucun de leurs longs-jeux.  Elle figure sur la face « B » de leur succès, «C’est peut-être toi ».  C’est une des rares versions des Bel Canto qui enregistraient presqu’exclusivement des compositions originales.  Cette chanson serait-elle la version de « Stop The Clock » de Shaggy Boys, composée par Georges « Shadow » Morton, producteur et compositeur américain?
 
Claude Philippe.  Et oui Claude Philippe.  Vous le connaissez certainement, il chantait « Tout » et c’est tout ce que j’en sais.  Une version de « True » (c’est vrai, je vous le jure) composée par Richard Albert et Gloria Shayne; je connais bien celui qui a écrit les paroles française : c’est Marc Gélinas.
 
Pas d’informations sur le groupe français, les Méridiens (j’ ai acheté ce disque cet après-midi), c’est en constatant qu’ils y chantaient une version de « Greenfields », méga-succès des Brothers en 1960 (Numéro 2 du Billboard) que j’ai allégrement dénoué les cordons ma bourse pour l’acquérier au coût faramineux de 25 cennes à M. Mathieu.  Je cours à ruine.
 
C’est grâce à sa victoire aux « Découvertes de Yoland Guérard » que Shirley Théroux s’est fait connaître au public en 1963.  On en connaîtra un peu plus sur son cheminement dans Wikipédia.  Un autre 45 tours acheté cet après-midi, mais j’avais déjà la chanson « Old Cap Cod » sur une compilation cd de la chanteuse.  C’est une version de… « Old Cape Cod » de Patti Page (No 3 au Billboard en 1957).
 
Depuis les années 80, il se fait de moins en moins de versions de chansons anglaises par les artistes francophones.  J’ai en ma possession un cd sorti en 1997 : « Que des Tubes! 100% Boys Band  interprétés par The Song Family » (parlez-moi d’un nom de groupe) qui chantent en français et en anglais et ils se permettent ne nous faire une version d’un succès de Barry Manilow, « Could It Be Magic » (No 6 au Billboard en 1975) sous le titre de « Le temps qui court » et une autre du grand succès de Rick Astley, « Never Gonna Give You Up » (No 1 au BB en 1987) intitulée : « Toujour là pour toi » (je l’ai écris sans « S » comme sur la pochette du disque.
 
J’aime les efforts des chanteurs américains ou anglais qui s’efforce de chanter en français.  Bobby Darin est un de ceux-là.  En 1964, il obtient une honorable 45e place au Billboard avec la chanson « Milord » popularisée par Edith Piaf.
 
Je suppose que vous salivez devant un tel menu.  Alors tout le monde à table pour déguster mon jambon piqué de cous de girafe.  Bon appétit mes petits!
 
P.S. :  Je viens de faire une découverte.  Je n’avais pas « scanné » les étiquettes de mes 45 tours depuis un bon bou’temps et en me mettant à jour, je me suis aperçu que je n’avais même pas « ripé » plusieurs d’entre eux.  Ç’en fera plus pour la prochaine fois.
 
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samedi 30 août 2014

REFAIRE SURFACE


Un jour il faut refaire surface.  Faut dire que depuis quelques temps je me tiens plutôt au fond de l’abîme, là où l’eau est plus fraîche, le poisson plus rare, le courant tranquille; mais de temps en temps, il faut émerger pour reprendre son souffle, regagner la rive pour remettre les pieds sur la terre ferme.  Si on dérive trop, on ne reconnaît pas nécessairement la plage, on se sent comme Robinson CruOsé perdu sur une île déserte.  L’isolement par grands fonds a pu nous faire perdre contact avec la réalité et revenir à la civilisation n’est pas toujours chose facile.
 
Ouf!  Quel intro!  Suite à un tel effort, je devrais m’arrêter là, je suis épuisé…  Le mal des profondeurs?  Manque d’air au cerveau?   J’aurais bien des choses à raconter, mais par où commencer?  Je n’aborderai pas ma vie personnelle qui, sans être super trépidente, à quand même quelqu’intérêts que je garderai, comme dirait Victor-Lévy Beaulieu, par devers moi.
 
Côté musique en ce qui vous concerne, c’est le calme plat, hélas!  Sérieusement!  Pour moi, il y a de l’action, je me concentre sur différents « projets » : demandes spéciales de toutes sortes, échanges avec des correspondants, recherches poussées sur le net, dépannage pour des animateurs radio et tutti quanti.
 
