mardi 4 juin 2013

Chant de fraises

Malgré un mois de mai plutôt exécrable, le temps a passé trop vite à mon goût puisqu’on vient de mettre les pieds dans le mois de juin.  En mai je me plaignais d’un manque de matière première.  Ce que je proposais en mai, je l’avais recueilli en avril et ce que j’ai à offrir aujourd’hui, je l’ai dégotté en mai… vous me suivez???

Donc quelque part au mois de mai, je me suis retrouvé au sous-sol de l’église Sainte-Monique aux Saules.  J’y fais une visite annuelle depuis quelques années et en général j’en ressort avec quelques pièces de choix.  Mon coin préféré avait changé de coin cette année et avait maigri en plus.  Quand même plusieurs boîtes remplies de longs-jeux et une seule contenant des dizaines de 45 tours (mon plat préféré).  Une maigre récolte, un 45 tours de Marc Hamilton, extrait de son 4e long-jeu sorti en 1981 : Peau de femme.  La face A qui porte le titre du long-jeu est plate à mort.  Je lui préfère la face B, plus rythmée : « Je veux vivre à la campagne ».  Résigne-toi Marc!

J’allais tourner les talons devant cette piètre cueillette quand le responsable du kiosque m’informa qu’il y avait une autre boîte de 45 tours sous la table.  Malgré mon mal de dos, je me suis penché pour la remonter par-dessus une boîte de longs-jeux et sans conviction, je me suis emparé du premier disque.  Une étiquette verte familière : RCA Victor.  Un disque de Ginette Ravel, en lisant le titre, je me suis dit que ma journée était faite, je le cherchais depuis plusieurs mois suite à une demande spéciale.  Le titre, « Je reviens chez nous » de Jean-Pierre Ferland.  Cette chanson de Ginette Ravel ne figure sur aucune de ses microsillons, seulement sur ce 45 tours.

Maintenant j’ai un problème.  Je ne me souviens plus de qui provenait la demande spéciale pour ce disque.  Alors j’espère que cette personne me lit encore et verra ainsi son vœu exaucé, amen!

Mine de rien mes découvertes ne sont pas arrêtées là, j’étais tombé sur un filon digne de la ruée vers l’or : une trentaine de pépites… qui par contre ont un vilain défaut, ces pépites crépitent trop à mon goût.  Comme que dirait l’autre : « On peut pas toute awouère ».

« Le chemin de l’amour » par Alexandra sur étiquette Sélect.  Française ou québécoise, française habitant au Québec?

Michèle Andray interprète une composition de Marc Gélinas, primée en 1958 à l’émission « CKVL chante canadien ».  J’ignorais que le canadien était une langue.  Michèle Andray est la nièce de feu Doris Lussier (le père Gédéon).

Deux 45 tours de Gérald Baudart qui nous a offert une dizaine de 45 tours de 1963 à 1968.  Sa chanson « À San Francisco » était en 8e position du Disc-O-Logue en mai 1964, c’est une version de « I Left My Heart In San Francisco » de Tony Bennett (19e place au Billboard en 1962).  Une deuxième chanson de Gérald Baudart, version de « Always In My Heart » de Kenny Baker (18e place au Billboard en 1942).

Remontons encore plus loin dans le temps avec une chanson de Yvan Daniel : « Jeannine », version d’une chanson américaine, « Jeannine (I Dream Of Lilac Time) », même si cette chanson ne fait pas partie du « Hot 100 » du Billboard, elle atteignit la première position de la revue en 1928.  N’oublions pas que le Billboard publie un classement des succès de la musique américaine depuis 1894.

Pierre D’Aragon, chanteur, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, a six 45 tours à son actif et deux microsillons, tous sortis sur une courte période : entre 1964 et 1966.  On peut voir un clip de la chanson « Doubie, doubie » sur YouTube.  Par contre sa chanson, « Le chien fou » est une composition de Eddie Marnay et était le thème d’un film français du même titre sorti en 1966.

