lundi 28 octobre 2013

Une croisière plus tard

Retour au bercail après un périple de 12 jours en Méditérranée et après avoir contourné la botte italienne nous retrouver en pleine mer Adriatique après un arrêt de deux jours à Barcelone.  Vous dire que cette croisière m’a donné la piqure pour en faire une deuxième serait faux, même si je n’ai rien à redire sur l’organisation impeccable par le CAA, ni contre notre vaisseau, le Celebrity Equinox, un palace flottant sur lequel nous sommes servis comme des rois.  Malgré des excursions instructives avec des guides compétant(es) et intéressant(es) et la découverte de paysages époustouflants, je n’ai pas accroché.  Excusez-là!  Tous les dégoûts sont dans la nature.

Et mon blogue n’existe pas pour faire du tourisme; il est là pour vous faire naviguer sur les flots bleus de la chanson en général et celle du Québec en particulier.

Il y a de nombreuses lunes que je ne suis aventuré dans le monde des groupes québécois.  Les Habits Jaunes ont commencé leur carrière sous les nom des Marvel’s.  Au mileu des années 60 ils alignèrent quelques succès et même si leur chanson « Tout se passe dans les yeux » ne figurent pas parmi ceux-ci, je la prèfere à l’originale « Treat Her Right » de Roy Head (2e place au Billboard en 1965).

L’émergence des groupes québécois s’est vraiment fait sentir avec l’apparation des Beatles à la fin de 1963 et début 1964, même si à la fin des années 50 et au début des années 60 il en existait déjà plusieurs.  Les Harmonistes et leur chanson « Sois sincère » composée par Pierre Nolès  ainsi que les Kool Kats avec leur version de « Making Believe »  en font partie.

Une (autre) version de « No Matter What » de Badfinger (No 8 au Billboard en 1970), sur étiquette Pax, production Lagios-Pagliaro, paroles françaises de Serge Blouin, par Mon Beau Frère.  Mon Beau Frère?  Un groupe?  Un duo?  Qui chante?  Le Pag?  Le Blouin?  Une réponse serait appréciée…

Bob Rusk & ses Musiciens, dans lesquels on retrouve les frères Rusk : Bob, Yvan et Jean (ce dernier plus connu sous le nom de Patrick Zabé), ont enregistré deux longs-jeux en 1963.  Extrait de « Bravo Bob », la pièce instrumentale : « Au Jourdain ».

Les Rolling Stones ont connu leur premier numéro 1 au Billboard en 1965 avec « (I Cant’ Get Know) Satisfaction.  La version, « Je ne peux pas te satisfaire », des Pharaons la même année n’égale pas celle des Stones mais on peut sûrement la qualifier d’honnête.

Les Chevelles, formé en 1963 et dissout en 1969, origine de Québec (je crois).  Un seul 45 tours orne leur discographie.  Sur la face A, une pièce originale titrée : « Ton ombre me suit ».

À l’intérieur des Élégants, un certain Patrick Éthier, futur Patrick Normand, se fait les dents.  Voici leur reprise de « I’m Comin’ Home, Cindy », un humble succès de Trini Lopez  avec une 39e position au Billboard en 1966 : « Tu me reviendras, Cindy ».

Les Baladins étaient un duo vocal montréalais qui osèrent chanter une chanson en l’honneur de Gordie Howe qu’ils empruntent à Big Bob & The Dollars.

Les Bourgeois de Drummondville font partie de ces glorieux groupes qui ont réussi à graver un unique 45 tours.  Leur version de « Satisfaction » des Stones : « Horreur, fureur, bonheur » ne s’est pas inscrit dans les annales de la musique québécoise.

Certains groupes ont puisé leur nom dans l’Antiquité : César & les Romains, Goliath & les Philistins et Ali Baba & ses 4 Voleurs.  Ces derniers, découverts par Jacques Desrosiers, peuvent exhiber fièrement à bout de bras leur seul 45 tours et ils ne l’ont pas volé.  Leur chanson « Shish kébab yéyé » est une composition originale.

Le groupe montréalais, Les Loups, a mis en marché quatre 45 tours entre 1965 et 1967, sur lesquels ils n’ont gravé que des chansons originales comme « Tous les soirs ».

 Une composition originale, « Mon père est millionnaire », constitue la face B du seul 45 tours de ce groupe de Grand-Mère, les Mystics.

De Québec, les 5 Glay et leur chanson « Rappelle-toi » n’ont pas à pâlir devant la version originale, « Remember Sam »,  du groupe britannique The Easybeats.

Tiens!  Enfin un groupe féminin trouvé quelque part par hasard grâce à YouTube, les Gauloises et leur chanson « P’tites, p’tites, p’tites ».  Elles se sont envolées en fumée et perdues dans la brume par la suite les pauvres p’tites.

Histoire de ne pas laisser les Gauloises seules dans leur coin, j’ajoute un autre groupe féminin : les Planètes.  Originaire de Montréal, les Planètes mettront en orbitre deux 45 tours en 67 et 68 (dont « Mon cœur est un enfant gâté) avant de s’éclipser pour renaître le temps d’un 45 tours sous le nom de Sweet Somethings.

Les Tempêtes n’ont existé que le temps d’un roman.  En 2004, Alain R. Bergeron publie un roman, « Les Tempêtes… ou les mémoires d’un beatle raté » et, pour bien illustrer son propos je suppose, il y aurait inclus un cd de 4 chansons, dont celle-ci : « Oh! Rock & Roll ».