Et parfois des courriels intéressants…  Le 5 mai 2013, je vous parlais d’un groupe country québécois : The Chain Gang.  Remonter à cette date dans mes archives pour vous rappeler ce que j’en savais alors.  Si je résume : « Un peu moins que rien ».  Aujourd’hui les choses ont changé, car il y a quelques temps un membre de ce groupe m’a contacté pour éclairer ma lanterne à leur sujet et je vous transmets intégralement son message :
 
« C’est super tripant d’avoir vu ce blog comme ça par hazard. C’est ma belle fille qui l’a vu en faisant des recherches sur The Chain Gang au sens large de l’expression. Elle faisait ces recherches car j’ai parti un groupe de musique country l’hiver dernier, dans lequel je me suis associé un claviériste, un batteur et un couple de chanteurs, Ginette et Johnny. Et oui, le Johnny de la pochette du long-jeu que tu parles. Et moi, je suis Yves, de la même pochette. Johnny, moi et Adrien avions fait ce disque en 1974-75. Tout le contenu était composé par Adrien et arrangé par le trio. Johnny a pour nom Jean-Pierre Brunet, qui demeurait à Ville-Émard à ce moment, moi, Yves Marcoux, demeurais dans Rosemont, pas très loin d’Adrien Théorêt. Celui-ci est aujourd’hui décédé. Le groupe a duré 8 ans et a été un vrai succès en terme de travail. Nous avons travaillé pendant 8 ans dont 7 sans aucune pause à pratiquement 3 à 5 soirs/semaines, un peu partout dans le Québec et dans le nord de l’Ontario. Je pourrai te donner encore plus de détails si tu veux. Depuis janvier dernier, après avoir rencontré Johnny et Ginette, on s’était perdu de vue depuis plusieurs années, je leur ai proposé de reformer notre groupe qui s’appelle maintenant The Chain Gang Revival et de reprendre les compositions d’Adrien et un bon répertoire de musique country des années 50-60-70. C’est ce que nous avons fait et nous en sommes à l’étape de créer un démo, un poster et de commencer la publicité pour recommencer à jouer en public. Ce qui ne devrait tarder. Sous peu, je serai en mesure de t’envoyer ce démo. Nous avons refait Shorty, A Tiny Little Heartache et Some Of The Old Songs déjà. Si jamais tu connaissais un endroit où des groupes Country se produisent dans ton coin de pays, fais-moi le savoir, je pourrais y faire quelques approches et y faire un peu de musique ».
 
Je lance un appel à tous pour ceux qui pourraient être intéressés au service de Chain Gang et empressez-vous afin d’être les premiers à participer à la « résurrection » de ce groupe.
 
Je vous joins trois autres chansons se retrouvant sur leur vinyle de 1975
 
Comme le country est à l’honneur avec Chain Gang, continuons dans cette veine… sanglante.   Même si la radio commerciale boude le country, ce style musical connaît un grande popularité au Québec grâce à certains artistes qui ont connu du succès comme les Lamothe, Norman, Martel (père et fille), Brunelle, Hamel et bien d’autres.  Aux U.S.A. c’est le contraire, il y existe des centaines de postes radio diffusant du country et les super-vedettes ne manquent pas.  Je suis allé jeter un œil et une oreille ailleurs dans le monde pour savoir si le country avait ses représentants.  Je vous présenterai un exemple des pays suivants : Suède, Norvège, Irlande, Russie, Nouvelle-Zélande, Grande-Bretagne, Écosse, Pologne, Finlande, Australie et Danemark.  Très peu d’entre chante dans leur langue maternelle, l’anglais est roi.
 
Voici le dernier message de Yves Marcoux de Chain Gang Revival :
 
« Tel que promis, voici le démo que nous avons fait le 30 juillet dernier. Donc, The Chain Gang, qui était tombé au combat en 1978, se relève et reprend sa route. 36 ans plus tard, The Chain Gang Revival est né ».
 
Le démo est plutôt un vidéo de présentation du groupe aujourd’hui.
 
 
Pour la recette de bœuf baisé vous trouverez le BBQ ici.
 
P.S. :  Je devrais revenir d’ici peu avec des nouveautés in french please.
 