Aucune note biographique sur le chanteur québécois Jac Darieux.  Sa chanson « Pourquoi m’as-tu embrassé? » qui serait une version de « Why Did You Kiss Me? » (impossible de trouver l’interprète), chanson composée par George Adams et Jimmy Burns et les paroles françaises de Jean Grimaldi.

Sur étiquette « Variétés », Claire Deval chante « Trudie », empruntée à Line Renaud, il s’agit d’une adaptation de la pièce instrumentale du pianiste anglais Joe Henderson : « Trudie ».

Sur la même étiquette, Jean Duchêne vous fait valser « Dans le cœur des poètes ».  Les deux faces du disque sont ses compositions.

Une composition de Raymond Paradis interprétée par Nicole Fortier : « En traversant l’île » sur la prestigieuse étiquette Quality.

Un peu de country avec Jean Germain et sa chanson : « Ah! Que c’est beau ».

Écoutons l’avertissement de Michel Gingras qui nous intime l’ordre : « Défense de stationner » sur les disques Aladin.

Accompagnée par l’orchestre de Fernando St-Georges, comme Jean Duchêne, Louisette Giroux se lamente sur « Puisque tu m’as quittée ».

Les chansons du « fou chantant » Charles Trenet figurent au répertoire de nombreux artistes; Guylaine Guy (une des plus belles voix du Québec) fait partie du lot avec « Les chansons de la nuit » que reprenait en 1955.

Les comédies musicales obtiennent beaucoup de succès au Québec, qu’il s’agisse d’adaptations ou d’œuvres originales et cet engouement n’est pas un phénomène récent car déjà en 1966, « Ne ratez pas l’espion » d’Hubert Aquin, Louis-Georges Carrier et Claude Léveillée était à l’affiche du Théàtre de Marjolaine.  L’extrait « Ne ratez pas l’espion » est interprété par les Doubles-Faces formés de Pierre Thériault, Monique Chabot, Philippe Arnaud et Guy Boucher.
 « Santa Lucia » est une chanson traditionnelle napolitaine dont l’origine remonte au milieu du 19e siècle et reprise au fil des années par d’innombreux chanteurs ou teuses.  Pierre Jasmin y est allé de la sienne sous le titre de « Pour toi, pour moi ».

L’étiquette de disques Bonanza regroupait la plupart des grands noms du country québécois avant de faire faillite en 1982, parmi ceux-ci, Marcel Laframboise qui se rappellait à notre souvenir en interprétant  sa composition : « Rappelle-toi ».

Les Lapierre étaient probablement un duo composé de deux frères identifiés seulement par leurs initiales, J.-C. et D., sur leur chanson « Chanson drôle »

Les Disques Sélect ont existé de 1959 à 1977 avant de se métamorphoser en Distribution Sélect.  J’ignore combien d’artistes ont fait partie de cette étiquette durant cette période, mais il y en avait un puis un autre et Rémi Leclerc était du nombre avec sa chanson « Quoi qu’il advienne ».

André Lejeune n’est plus tout jeune malgré son nom, il a 78 ans bien sonné aujourd’hui et il chante depuis l’âge de 7 ans.  Identifié comme auteur-compositeur-interprète, il bifurqua pendant une période vers l’animation et la musique folklorique.  Sur sa composition « Hey! Là-bas », il chante en duo avec Gaby (Sa femme? Sa Sœur? Sa Ma tante?).