Voici ce qu’Alain R. Bergeron affirmait en 2011 dans une entrevue pour le blogue « Le Délivré » :

« Je suis une rock star frustrée de ne pas l’être et de ne pas l’avoir été… Dans une vie antérieure, je jouais de la musique et je chantais dans un groupe rock. J’étais le moins talentueux du groupe, celui qui attirait les autres vers le bas. Pour avoir une idée, il vous suffit de lire le roman Les Tempêtes (Soulières Éditeur). Le narrateur, Steve Duguay, est bel et bien moi, tout simplement, mais campé dans un décor de l’année 1964. Quand j’ai le temps (ce que je n’ai plus), j’aime jouer de la guitare, du piano et chanter… seul. Il y a dans la musique une énergie et une communication avec le public que l’on peut difficilement reproduire dans une autre forme d’art. Alors, pour ma prochaine vie, j’espère avoir le talent nécessaire pour (enfin) monter sur les planches avec ma guitare… Mais pour cette vie-ci, le métier d’auteur sied mieux à ma personnalité… et à mes talents ! »

Voici un résumé de ce roman que je me suis permis de commander chez « Livrequebecois.com » à l’instant :

« Victoriaville, février 1964. Après le passage des Beatles au Ed Sullivan Show, Steeve et Marc Duguay fondent, en compagnie de François Archambault et Paul Théroux, leur propre groupe musical: "Les Tempêtes". Ils caressent le rêve fou de devenir les Beatles du Québec! Ils engagent un gérant et leur "phénoménale" carrière s'embrase: enregistrement de 45 tours, passages aux émissions Bonsoir Copain puis Jeunesse d'aujourd'hui, figuration en 9e puis 17e places au palmarès de la revue Dis-Q-Ton... Et enfin arrive le point culminant de l'aventure, le 8 septembre 1964: une prestation au Forum de Montréal en première partie des... Beatles! -- Récit fictif inspiré de mésaventures, personnages et événements réels. L'auteur fait renaître, avec humour et sympathie, cette folle époque de la Beatlemania telle qu'elle a été vécue par bien des adolescents québécois. Le livre est accompagné d'un mini-disque compact des chansons du groupe "Les Tempêtes" et un site Web qui leur est dédié a été créé (www.lestempetes.com) ».

En 1972, un groupe venu de nulle part, les Champignons, pond un disque mi-instrumental mi-vocal, mi-progressif, mi-psychédélique, mi-blues.  J’hallucine ou les Champignons sont disparus comme un « bad trip » après cet unique disque malgré un talent évident.  Ce disque était de la « Dynamite ».

J’ai vu très peu de groupes québécois en spectacle : les Classels, les Bel-Canto, les Mercedes, les Shadols, les Monstres, les Makadams, les Sinners, la Révolution Française, les Mykels et les Misérables (2 fois : une à Montréal et une à la Malbaie).  Les Misérables ont enregistré plus d’une demi-douzaine de 45 tours et un long-jeu.  En 2001, les disques Mérite ont sorti une compilation sur cd du groupe.  Les chansons originales portent toutes la signature de Gerry Bribosa avec quelques collaborations des autres membres, chanteur et guitariste du groupe.  Écoutons très fort : «Trop fort».

Un autre groupe costumé, les Napoléons.  Je vous laisse deviner quel était leur déguisement.  Leur discographie comporte deux 45 tours et un microsillon d’où est extrait la chanson : « Reviens ».

Les versions de chansons anglophones du groupe de Québec, les Sextans, étaient toujours de très grande qualité et celle de « Did You Ever Have To Make Up Your Mind » de Lovin’ Spoonful (2e position du Billboard en 1966) sous le titre de « La liberté de choisir » en est un exemple convainquant.

Une des plus belles voix a émergé des groupes québécois des années 60 était celle de Guy Harvey des Gendarmes.  Laissez-vous imprégner de sa douleur dans cette chanson : « Je suis blessé », version du succès « Hurt » de Timi Yuro (2e place du Billboard en 1961).

Je crois nous avons assez d’ingrédients pour nous concocter une bonne petite recette.  Si je filais mignon je vous offrirais un broche de brioches servies sur des roches.

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mercredi 2 octobre 2013

AU MOIS PROCHAIN

Je passe mon tour ce mois-ci car au moment où vous lirez ces mots, nous serons soit entre ciel et terre, soit les deux pieds sur terre au pays de la corrida ou encore bercés par la houle sur notre super paqueb ot ou en train de faire griller des guimauves sur le bord du Vésuve, s’il daigne se réveiller quelques instants et se mettre à « hi ».

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samedi 7 septembre 2013

La croisière s'abuse

Dans environ un mois nous nous envolerons pour Barcelone. Ensuite, larguez les amarres,  levez l’ancre, nous quitterons Barcelone pour une croisière sur la mer Mé-mé-méditérannée ohé ohé…  Cette croisière nous mènera à Cannes, Venise, Rome, Florence, Pompéi et aussi au Monténégro et en Croatie.

J’espère que nous ne frapperons pas de salade (iceberg) et je me demande comment notre paquebot fera pour accoster à Florence ou Rome.  Pour Venise y a pas de problème, y d’l’eau partout. 

Pour vous mettre dans l’ambiance et vous donner la vague à l’âme jusqu’à notre retour, de la musique qui vous mène en bateau et vous fera chavirer.  Se succèderont à la barre : Alan Parsons Project qui nous font visiter la Cathédrale La Sagrada Familia de Barcelone. Châkidor, Claude Léveillée, Éric Morena, Francine Raymond, Georges Dor, Georges Moustaki (qui nous accompagne sur la Méditérannée), Gilles Vigneault, Hervé Brousseau, Jacques Antonin, Jacques Bélanger, Jean-Marc Campagna, Les Champions, Les Contretemps, Les Trois Accords, Mad’Moizèle Giraf, Marc Gélinas, Marie-Denise Pelletier, Michel Barbeau, Norman Knight, Paolo Noël, Philippe Arnaud, Pierre Calvé, Raoul Roy, Serge Deyglun, Shirley Théroux, Sylvain Denfer et Tex Lecor.

Rejoignonns tous ces saouls marins autour de la table du capitaine pour déguster le menu du pécheur : saumon enfumé, caviar de S. Turgeon, crabe cabré, poisson violent et autres crus cétacés.

Encore une fois, un merci spécial à M. Robert Thérien qui me fournit les informations suivantes sur certains artistes mentionnés dans mon dernier message

Frank Angellini: Interprète et accordéoniste. Ville-Émard (Montréal), 17 février 1939. 