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mercredi 11 juin 2014

L'été, l'été



L’été est enfin arrivé???  Enfin, elle se montre le bout du nez quelques fois… comme moi en revenant ensoleiller vos oreilles avides.
 
C’est Raymond Devos  qui disait: « C’est pas parce que je n’ai rien à dire que je vais me taire ». Pour moi, au contraire, comme dans le moment je n’ai rien à écrire, je n’écrirai rien.  Mais cela ne m’empêche pas de vous joindre ma dernière recette musicale composée d’ingrédients connus, plus ou moins connus ou carrément méconnus.
 
Voici donc ma recette à vous donner un haut-le-cœur :    assiette de veau mi…joté et son pot d’épices jaunes.  Tout simplement écoeurant!
 
 
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dimanche 30 mars 2014

POISON D'AVRIL



L’attente en valait la peine, j’espère…

Non ce n’est pas un poisson d’avril, nous irons en élection en avril. Pauline la pas fin, notre première ministre, mon reine Marois a vendu son château royal, pensant avoir le vent dans le voile (signe ostentatoire) nous précipite tête première dans une campagne électorale après un court répit de 18 mois depuis la dernière.  Elle n’a plus le choix Mam’ Marois, le dos appuyé à la paroi, accumulée au pied du mur, dans un murmure elle a jugé qu’elle était mûre.  L’idée est-elle bonne?  Seul l’avenir nous apportera la réponse dans le futur.  Pauline rêve à l’indépendance du Québec.  Il faudra passer par un autre référendum, jamais 203, avant de pouvoir crier : «  Vive le Québec, vive le Québec libre » comme le clamait du haut d’un balcon un certain général français et chanter enfin : «  » Vivre en ce pays.  Elle ignore une chose.  Son rêve ne deviendra pas notre cauchemar et de toute façon le Québec est déjà… un « nain dépendant » du Canada.  Indépendant ou pas, le Québec est aux québécois.

La partie n’est pas gagné.  Ses adversaires ont fourbi leurs armes, affûtés leurs discours pour lui couper l’herbe sous le pied et lui faire ravaler ses promesses.  Philippe Couillard bouille, ne voulant pas passer pour un couillon nous montrera s’il a des couilles sous sa douille, il fouille, il mouille ses nouilles et la rouille le souille, wouille!  Il nous promet un paradis artifciel lui qui a bien connu le paradis fiscal.  À « Porter » à son débit.

Avec François Legault, on joue au Monopoly, on passe Legault, on ramasse tous notre mille dollars et on s’achète des blocs Lego pour se construire des maisons et des hôtels.  Air Transat lui a permis de s’en faire construire une de maison qui à près de 5 millions de dollors n’est pas une maison mobile.  Laissons-le CAQuetter!

Comment Françoise David  « afrondera-t-elle » ces trois Goliath sans « s’efronder »?  Elle est la seule à chanter un hymne à Québec.  Devra-t-on parler de Québec Solitaire à la place de Québec Solidaire?

C’est certain tout ce beau monde a sorti ses violons et nous chante la romance pour nous convaincre de faire notre « X » à la bonne place.  Il fera la tournée des villes et des comtés:  Départ à Québec, une virée à Montréal, un p’tit tour à Jonquière et Chicoutimi, direction Trois-Rivières, retour à Québec, filons à Rosemont, on part pour l’Abitibi, en Appalaches, Arvida, Baie St-Paul dans Charlevoix, Blanc-Sablon, dans Chinatown, sur la Côte Nord, un détour par Drummondville, on revient à Québec, on repart pour la Gaspésie, Montréal s’ennuie, ai-je oublié Québec?, filons dans Kamouraska et ensuite dans les Laurentides en revenant de Rigaud, un détour par Limoilou, une autre nuit à Montréal, une ballade sur les Plaines d’Abraham, suivons jusqu’à Sault-Au-Mouton, poussons jusqu’à Shefferville, on s’ennuie de Chicoutimi, vite filons à St-Adèle et il n’oublie pas Ville Émard.

Même si la fibre optique politique ne circule pas à des milliers de kilobits dans mes veines j’irai « urner » le 7 avril.  Une fois de plus, on se fera passer un Québec.

Ensuite ce sera le tour du fédéral de nous faire perdre les pédales, j’ai « Harpeur » des conservateurs, mais le vainqueur sera le meilleur… Justin.