Pendant de très, très, très, longues minutes, j’ai fait des recherches pour trouver des informations sur la chanson « L’été, l’été, l’été » de Nicole Lord.  Laissez-moi vous dire que c’est loin d’être évident.  J’ai d’abord conclu que c’était une version d’une chanson anglaise puisque sous le titre français on voit les mots « Goodbye, Goodbye, Goodbye ».  Je google ces trois mots sans obtenir de résultat.  J’ajoute en suite le nom d’un des compositeurs : Hans Bradtke.  Bingo!  Google me conduit par la main sur la page web : « AustrianCharts » et sur cette page le joli minois d’une chanteuse américaine se présente à mes yeux ébarlouis : Little Peggy March qui interprète cette chanson.  Je regoogle : « Little Peggy March Goodbye, Goodbye, Goodbye ».  Cette fois-çi, je suis téléporté sur YouTube, je lance YouTube et c’est alors que j’entends la chanson « Goodbye, Goodbye, Goodbye » non pas en anglais mais en allemand.  J’ai oublié de mentionner que simultanément j’avais lancé une requête avec SoulSeek.  En retournant visionner les résultats, plusieurs chansons sont affichées, des titres allemands, anglais, japonais, italien et un français : « Tu gâches ta vie ».

Little Peggy March est cette jeune chanteuse américaine de 15 ans qui trônait au top du Billboard en 1963 avec la chanson « I Will Follow Him ».  J’ai toujours cru jusqu’à il y a quelques minutes que la chanson « Chariot » de Petula Clark était la version française de cette chanson, alors que c’est tout le contraire.

Deux grands compositeurs, André Gagnon et Jacques Blanchet, ont uni leur force pour offrir à Marie Josée la chanson « Notre amour ».

Je me garde une petite réserve… pour le prochain message sans oublier de vous laisser cette recette de cœurs d’artichaut froid servi archi-tôt tard.


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samedi 4 mai 2013

L'écureuil et l'oiseau


En avril ne découvre pas d’un fil, mais en mai tu peux te déshabiller.

En nettoyant ma piscine aujourd’hui j’y ai retiré deux cadavres : un gros écureuil et un tit oiseau.  Deux destins tragiques.  C’est Fabienne Thibeault qui rendra hommage à « L’écureuil et le rouge-gorge » lors des obsèques vendredi prochain.  C’est avec putréfaction que j’apprends que mis au courant, allez savoir comment, Eric Burdon et le groupe War tiennent à être présents pour rendre un dernier hommage à ces pauvres créatures trop tôt disparues.  Éteint par l’émotion Éric Bourdon en a eu la coupe soufflée et est demeuré sans voix, c’est pourquoi la pièce, « The Bird And The Squirrel », est instrumentale.  Flûte de flûte de zut, faites-en votre deuil.

Ma matière première (45 tours) commence à se faire rare,  je dois me tourner vers une matière secondaire (longs-jeux).  Parmi ceux-ci, une découverte mystère, le microsillon d’un groupe appelé « The Chain Gang ».  Le groupe est un trio, toutes les pièces sont chantées en anglais et toutes composées par un certain Adrian Theor, les deux autres membres ne sont identifiés que par leur prénom : Yves et John. Le répertoire est country western.  Aucune date ou année de l’enregistrement n’est mentionnée, mais le disque était disponible en cartouche 8 pistes également. Le 8 pistes rivalisait, sans grand succès, avec les cassettes dans les années 60 et 70.  Je n’ai ripé qu’une chanson de ce disque pour le moment : « Shorty ».

J’en conclus que le groupe est québécois, car c’est une production de Irène Trudeau pour les disques T.B. Records, qui avaient pour adresse, le 6970, rue Saint-Denis à Montréal, et enregistré sur l’étiquette Lasso.  On retrouve aussi le nom de Dougie Trineer comme ingénieur du son.  Ce Trineer a composé la musique de plusieurs chansons de Renée Martel.  Il a enregistré en solo et avec d’autres artistes, entre autre avec Denis Champoux, Albert Babin, Dan Kidd et Réal Robert sur le disque « 5 Guitaristes – 25 Succès Country ».  J’ai pu monter un court pot-pourri de quelques-unes de ses pièces.