Après avoir suivi des cours de musique avec Tony Michetti à l'école Do-Ré-Mi, Frank Angelini commence à travailler dans les cabarets à compter de 1958 au sein du trio Del Mars. En 1960, il s'établit à Québec où il travaille comme chanteur-accordéoniste à l'hôtel Lafayette puis à la Page blanche de Gérard Thibault. L'année suivante, il travaille pendant quatre mois au cabaret Sons of Italy à Camden (New-Jersey) puis effectue une tournée de plusieurs mois avec le guitariste rock américain Duane Eddy. De retour à Québec, Frank Angelini anime sa propre émission à CFCM-TV. Il enregistre en 1965 un album pour la maison Rusticana de Roger Miron.

Charles Gauthier: Interprète. Montréal, 19 octobre 1940?

À 17 ans, Charles Gauthier est engagé au département de dessin de la compagnie Canadair (aujourd’hui Bombardier Aviation). En 1961, il débute sa carrière de chanteur. Il remporte le premier de l’émission «Ma première chance» (CFTM Montréal) puis se produit à diverses émissions de télévision dont «10 sur 10» (CFTM), «Rolande reçoit» (CFTM), «Jeunesse d’aujourd’hui» (CFTM) et «En habit du dimanche» (SRC). Il suit des cours de chants avec Roger Larivière, des cours de danse avec Michel Conte et des cours d’interprétation avec Éliane Catela. Surnommé «Monsieur sourire», Charles Gauthier connait une bonne carrière sur disques, à la radio et dans les cabarets jusqu'en 1973, alors qu'il quitte le métier pour devenir postier puis représentant d'une compagnie de cosmétiques.

Pierre Robyn: Interprète. Né Pierre Belzil; Rivière-du-Loup, 1er février 1935/ Montréal, septembre 1993.

Né à Rivière-du-Loup, Pierre Belzil grandit cependant à Lauzon, près de Québec. Il est d'abord mécanicien en aéronautique (1952-53) puis travaille sur des trains à Montréal, tout en suivant des cours de chant avec madame D'Ys. Après sa rencontre avec l'impressario Johnny Reed, il adopte le pseudonyme Pierre Robyn et fait ses débuts en 1957, se produisant au Café du Nord en février et au Château Sainte-Rose en avril avant d'être maître de cérémonie pendant tout l'été à l'Hôtel Ottawa de Saint-Hyacinthe. À compter d'avril 1958, il est maître de cérémonie et chanteur à l'Hôtel Central pendant une quinzaine de mois. Il se produit également au Café de l'Est, au Théâtre Mercier et à l'Hôtel Royal. Il fait ses débuts à la télévision à l’émission «Quizz variétés» en juin 1958. À la même période, Pierre Robyn décroche son premier contrat de disques avec la compagnie London et donne des spectacles en province. Il passe aux Disques Variétés à l'été 1959 et en décembre, il est nommé «chanteur le plus dynamique» au Gala du Music-hall canadien. Le jeune chanteur signe un nouveau contrat avec la compagnie Trans-Canada quelques mois plus tard, reprenant le succès C'est écrit dans le ciel. Il épouse en octobre 1962 l'animatrice et chanteuse Françoise Lemieux. En 1965, il joue dans des revues musicales et se produit à Reno, au Nevada, puis au Japon et en Extrême-Orient.

François Ricaud: Rico et Ricaud sont un seul et même homme qui s'appelait à la naissance Pierre Filion de Rimouski.

Il a accompagné pratiquement tous les groupes de Rimouski à un moment ou un autre. Il est aussi l’un des rares talents locaux à enregistrer quelques 45 tours à Montréal, notamment du producteur Pierre Nolès. Depuis 1972, Ricaud est plutôt reconnu pour ses merceries dans l’est du Québec.  (J'aimerais des informations sur cette chansons consacrée à Rimouski)

Claudia Morel: elle est née à Montréal en 1948 et a enregistré seulement deux 45 tours. C'est tout mais c'est de bon coeur.

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dimanche 4 août 2013

En sursis

Il y a quelques jours je désespérais car je n’avais rien (à mon goût) à vous mettre sous la dent.  Mais une brève visite chez mon « pusher » préféré et une autre dans une vente de garage m’a remonté le moral.  De ce qui fait que cela fait qu’une cinquante de beignets noirs ont tournés sur ma table chauffante tournante avant d’aller nourrir vos papilles auditives.

Comme d’habitude, la plupart de ces artistes sont demeurés d’illustres inconnus comme Frank Angelini et sa composition « Tu es mon seul amour ».  L’orchestre de Tony Romandini avait une plus grande réputation que lui.

Certains artistes français sont présents également dans le lot, d’abord avec Paul Barrault sur l’étiquette Bagatelle qui nous chante « À l’amitié ».  Paul Barrault compte plusieurs autres enregistrements mais aucune note biographie.

Puis Jean Binet nous lamente « La solitude », chanson bien seule sur ce 45 tours car la face B contient la version instrumentale de la même pièce.

Du country avec Johnny Boucher qui rend hommage à la mecque du country américain avec « Nashville Tennessee ».  Mais son accent ne nous trompe pas, Johnné est assuréement un pur québécois.

Grosse production pour Marc Bourret, qui s’offre les services de Pierre Nolès, sur étiquette RCA Victor il s’excuse, auprès de sa copine je suppose, avec des accents aznavouriens en avouant : « Je suis venu trop tard ».

Si vous désirez en savoir plus sur Pierre Charby, Wikipédia est là pour vous dépanner.  Écoutez bien sa chanson « Si tu entends ma mélodie ».  Je l’entends sa mélodie et je lui trouve des airs, enfin des p’tits airs, de « Comme j’ai toujours envie d’aimer » de Marc Hamilton.

David Clay, je lui trouve des accointances avec Daniel Hétu, qui produit effectivement ce disque, avec sa chanson siroteuse, « Parlons d’autres choses ».  Il aurait pu en parler sur la face B qui, mais comme il avait tout dit sur la face A, il se contente d’une version instrumentale pour cette face (sans farce).  C’est ce qu’on appelle une chanson clay en main.