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lundi 3 février 2014

Je dégèle lentement

Le gel, c’est la raison de mon absence prolongée.  J’étais gelé dans le vrai sens du terme comme tout le reste du Québec; mon écran et mon clavier itou, vous pouvez me croire sur parabole.  Je commence à dégeler si je me fis à ce qui me sort du nez.  Je ne suis pas un prince sans rire en affirmant ça.

Alors avant d’être victime d’agression textuelle et d’attaque verbale, je me détrousse les manches et je sors de ma torpeur malgré que j’ai encore le cerveau engourdi et que je ne sais plus par quel bout commencer.  Si je compte bien, j’ai quitté le navire il y a plus de 2 mois et reprendre le gouvernail ne m’excite pas vraiment.  En y réfléchissant un peu, le gel est plutôt une excuse pour justifier mon inaction.  J’oubliais ma frénésie incontrôlable à plonger allégremment dans la lecture de romans policiers et de m’y vautrer pendant des heures.

Il y aussi le fait que c’est plutôt tranquille côté recherche des petites galettes noires.  Depuis novembre, je n’ai à mon actif qu’une visite à la première Foire du Disque de Québec et une autre chez monsieur Mathieu.

D’abord 3 groupes québécois dont j’ignore totalement les origines.  En 1967, sur étiquette Panorama, les Manchilds interprètent, sur la face « A », une version de « To Love Somebody » des Bee Gees que j’avais déjà mise sur mon blog en 2009 et sur la face « B », la chanson « T’as pas raison », une version, que je ne reconnais, pas composée par Spooner Oldham et Dan Penn.  

En 1968, sur étiquette Visa, les Seeters sortaient leur unique 45 tours.  En face « A », la chanson «C’était toi », version de « Love Seems Doomed » du groupe psychédélique américain The Blues Magoos.   Les Blues Magoos n’ont connu qu’un succès notable en 1966 avec leur hit « (We Ain’t Got) Nothin’ Yet » avec une 5e position au Billboard.  Sur la face « B », la chanson « Je t’attends », une pièce originale de R. Grenier, probablement un membre du groupe.  Désolé pour la qualité de ce disque.

Comme troisième galette, un disque d’un groupe des années 70, 1973 pour être plus précis.  Deux pièces originales par le groupe les Margeans sur l’étiquette Ciné.  Sur la face « A », les Margeans y vont de leur propre composition « La femme du cinquième » et sur la face « B », la chanson «On est fait pour vivre ensemble », composition de François Bégin (ex-Merseys) et Pierre Létourneau.

Plutôt maigre comme ingrédients pour une bonne recette.  J’ajouterai donc Opus 3 et leur chanson «C’est beau chez nous », composition de Marcel Lefèbvre et Paul Baillargeon. Et encore, Walter Hyatt, un chanteur américain reprenant le classique « Que reste-t-il de nos amours » en français.  Pis tiens, une autre épice, une chanson de Lilah Levac qui remonte aussi loin que 1960, « Depuis que tu m’as quittée », version de « Have You Ever Been Lonely? » de Teresa Brewer, qui n’obtint qu’une misérable 84e position au Billboard en 1960.  Vous trouvez que cela manque un peu de goût, un peu d’Yvan Daniel et sa « Reine de mes nuits », version d’une chanson de la chanteuse anglaise Helen Shapiro, « Queen For Tonight », chanson qui ne figure pas au Billboard mais fit le 33e position des charts britanniques en 1962.  Malgré un certain succès dans son pays d’origine Helen Shapiro n’obtint aucun succès aux U.S.A.  Une seule de ses chansons figure au Hot 100, « Walkin’ Back To Happiness » avec une humiliante 100e place.

Je vous mélange le tout et je vous sers un filet de sole et gobelet.

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mercredi 27 novembre 2013

Le monde sont fou... tus

C’est l’amer à boire, j’ai le mal de terre.  Le monde est ainsi fait que nous ne pouvons n’y rien comprendre.  Peu importe comment vous tournez les problèmes vous n’arriverez jamais à une solution valable.  L’être humain n’évoluera pas vers une plus grande compréhension de ce qui l’attend.  Il se dit qu’il aura le temps, ou plutôt il se plait à croire qu’il l’aura, alors que celui-ci est maintenant décompté.  Le point de non-retour est atteint.  Plus moyen de faire machine arrière, elle roule à la vitesse grand V vers la fin de notre civilisation dans un laps de temps plus court qu’on ne le suppose.  Mission impossible, la terre s’auto-détruira dans les 30, 300, 3000 prochaines années… C’est expomentiel!  Non: expodémentiel!