Trois pianistes québécois qui auraient mérité une plus grande reconnaissance, car bourrés de talent autant qu’André Gagnon.

Gaston Brisson a accompagné et composé pour plusieurs artistes et non des moindres, tels qu’Yvon Deschamps, Clémence Desrochers, Monique Leyrac, Pauline Julien et Georges Dor.  Un extrait de son long-jeu de 1977 : « Filigranes », la pièce « Ragtime ».

Michel Brouillette est surtout connu pour sa participation comme chef d’orchestre à des émissions de télévision de Radio-Canada durant les années 50 et 60 comme le Club des Autographes.  Il a travaillé aussi avec Nicole Martin et Diane Juster.  Sur son disque, « Brouillette » j’avoue avoir un p’tit faible pour la pièce pour « Mon île aux trésors » car j’ai p’tit faible pour le piano électrique.

Mon préféré est Pierre Leduc.  D’abord pianiste de jazz durant les années 60 avant de passer à la musique populaire durant les années 70, il travailla avec de nombreux artistes québécois : Ginette Reno, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, Diane Dufresne, François Dompierre, Edith Butler et Angèle Arsenault.  En 1983, il revient au jazz.  De son long-jeu « Renaître » enregistré en 1977, la pièce « Vaste monde ».

J’ai encore quelques vieux 45 tours en réserve.  Celui de Jacques Vallée sur lequel il chante sa composition, « Je t’aime ».  Aucune information sur ce chanteur, par contre, mais je retrouve plusieurs références avec d’autres artistes pour le producteur Mario Rubnikowich.

Pendant longtemps, j’ai cherché la chanson « (Pour être) Avec toi » du groupe verdunois, Les Rats.  Récemment, quelqu'un’un a qui je faisais part de ma recherche m’annonça qu’il avait cette chanson.  En bon samaritin, celui-ci m’en fit cadeau.

Sur la prestigieuse étiquette CBS, un air disco enregistré par l’inconnu Alain Chouinard, « Chante, chante », accompagné par l’orchestre du réputé Denis Lepage.  On croirait que c’est Aline Chouinard qui chante… ou bedon il est ben jeune…

Pour tenter de racheter la première chanson que j’ai déjà mise en ligne du chanteur Giovanni, je vous offre « Dis-lui », sa version de « Feelings » de Morris Albert.  Une chanson qui me tire l’alarme, m’étreint, m’émotionne et me boule l’averse.

Régis et Jackie, ce sont Régis Simard et Jackie…, c’est Jackie, et leur chanson c’est : « À cause de toi ».

Sur l’étiquette Kébec-Disc,  Alton Seale et sa chanson « En grève ».  Malgré son titre cette chanson a demandé beaucoup d’ouvrage à composer car ils ont dû s’y mettre à cinq pour le faire : A. Seale, D. Ippersiel, S. Laporte, F. Loyer et R. Wales


Je dois me rendre à l’évidence la source de 45 tours est tarie dans le moment.  Au fil des années j’ai pu mettre la main sur de nombreuses chansons d’artistes français grâce à quelques mystérieux donateurs.

Beaucoup de groupes québécois ont chanté en anglais mais très peu de groupes anglophones canadiens ont fait le contraire.  Le groupe Straight Lines fait exception à la règle.  En 1983, leur chanson « Letting Go », extrait de leur long-jeu « Run For Cover » enregistré en 1981, était en nomination pour le meilleur « single » aux Juno Awards.

J’ai bien aimé le passage de Paul Anka à l’émission « Tout le monde en parle » récemment.  De nombreux chanteurs ont profité de ses talents en reprenant de ses chansons.  Eddy Grenier est de ceuse-là avec une version de « Adam And Eve » (une misérable 90e position au Billboard en 1960), sous le titre de… « Adam et Ève ».