En France, les super 45 tours (2 ou 3 chansons par face) étaient populaires dans les années 60.  Au Québec, ils étaient plutôt rares.  Le disque des Copains est un de ceux-là.  Je connaissais déjà deux groupes portant le nom de Copains : un de Québec et un de Montréal.  Ceux-ci me sont totalement inconnus et ce n’est pas l’étiquette qui peut m’éclairer, pas de mention d’une compagnie de disque.  Un numéro : QC 338.  Le titre des chansons : « Au clair de la lune » (ça me dit quelque chose). « Adolescent », musique-parole-solo : G. Dubois. « Pour une pomme » , xylo : P. Chartrand, solo : G. Dubois.  « Tout mon amour », Trad. : N. Martin, solo : G. Dubois.  Cette dernière m’était connue puisqu’il s’agit d’une version de « All My Loving » des Beatles (45e position du Billboard en 1964).

Avec la chanson « Quel bonheur que tu sois là », j’ai d’abord cru que Domani était un chanteur français, mais grâce en « Encyclopédisque », l’Encyclopédie en ligne du 45 tours français, je constate que nous sommes en présence d’un groupe.  Fin des infos.

Guy DuRosier ou Guy Durosier et sur cette chanson, « Ange ou démon », Guy Du Rosier d’Haïti.  Ce chanteur originaire d’Haïti (on s’en doutait), était un artiste complet et reconnu, visitez cette page web afin de le découvrir .

J’ai trois 45 tours de Charles Gauthier sur trois étiquettes différentes : C.I.B.C., Sélect et Nouvelle Vague mais je n’ai jamais réussi à trouver d’informations sur ce chanteur.  Le dernier en date est sur étiquette Nouvelle Vague et a pour titre : « Si tu crois que l’amour », une composition originale de Tony Caticchio et Gilles Brown.

Sylvie Lecault, pas Legault, mais bien Lecault.  Connais pas et pas vraiment intéressé à connaître, même si elle me chante « Aimer ».

Mario Lirette a touché à bien des rateliers avant devenir l’animateur radio fort réputé que l’on connaît aujourd’hui.  Depuis l’âge de 12 ans il patauge dans le monde artistique : acteur, danseur, promotion dans les bars, amuseur de foule, on oublie chanteur.  Le voici avec « Le monde devrait prendre des vacances ».  Quel bon synchronisme le monde est justement en vacances!

Wikipédia résume ainsi la carrière de Marie-Josée Longchamps : "Marie-Josée Longchamps (16 août 1948) est comédienne québécoise, animatrice, présentatrice, auteure et conceptrice. Elle est connue pour ses rôles dans des feuilletons télévisés », en oubliant de mentionner qu’elle fut (un peu) chanteuse le temps de quatre 45 tours.  Militant contre l’avortement à la fin des années 70 en exposant son point de vue dans une « Offensive pour la vie ».  C’est pourquoi elle nous chante « À l’école de la vie ».

Sur un rythme disco, Réjean Marc chante « Bye à demain ».  Et bien dansez maintenant…

Oscar Thiffault, Jeanne d’Arc Charlebois, Pierre Létourneau, Denise Émond, Beau Dommage, Les Jérolas, Sylvain Lelièvre, Léo Lesieur  et d’autres nous ont chanté notre sport national : le hockey.  Gérard Mathieu rend hommage à sa façon: « Au hockey »

Sur l’étiquette Pirate, Delores McDonna chante « Alléluia » et sur étiquette DSP International, Dolores McDonna chante « Alléluia je t’aime ».  Faudrait se brancher…

Sur étiquette Carrousel, une composition du duo Laurendeau-Brown, « Je vous emmène » interprétée par Claudia Morel.  J’avais déjà entendu cette chanson et je pensais que c’était une chanson française de France.

En 1970, en pleine guerre du Vietnam, Gilles Petel se demande : « À quoi ça sert les guerres? »

François Ricaud et François Rico sont une seule et même personne.  En François Ricaud, il chante la chanson-thème des Jeux d’Hiver de Rimouski 1975 : « Riki » et en François Rico, « Ce qu’il faut… », une composition et production d’André Collin.

En 1966, Fernand Gignac connaissait un grand succès avec la chanson « Honolulu » ce que n’avait pas réussi Guy Robichaud en 1962.

Pierre Robyn demeure un mystère pour moi-même si j’ai huit de ses chansons, par contre je viens d’y voir la binette dans un court vidéo (58 sec.) sur YouTube.  On retrouve son nom à plusieurs reprises au palmarès francophone au début des années 60 et sa chanson « C’est écrit dans le ciel » y figure en bonne position en 1960.

Ginette Sage a connu de nombreux succès entre 1960 et 1965, mais sa chanson « Johnny Guitare » n’est pas dans le lot. Il s’agit de la version d’une chanson composée par Peggy Lee et Vicotr Young, interprétée par Peggy Lee, pour le film du même titre de Nicolas Ray. Même si cette chanson est considérée comme un classique et ne figura jamais au Billboard, car a été reprise à de nombreuses reprises en anglais comme en français.

Pourquoi la chanson « C’est différent » du chanteur français, Noël Saint-Clair m’a-t-elle accrochée?

Comme le temps m’oppresse, je refile ma nouvelle recette : Connard à l’orange avec de bonnes grosses nouillesa>.

P.S. : Ma femme et moi sommes devenus grands-parents pour une quatrième fois le 31 juillet dernier quand notre fille a donné naissance à sa deuxième fille prénommée Chloé.

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samedi 6 juillet 2013

Jouer la gamme ou jouer la game

Amusons-nous à faire des phrases avec les notes de la gamme.

L’ami Rémi Doré l’adoré fa dodo.  Si sol facile à cirer, sol l’a miré.  Je vous laisse en trouver d’autres.