La planète se réchauffe tellement vite que j’en ai froid dans le dos.  Les ours polaires dépriment, ils deviennent des ours bipolaires.  Les phoques sont « fuckés » quelque part en Alaska (to say I love you).  Les manchots ne se rendront sûrement pas à la 9e manche.  Les morses lancent des S.O.S.

Même si le décor blanchit de jour en jour, je broie du noir… à tout le moins du brun, je suis « pepsimiste ».  À l’aube d’un autre Noël, nous ne lui ferons pas encore de cadeau cette année à notre vieille Mère la Terre.  Sa patience a des limites, elle est « à boutte ».  D’ailleurs elle nous le fait savoir à sa façon assez régulièrment.  Elle nous brasse parfois la cage, nous lâche quelques grands « vents » ou nous inonde de ses méfaits qui nous laissent sans effet.  Chic planète.

Pour la calmer des artistes lui rendent hommage pour qu’elle nous pardonne nos dommages et intérêts.

Au programme :  Richard Anthony (Avec une poignée de terre), Éric Aubut (les deux pieds sur terre), L’Affaire Louis Trio (Chic planète), Alain Barrière (La terre tournera sans nous), Alain Crevier (Ma Terre), André Claude (La terre promise), Av’nir (La terre tourne toujours), Janine Boudreau (La planète tremble), France Castel (La terre, l’air, le feu et l’eau), Catherine Lambert & Normand Vanasse (Enfant de la Terre), Les Charbonniers de l’Enfer (Faire Terre), Robert Charlebois (Terre-Love), Clé (Madame la Terre), Coma (Tourner la terre), Les Contretemps (Ô Terre), Crystal (On fait tournr la Terre), Dumas (Un jour sur Terre), Les Ekos (La terre promise), Michel Fugain (La Terre est servie), Garolou (Terre), Mathieu Gaudet (Ma p’tite planète),  Harmonic (Où est passée ma planète?), Mick Harvey (Moi j’ai cherché sur cette Terre), Holos (Chanter pour la terre), Les Hou-Lops (Parents de la Terre), L’Autre Temps (Laissez-nous la Terre), Marie Philippe (Terre), Marie-Eve (Tourne la Terre), Maryon (Notre planète), Mathieu (Pour l’amour de toute la Terre), Michel LeFrançois (Sur la Terre comme au ciel), Michel Rivard (Une planète qui meurt), Mitsou (Terre des Hommes), Morse Code (La terre cesse pas d’tourner), Plastic Bertrand (Tout petit la planète), Renée Claude (Le tour de la terre), La Révolution Française (Et la Terre tournera), Richard Tate (De l’autre côté de la Terre), Séguin (Prière à la Terre), Soldat Louis (Escale sur la planète) et Robert Toupin  (La Terre est un village)

Comme le repas sera long, il y aura deux services.  D’abord un bouillon de culture bactérienne suivi du plat principal convenant très bien aux humains : cent cervelles de moineaux.  Gardez-vous de la place pour la bûche de Noël.  Bonne appétit!

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lundi 28 octobre 2013

Une croisière plus tard

Retour au bercail après un périple de 12 jours en Méditérranée et après avoir contourné la botte italienne nous retrouver en pleine mer Adriatique après un arrêt de deux jours à Barcelone.  Vous dire que cette croisière m’a donné la piqure pour en faire une deuxième serait faux, même si je n’ai rien à redire sur l’organisation impeccable par le CAA, ni contre notre vaisseau, le Celebrity Equinox, un palace flottant sur lequel nous sommes servis comme des rois.  Malgré des excursions instructives avec des guides compétant(es) et intéressant(es) et la découverte de paysages époustouflants, je n’ai pas accroché.  Excusez-là!  Tous les dégoûts sont dans la nature.

Et mon blogue n’existe pas pour faire du tourisme; il est là pour vous faire naviguer sur les flots bleus de la chanson en général et celle du Québec en particulier.