Maintenant, jouons au jeu de la plaque.  Vous ne connaissez pas ce jeu car, à ma connaissance, il n’y que ma femme et moi qui y jouons.  Comment joue-t-on à ce jeu?  Ce n’est vraiment pas compliqué…  J’ai crée ce jeu en roulant dans notre voiture.  Je filais sur la 20 il y a quelques années quand une auto nous dépassa à une vitesse grand V.  Sa plaque d’immatriculation portait la combinaison de chiffres et de lettres suivantes : 100 ANS.  Ce qui me fit dire à ma femme : « Ce conducteur ne vivra pas 100 ans ».  C’est alors que j’eus une idée.  Je ne me souviens pas du numéro d’immatriculation de la voiture suivante qui nous dépassa, supposons que c’était 393 CTE.  Je posais alors la question suivante à ma femme : « Fais-moi un mot avec CTE? ».  Je pris la peine de spécificer les règles suivantes : le mot devait débuter par la lettre « C », la lettre « T » pouvait se retrouver n’importe où dans le mot, mais le « E » devait être la dernière lettre de ce mot.  Pas plus compliqué que cela…

Je venais d’inventer le jeu de la plaque.  Depuis ce temps, pratiquement à chaque sortie, quand une voiture nous double ou que nous nous retrouvions derrière un véhicule à un feu rouge, un de nous deux peut lancer sans avertissement : « Fais-moi un mot avec BST ou EVX ou DDM ».  Vous saisissez le principe?  Alors à vos plaques et jouez!

Mises au point

Suite à mon dernier message j’ai reçu ces informations complémentaires sur certains des artistes mentionnés.  Ces informations me sont gracieusement fournies par M. Robert Thérien.

Michèle Andray était née Andrée Daoust en 1934 et était la fille du comédien et metteur en scène Julien Daoust, bien connu dans les années 1920 et 1930. C'est son oncle Doris Lussier qui lui a conseillé de prendre le nom de scène Michèle Andray.

Né Pierre Thétrault à Montréal en 1937, il a été batteur dans des orchestre de jazz dans les années 1950 avant de devenir chanteur sous le nom Pierre D'Aragon. Il est ensuite devenu Buddy Hampton et fait paraître des albums de musique de danse sociale.

Claire Deval (née Thérèse Berthiaume en 1932) a remporté quelques concours d'amateurs et est devenue la première artiste québécoise à signer avec Quality en 1951, l'année où elle a épousé le chef d'orchestre Marcel Lévèque (décédé en août 2012)

Jac Darieux est né en 1941 et n'a, à ma connaissance, enregistré que de 1959 à 1961.

Louisette Giroux n'a enregistré qu'un seul 45 tours paru en août 1960. Elle était de Québec.

Les Lapierre étaient bien deux frères prénommés Daniel et Jean.

Sur «Ne ratez pas l'espion», il y a parmi les choristes deux débutants, étudiants à l'École nationale de théâtre: Louise Forestier et Robert Charlebois.

Née en 1946, Marie Josée est la fille de l'écrivain Yves Thériault qui avait épousé Michelle Blanchet, soeur de Jacques. Marie Josée était donc la nièce de ce dernier. Elle a présenté de nombreux spectacles avec son oncle au début des années 1970. Lorsque Blanchet est décédé en mai 1981, André Gagnon, pianiste et ami de longue date de Blanchet (depuis l'époque de Les Bozos) a financé un album de chanson de Blanchet interprétées par Marie Josée Thériault.

Gaby était la femme de Lejeune.

Et la musique dans tout cela?  Nous y sommes!

1er juillet, fête de la Confédération ou du Canada, une semaine après celle du Québec.  Peut-on parler de suite dans les idées?  Je ne participe à aucune de ces grandes manifestations.  Comme tout était fermé ce jour-là, nous nous sommes rabattus sur les ventes de garage.  Là aussi ça aurait dû être fermé, because sur les sept que nous avons visitées, nous avons fait chou blanc avec les six premières.  À la septième ma femme a trouvé quelques petites bébelles pour nos petits-enfants et j’ai pu mettre la main sur quatre cd (3 québécois et 1 suisse) pour 2,00$, parmi ceux-ci, un du groupe les Dales Hawerchuk, flambant nu même pas déballé.  Alors un peu de musique punk rock québécoise : « Le reel du petit minou ».

Un autre groupe rock québécois, La Loi des Cactus, formé en 2003 à Rosemère et qui roule sa bosse depuis ce temps avec courage et abnégation (ça fait longtemps que je voulais placer ce mot queque part).  En 2007, la chanson « Sans comment, ni pourquoi » connaît une certaine popularité.

Claire Vézina est originaire de la ville de Québec.  Pianiste de formation, elle concocte quatre cd entre 1993 et 2008.  « Cyber Neptune » est extrait du disque du même nom.  On peut qualifier son genre de rock progressif.

Un chanteur suisse romand avec un nom à coucher dehors, difficile à prononcer en plus : K, connu dans sa famille sous le nom de Nicolas Michel.  Son disque « L’amour dans le rue » reçoit le prix Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros en 2008.  Pour votre plaisir, je vous propose « L’émigré ».

J’avais encore quelques 45 tours à riper, j’ai dû me fouetter pour le faire.  Je deviens de plus en plus paresseux.  Jeanie Bennett est une chanteuse américaine qui apparaît à Paris en 1968 en très peu de temps elle réussit à se débrouiller assez bien en français pour se voir offrir le rôle de la fille enceinte dans le version française de « Hair » en 1969.  Elle enregistre quelques 45 tours dont une version française de la chanson « Chicago » de Graham Nash, ex-membre du groupe anglais The Hollies, fort populaire du temps des Beatles, qui ne souvient pas de leur chanson qui fait encore aujourd’hui le bonheur des disco-mobiles : « Long Cool Woman In A Black Dress » (No 2 au Billboard en 1972).  La même année, Graham Nash deviendra du trio mythique « Crosby, Stills & Nash » qui deviendra quatuor un peu plus tard avec l’ajout d’un certain Neil Young, chanteur folk canadien, le groupe s’appelera maintenant « Crosby, Stills, Nash & Young » et leur inoubliable hit : « Woodstock » (No 11 au Billboard en 1970).  Une cure d’amaigrissement réduit le groupe à « Crosby & Nash » en 1972 et leur chanson « Immigration Man » connaît un modeste succès avec une 36e place au Billboard en 1972.

Je me suis un peu éloigné de Jeanie Bennett et de sa chanson « Pas trop tôt »

Parmi ces 45 tours, une curiosité pour ne pas dire une incongruité, Shirley Bassey en duo avec Alain Delon sur « Thought I’d Ring You ».  De Shirley Bassey en plus de ses mémorables interprétations des chansons-thème de certains films de James Bond, je retiens sa participation à une chanson du suisse Yello : « The Rhythm Divine ». (à écouter très fort).
Une chanson de Carole Cloutier, chanteuse native de Thedford-Mines, qui écrivait la plupart de ses chansons : « Tout tombe à l’eau ».

Sylvie Vartan n’a pas besoin de présentation, ex-femme de Johnny Hallyday, en 1978, elle s’essaie au disco avec « Disco Queen » qui malgré son titre est une version française de la chanson « Johnny, Johnny, Please Come Home » de Claudja Barry.  Elle aurait dû conserver le titre original de cette chanson et le traduire en français pour son Johnny : « Johnny, Johnny reviens à la maison ».

Sur étiquette Trans-Canada, un chanteur au nom bizarre, Yankey et sa chanson « Jamais dire non », j’ignore si c’est une version car je n’ai pu déchiffrer le nom des compositeurs de la pièce, l’étiquette est trop usée.

Ce sera tout pour cette fois, je manque de matériel et de temps.  Je vous invite à vous mettre à table et déguster ma dernière recette : un hamburger shakespearien, le big Macbeth, relique moutarde.

P.S. :  Le comble de l’incompétence, c’est même en ne faisant rien, on le fait mal.

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : flavoie63@gmail.com

mardi 4 juin 2013

Chant de fraises

Malgré un mois de mai plutôt exécrable, le temps a passé trop vite à mon goût puisqu’on vient de mettre les pieds dans le mois de juin.  En mai je me plaignais d’un manque de matière première.  Ce que je proposais en mai, je l’avais recueilli en avril et ce que j’ai à offrir aujourd’hui, je l’ai dégotté en mai… vous me suivez???

Donc quelque part au mois de mai, je me suis retrouvé au sous-sol de l’église Sainte-Monique aux Saules.  J’y fais une visite annuelle depuis quelques années et en général j’en ressort avec quelques pièces de choix.  Mon coin préféré avait changé de coin cette année et avait maigri en plus.  Quand même plusieurs boîtes remplies de longs-jeux et une seule contenant des dizaines de 45 tours (mon plat préféré).  Une maigre récolte, un 45 tours de Marc Hamilton, extrait de son 4e long-jeu sorti en 1981 : Peau de femme.  La face A qui porte le titre du long-jeu est plate à mort.  Je lui préfère la face B, plus rythmée : « Je veux vivre à la campagne ».  Résigne-toi Marc!

J’allais tourner les talons devant cette piètre cueillette quand le responsable du kiosque m’informa qu’il y avait une autre boîte de 45 tours sous la table.  Malgré mon mal de dos, je me suis penché pour la remonter par-dessus une boîte de longs-jeux et sans conviction, je me suis emparé du premier disque.  Une étiquette verte familière : RCA Victor.  Un disque de Ginette Ravel, en lisant le titre, je me suis dit que ma journée était faite, je le cherchais depuis plusieurs mois suite à une demande spéciale.  Le titre, « Je reviens chez nous » de Jean-Pierre Ferland.  Cette chanson de Ginette Ravel ne figure sur aucune de ses microsillons, seulement sur ce 45 tours.

Maintenant j’ai un problème.  Je ne me souviens plus de qui provenait la demande spéciale pour ce disque.  Alors j’espère que cette personne me lit encore et verra ainsi son vœu exaucé, amen!

Mine de rien mes découvertes ne sont pas arrêtées là, j’étais tombé sur un filon digne de la ruée vers l’or : une trentaine de pépites… qui par contre ont un vilain défaut, ces pépites crépitent trop à mon goût.  Comme que dirait l’autre : « On peut pas toute awouère ».

« Le chemin de l’amour » par Alexandra sur étiquette Sélect.  Française ou québécoise, française habitant au Québec?

Michèle Andray interprète une composition de Marc Gélinas, primée en 1958 à l’émission « CKVL chante canadien ».  J’ignorais que le canadien était une langue.  Michèle Andray est la nièce de feu Doris Lussier (le père Gédéon).

Deux 45 tours de Gérald Baudart qui nous a offert une dizaine de 45 tours de 1963 à 1968.  Sa chanson « À San Francisco » était en 8e position du Disc-O-Logue en mai 1964, c’est une version de « I Left My Heart In San Francisco » de Tony Bennett (19e place au Billboard en 1962).  Une deuxième chanson de Gérald Baudart, version de « Always In My Heart » de Kenny Baker (18e place au Billboard en 1942).

Remontons encore plus loin dans le temps avec une chanson de Yvan Daniel : « Jeannine », version d’une chanson américaine, « Jeannine (I Dream Of Lilac Time) », même si cette chanson ne fait pas partie du « Hot 100 » du Billboard, elle atteignit la première position de la revue en 1928.  N’oublions pas que le Billboard publie un classement des succès de la musique américaine depuis 1894.

Pierre D’Aragon, chanteur, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, a six 45 tours à son actif et deux microsillons, tous sortis sur une courte période : entre 1964 et 1966.  On peut voir un clip de la chanson « Doubie, doubie » sur YouTube.  Par contre sa chanson, « Le chien fou » est une composition de Eddie Marnay et était le thème d’un film français du même titre sorti en 1966.

Aucune note biographique sur le chanteur québécois Jac Darieux.  Sa chanson « Pourquoi m’as-tu embrassé? » qui serait une version de « Why Did You Kiss Me? » (impossible de trouver l’interprète), chanson composée par George Adams et Jimmy Burns et les paroles françaises de Jean Grimaldi.