Il y a de nombreuses lunes que je ne suis aventuré dans le monde des groupes québécois.  Les Habits Jaunes ont commencé leur carrière sous les nom des Marvel’s.  Au mileu des années 60 ils alignèrent quelques succès et même si leur chanson « Tout se passe dans les yeux » ne figurent pas parmi ceux-ci, je la prèfere à l’originale « Treat Her Right » de Roy Head (2e place au Billboard en 1965).

L’émergence des groupes québécois s’est vraiment fait sentir avec l’apparation des Beatles à la fin de 1963 et début 1964, même si à la fin des années 50 et au début des années 60 il en existait déjà plusieurs.  Les Harmonistes et leur chanson « Sois sincère » composée par Pierre Nolès  ainsi que les Kool Kats avec leur version de « Making Believe »  en font partie.

Une (autre) version de « No Matter What » de Badfinger (No 8 au Billboard en 1970), sur étiquette Pax, production Lagios-Pagliaro, paroles françaises de Serge Blouin, par Mon Beau Frère.  Mon Beau Frère?  Un groupe?  Un duo?  Qui chante?  Le Pag?  Le Blouin?  Une réponse serait appréciée…

Bob Rusk & ses Musiciens, dans lesquels on retrouve les frères Rusk : Bob, Yvan et Jean (ce dernier plus connu sous le nom de Patrick Zabé), ont enregistré deux longs-jeux en 1963.  Extrait de « Bravo Bob », la pièce instrumentale : « Au Jourdain ».

Les Rolling Stones ont connu leur premier numéro 1 au Billboard en 1965 avec « (I Cant’ Get Know) Satisfaction.  La version, « Je ne peux pas te satisfaire », des Pharaons la même année n’égale pas celle des Stones mais on peut sûrement la qualifier d’honnête.

Les Chevelles, formé en 1963 et dissout en 1969, origine de Québec (je crois).  Un seul 45 tours orne leur discographie.  Sur la face A, une pièce originale titrée : « Ton ombre me suit ».

À l’intérieur des Élégants, un certain Patrick Éthier, futur Patrick Normand, se fait les dents.  Voici leur reprise de « I’m Comin’ Home, Cindy », un humble succès de Trini Lopez  avec une 39e position au Billboard en 1966 : « Tu me reviendras, Cindy ».

Les Baladins étaient un duo vocal montréalais qui osèrent chanter une chanson en l’honneur de Gordie Howe qu’ils empruntent à Big Bob & The Dollars.

Les Bourgeois de Drummondville font partie de ces glorieux groupes qui ont réussi à graver un unique 45 tours.  Leur version de « Satisfaction » des Stones : « Horreur, fureur, bonheur » ne s’est pas inscrit dans les annales de la musique québécoise.

Certains groupes ont puisé leur nom dans l’Antiquité : César & les Romains, Goliath & les Philistins et Ali Baba & ses 4 Voleurs.  Ces derniers, découverts par Jacques Desrosiers, peuvent exhiber fièrement à bout de bras leur seul 45 tours et ils ne l’ont pas volé.  Leur chanson « Shish kébab yéyé » est une composition originale.

Le groupe montréalais, Les Loups, a mis en marché quatre 45 tours entre 1965 et 1967, sur lesquels ils n’ont gravé que des chansons originales comme « Tous les soirs ».

 Une composition originale, « Mon père est millionnaire », constitue la face B du seul 45 tours de ce groupe de Grand-Mère, les Mystics.

De Québec, les 5 Glay et leur chanson « Rappelle-toi » n’ont pas à pâlir devant la version originale, « Remember Sam »,  du groupe britannique The Easybeats.

Tiens!  Enfin un groupe féminin trouvé quelque part par hasard grâce à YouTube, les Gauloises et leur chanson « P’tites, p’tites, p’tites ».  Elles se sont envolées en fumée et perdues dans la brume par la suite les pauvres p’tites.

Histoire de ne pas laisser les Gauloises seules dans leur coin, j’ajoute un autre groupe féminin : les Planètes.  Originaire de Montréal, les Planètes mettront en orbitre deux 45 tours en 67 et 68 (dont « Mon cœur est un enfant gâté) avant de s’éclipser pour renaître le temps d’un 45 tours sous le nom de Sweet Somethings.

Les Tempêtes n’ont existé que le temps d’un roman.  En 2004, Alain R. Bergeron publie un roman, « Les Tempêtes… ou les mémoires d’un beatle raté » et, pour bien illustrer son propos je suppose, il y aurait inclus un cd de 4 chansons, dont celle-ci : « Oh! Rock & Roll ».