Sur étiquette « Variétés », Claire Deval chante « Trudie », empruntée à Line Renaud, il s’agit d’une adaptation de la pièce instrumentale du pianiste anglais Joe Henderson : « Trudie ».

Sur la même étiquette, Jean Duchêne vous fait valser « Dans le cœur des poètes ».  Les deux faces du disque sont ses compositions.

Une composition de Raymond Paradis interprétée par Nicole Fortier : « En traversant l’île » sur la prestigieuse étiquette Quality.

Un peu de country avec Jean Germain et sa chanson : « Ah! Que c’est beau ».

Écoutons l’avertissement de Michel Gingras qui nous intime l’ordre : « Défense de stationner » sur les disques Aladin.

Accompagnée par l’orchestre de Fernando St-Georges, comme Jean Duchêne, Louisette Giroux se lamente sur « Puisque tu m’as quittée ».

Les chansons du « fou chantant » Charles Trenet figurent au répertoire de nombreux artistes; Guylaine Guy (une des plus belles voix du Québec) fait partie du lot avec « Les chansons de la nuit » que reprenait en 1955.

Les comédies musicales obtiennent beaucoup de succès au Québec, qu’il s’agisse d’adaptations ou d’œuvres originales et cet engouement n’est pas un phénomène récent car déjà en 1966, « Ne ratez pas l’espion » d’Hubert Aquin, Louis-Georges Carrier et Claude Léveillée était à l’affiche du Théàtre de Marjolaine.  L’extrait « Ne ratez pas l’espion » est interprété par les Doubles-Faces formés de Pierre Thériault, Monique Chabot, Philippe Arnaud et Guy Boucher.
 « Santa Lucia » est une chanson traditionnelle napolitaine dont l’origine remonte au milieu du 19e siècle et reprise au fil des années par d’innombreux chanteurs ou teuses.  Pierre Jasmin y est allé de la sienne sous le titre de « Pour toi, pour moi ».

L’étiquette de disques Bonanza regroupait la plupart des grands noms du country québécois avant de faire faillite en 1982, parmi ceux-ci, Marcel Laframboise qui se rappellait à notre souvenir en interprétant  sa composition : « Rappelle-toi ».

Les Lapierre étaient probablement un duo composé de deux frères identifiés seulement par leurs initiales, J.-C. et D., sur leur chanson « Chanson drôle »

Les Disques Sélect ont existé de 1959 à 1977 avant de se métamorphoser en Distribution Sélect.  J’ignore combien d’artistes ont fait partie de cette étiquette durant cette période, mais il y en avait un puis un autre et Rémi Leclerc était du nombre avec sa chanson « Quoi qu’il advienne ».

André Lejeune n’est plus tout jeune malgré son nom, il a 78 ans bien sonné aujourd’hui et il chante depuis l’âge de 7 ans.  Identifié comme auteur-compositeur-interprète, il bifurqua pendant une période vers l’animation et la musique folklorique.  Sur sa composition « Hey! Là-bas », il chante en duo avec Gaby (Sa femme? Sa Sœur? Sa Ma tante?).

Pendant de très, très, très, longues minutes, j’ai fait des recherches pour trouver des informations sur la chanson « L’été, l’été, l’été » de Nicole Lord.  Laissez-moi vous dire que c’est loin d’être évident.  J’ai d’abord conclu que c’était une version d’une chanson anglaise puisque sous le titre français on voit les mots « Goodbye, Goodbye, Goodbye ».  Je google ces trois mots sans obtenir de résultat.  J’ajoute en suite le nom d’un des compositeurs : Hans Bradtke.  Bingo!  Google me conduit par la main sur la page web : « AustrianCharts » et sur cette page le joli minois d’une chanteuse américaine se présente à mes yeux ébarlouis : Little Peggy March qui interprète cette chanson.  Je regoogle : « Little Peggy March Goodbye, Goodbye, Goodbye ».  Cette fois-çi, je suis téléporté sur YouTube, je lance YouTube et c’est alors que j’entends la chanson « Goodbye, Goodbye, Goodbye » non pas en anglais mais en allemand.  J’ai oublié de mentionner que simultanément j’avais lancé une requête avec SoulSeek.  En retournant visionner les résultats, plusieurs chansons sont affichées, des titres allemands, anglais, japonais, italien et un français : « Tu gâches ta vie ».

Little Peggy March est cette jeune chanteuse américaine de 15 ans qui trônait au top du Billboard en 1963 avec la chanson « I Will Follow Him ».  J’ai toujours cru jusqu’à il y a quelques minutes que la chanson « Chariot » de Petula Clark était la version française de cette chanson, alors que c’est tout le contraire.

Deux grands compositeurs, André Gagnon et Jacques Blanchet, ont uni leur force pour offrir à Marie Josée la chanson « Notre amour ».

Je me garde une petite réserve… pour le prochain message sans oublier de vous laisser cette recette de cœurs d’artichaut froid servi archi-tôt tard.


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samedi 4 mai 2013

L'écureuil et l'oiseau


En avril ne découvre pas d’un fil, mais en mai tu peux te déshabiller.

En nettoyant ma piscine aujourd’hui j’y ai retiré deux cadavres : un gros écureuil et un tit oiseau.  Deux destins tragiques.  C’est Fabienne Thibeault qui rendra hommage à « L’écureuil et le rouge-gorge » lors des obsèques vendredi prochain.  C’est avec putréfaction que j’apprends que mis au courant, allez savoir comment, Eric Burdon et le groupe War tiennent à être présents pour rendre un dernier hommage à ces pauvres créatures trop tôt disparues.  Éteint par l’émotion Éric Bourdon en a eu la coupe soufflée et est demeuré sans voix, c’est pourquoi la pièce, « The Bird And The Squirrel », est instrumentale.  Flûte de flûte de zut, faites-en votre deuil.

Ma matière première (45 tours) commence à se faire rare,  je dois me tourner vers une matière secondaire (longs-jeux).  Parmi ceux-ci, une découverte mystère, le microsillon d’un groupe appelé « The Chain Gang ».  Le groupe est un trio, toutes les pièces sont chantées en anglais et toutes composées par un certain Adrian Theor, les deux autres membres ne sont identifiés que par leur prénom : Yves et John. Le répertoire est country western.  Aucune date ou année de l’enregistrement n’est mentionnée, mais le disque était disponible en cartouche 8 pistes également. Le 8 pistes rivalisait, sans grand succès, avec les cassettes dans les années 60 et 70.  Je n’ai ripé qu’une chanson de ce disque pour le moment : « Shorty ».

J’en conclus que le groupe est québécois, car c’est une production de Irène Trudeau pour les disques T.B. Records, qui avaient pour adresse, le 6970, rue Saint-Denis à Montréal, et enregistré sur l’étiquette Lasso.  On retrouve aussi le nom de Dougie Trineer comme ingénieur du son.  Ce Trineer a composé la musique de plusieurs chansons de Renée Martel.  Il a enregistré en solo et avec d’autres artistes, entre autre avec Denis Champoux, Albert Babin, Dan Kidd et Réal Robert sur le disque « 5 Guitaristes – 25 Succès Country ».  J’ai pu monter un court pot-pourri de quelques-unes de ses pièces.

Trois pianistes québécois qui auraient mérité une plus grande reconnaissance, car bourrés de talent autant qu’André Gagnon.

Gaston Brisson a accompagné et composé pour plusieurs artistes et non des moindres, tels qu’Yvon Deschamps, Clémence Desrochers, Monique Leyrac, Pauline Julien et Georges Dor.  Un extrait de son long-jeu de 1977 : « Filigranes », la pièce « Ragtime ».

Michel Brouillette est surtout connu pour sa participation comme chef d’orchestre à des émissions de télévision de Radio-Canada durant les années 50 et 60 comme le Club des Autographes.  Il a travaillé aussi avec Nicole Martin et Diane Juster.  Sur son disque, « Brouillette » j’avoue avoir un p’tit faible pour la pièce pour « Mon île aux trésors » car j’ai p’tit faible pour le piano électrique.

Mon préféré est Pierre Leduc.  D’abord pianiste de jazz durant les années 60 avant de passer à la musique populaire durant les années 70, il travailla avec de nombreux artistes québécois : Ginette Reno, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, Diane Dufresne, François Dompierre, Edith Butler et Angèle Arsenault.  En 1983, il revient au jazz.  De son long-jeu « Renaître » enregistré en 1977, la pièce « Vaste monde ».

J’ai encore quelques vieux 45 tours en réserve.  Celui de Jacques Vallée sur lequel il chante sa composition, « Je t’aime ».  Aucune information sur ce chanteur, par contre, mais je retrouve plusieurs références avec d’autres artistes pour le producteur Mario Rubnikowich.

Pendant longtemps, j’ai cherché la chanson « (Pour être) Avec toi » du groupe verdunois, Les Rats.  Récemment, quelqu'un’un a qui je faisais part de ma recherche m’annonça qu’il avait cette chanson.  En bon samaritin, celui-ci m’en fit cadeau.

Sur la prestigieuse étiquette CBS, un air disco enregistré par l’inconnu Alain Chouinard, « Chante, chante », accompagné par l’orchestre du réputé Denis Lepage.  On croirait que c’est Aline Chouinard qui chante… ou bedon il est ben jeune…

Pour tenter de racheter la première chanson que j’ai déjà mise en ligne du chanteur Giovanni, je vous offre « Dis-lui », sa version de « Feelings » de Morris Albert.  Une chanson qui me tire l’alarme, m’étreint, m’émotionne et me boule l’averse.

Régis et Jackie, ce sont Régis Simard et Jackie…, c’est Jackie, et leur chanson c’est : « À cause de toi ».

Sur l’étiquette Kébec-Disc,  Alton Seale et sa chanson « En grève ».  Malgré son titre cette chanson a demandé beaucoup d’ouvrage à composer car ils ont dû s’y mettre à cinq pour le faire : A. Seale, D. Ippersiel, S. Laporte, F. Loyer et R. Wales


Je dois me rendre à l’évidence la source de 45 tours est tarie dans le moment.  Au fil des années j’ai pu mettre la main sur de nombreuses chansons d’artistes français grâce à quelques mystérieux donateurs.

Beaucoup de groupes québécois ont chanté en anglais mais très peu de groupes anglophones canadiens ont fait le contraire.  Le groupe Straight Lines fait exception à la règle.  En 1983, leur chanson « Letting Go », extrait de leur long-jeu « Run For Cover » enregistré en 1981, était en nomination pour le meilleur « single » aux Juno Awards.

J’ai bien aimé le passage de Paul Anka à l’émission « Tout le monde en parle » récemment.  De nombreux chanteurs ont profité de ses talents en reprenant de ses chansons.  Eddy Grenier est de ceuse-là avec une version de « Adam And Eve » (une misérable 90e position au Billboard en 1960), sous le titre de… « Adam et Ève ».

La version de « It’s Getting Better » (No 30 au Billboard en 1969) de Mama Cass Elliot, ex-Mamas & Papas, par la chanteuse Jacqueline Fellay, sous le titre, « Plus qu’hier, moins que demain » l’a laissée dans l’anneau nimat.

Yves Lemieux est allé chercher loin l’originale de sa chanson, « Les melons », version de « I've Got a Lovely Bunch of Coconuts », composée en 1944 et qui connut un grand succès en 1949 avec une 8e place au Billboard avec la version de l’orchestre de Freddy Martin et Merv Griffin au chant.

Le guitare fuzzée domine dans cette chanson de Pierre Mercier, « C’est ça la vie », composée par nulle autre que lui-même.

Le compositeur et chanteur anglais Rupert Holmes tenta de répéter le succès obtenu avec sa chanson « Escape (The Pina Colada Song)  (No 1 au Billoboard) avec sa chanson « Him » en 1980.  Il y réussi presque avec une 6e place, il se permit même d’en faire une version française : « Lui ».

Pour conclure le tout, une recette de guedilles aux yeux pochés.

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