Voici ce qu’Alain R. Bergeron affirmait en 2011 dans une entrevue pour le blogue « Le Délivré » :

« Je suis une rock star frustrée de ne pas l’être et de ne pas l’avoir été… Dans une vie antérieure, je jouais de la musique et je chantais dans un groupe rock. J’étais le moins talentueux du groupe, celui qui attirait les autres vers le bas. Pour avoir une idée, il vous suffit de lire le roman Les Tempêtes (Soulières Éditeur). Le narrateur, Steve Duguay, est bel et bien moi, tout simplement, mais campé dans un décor de l’année 1964. Quand j’ai le temps (ce que je n’ai plus), j’aime jouer de la guitare, du piano et chanter… seul. Il y a dans la musique une énergie et une communication avec le public que l’on peut difficilement reproduire dans une autre forme d’art. Alors, pour ma prochaine vie, j’espère avoir le talent nécessaire pour (enfin) monter sur les planches avec ma guitare… Mais pour cette vie-ci, le métier d’auteur sied mieux à ma personnalité… et à mes talents ! »

Voici un résumé de ce roman que je me suis permis de commander chez « Livrequebecois.com » à l’instant :

« Victoriaville, février 1964. Après le passage des Beatles au Ed Sullivan Show, Steeve et Marc Duguay fondent, en compagnie de François Archambault et Paul Théroux, leur propre groupe musical: "Les Tempêtes". Ils caressent le rêve fou de devenir les Beatles du Québec! Ils engagent un gérant et leur "phénoménale" carrière s'embrase: enregistrement de 45 tours, passages aux émissions Bonsoir Copain puis Jeunesse d'aujourd'hui, figuration en 9e puis 17e places au palmarès de la revue Dis-Q-Ton... Et enfin arrive le point culminant de l'aventure, le 8 septembre 1964: une prestation au Forum de Montréal en première partie des... Beatles! -- Récit fictif inspiré de mésaventures, personnages et événements réels. L'auteur fait renaître, avec humour et sympathie, cette folle époque de la Beatlemania telle qu'elle a été vécue par bien des adolescents québécois. Le livre est accompagné d'un mini-disque compact des chansons du groupe "Les Tempêtes" et un site Web qui leur est dédié a été créé (www.lestempetes.com) ».

En 1972, un groupe venu de nulle part, les Champignons, pond un disque mi-instrumental mi-vocal, mi-progressif, mi-psychédélique, mi-blues.  J’hallucine ou les Champignons sont disparus comme un « bad trip » après cet unique disque malgré un talent évident.  Ce disque était de la « Dynamite ».

J’ai vu très peu de groupes québécois en spectacle : les Classels, les Bel-Canto, les Mercedes, les Shadols, les Monstres, les Makadams, les Sinners, la Révolution Française, les Mykels et les Misérables (2 fois : une à Montréal et une à la Malbaie).  Les Misérables ont enregistré plus d’une demi-douzaine de 45 tours et un long-jeu.  En 2001, les disques Mérite ont sorti une compilation sur cd du groupe.  Les chansons originales portent toutes la signature de Gerry Bribosa avec quelques collaborations des autres membres, chanteur et guitariste du groupe.  Écoutons très fort : «Trop fort».

Un autre groupe costumé, les Napoléons.  Je vous laisse deviner quel était leur déguisement.  Leur discographie comporte deux 45 tours et un microsillon d’où est extrait la chanson : « Reviens ».

Les versions de chansons anglophones du groupe de Québec, les Sextans, étaient toujours de très grande qualité et celle de « Did You Ever Have To Make Up Your Mind » de Lovin’ Spoonful (2e position du Billboard en 1966) sous le titre de « La liberté de choisir » en est un exemple convainquant.

Une des plus belles voix a émergé des groupes québécois des années 60 était celle de Guy Harvey des Gendarmes.  Laissez-vous imprégner de sa douleur dans cette chanson : « Je suis blessé », version du succès « Hurt » de Timi Yuro (2e place du Billboard en 1961).

Je crois nous avons assez d’ingrédients pour nous concocter une bonne petite recette.  Si je filais mignon je vous offrirais un broche de brioches servies sur des roches.

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