La version de « It’s Getting Better » (No 30 au Billboard en 1969) de Mama Cass Elliot, ex-Mamas & Papas, par la chanteuse Jacqueline Fellay, sous le titre, « Plus qu’hier, moins que demain » l’a laissée dans l’anneau nimat.

Yves Lemieux est allé chercher loin l’originale de sa chanson, « Les melons », version de « I've Got a Lovely Bunch of Coconuts », composée en 1944 et qui connut un grand succès en 1949 avec une 8e place au Billboard avec la version de l’orchestre de Freddy Martin et Merv Griffin au chant.

Le guitare fuzzée domine dans cette chanson de Pierre Mercier, « C’est ça la vie », composée par nulle autre que lui-même.

Le compositeur et chanteur anglais Rupert Holmes tenta de répéter le succès obtenu avec sa chanson « Escape (The Pina Colada Song)  (No 1 au Billoboard) avec sa chanson « Him » en 1980.  Il y réussi presque avec une 6e place, il se permit même d’en faire une version française : « Lui ».

Pour conclure le tout, une recette de guedilles aux yeux pochés.

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mardi 2 avril 2013

C'était Pâques???


Écrire un message par mois devient plus compliqué que d’en rédiger un par semaine comme dans le bon vieux temps passé jadis.  Comme le dit un vieux dicton : « J’en perds mon lapin… de Pâques, mon coco ».  Demandez à Gilbert Bécaud  ce qu’il en pense, il vous répondra: « Y’a pas de lapin dans mon chapeau », pendant que Steve Fiset se meure d’amour pour celle qu’il appelle « Mon petit lapin » ou encore que « Le Lapin » lui-même se plaint à son docteur d’avoir « La fièvre de l’amour ».  Même Gérard Lenorman nous chante un conte : « Le petit lapin ».

Il y a loin de la croupe au lièvre. C’est Breton-Cyr qui l’affirme : « J’ai vu le loup, le renard, le lièvre » et Marthe Fleurant les s’appuie.  Tricot Machine, eux, courent après « Les peaux de lièvre » et ils ne sont « Pas fait en chocolat ».  Ce qui fait que l’affaire est chocolat et merci à Joe Dassin qui nous sert « Le petit pain au chocolat »  et je demande à Fred Fortin de respecter « La loi du chocolat ».  La petite Louise Lamothe mange à Pâques son « Chocolat », tandis que Carole Ménard nous laisse le choix entre « Café, vanille ou chocolat ».  En France, le groupe les Pirates nous proposent de « Manger du chocolat ».  Que veut Pascale Rochette?  Réponse : Du « Chocolat ».  Au Québec, Chocolat joue au « Piano élégant » et en France, un autre Chocolat rend hommage à « Johnny Depp ».

Avant de vous être gavés de chocolat, vous avez dévoré votre jambon mais un groupe comme Band De Garage a dû se contenter de son « Sandwich au jambon ».  Les Jambons ont au menu « Amandine ».  Ne laissons pas de côté ce cher « Gros jambon », un servi à la mode Big Bad Jack ou à celle de Léo Rivest ou encore avec la touche des Sentimentals.

Comme certains parents, Shilvi n’a pu s’empêcher à ses enfants, « Un petit poussin ».  Dick Annegarn désire savoir d’où sortent  ces petits poussins et se demande : « Quelle poule pond tant? ».  La Bottine Souriante a la réponse, c’est « La poule à Colin ».  Et le groupe Carnivore de s’exclamer : « Du bon poulet ».  Jacques Desrosiers est rempli de crainte car on veut lui greffer le cœur de « La poule ».  Un autre Jacques, Dutronc celui-là, est très malheureux et nous affirme : « Ma poule n’a plus que 29 poulets », pendant que Normand L’Amour cherche « La petite poule d’eau ».  Tex Lecor, affamé, se laisse tenter par un poulailler où il est accueilli par « Les poules » qui font un concert.

Je souhaite que vous ayez encore un peu de place pour cett recette pour masochiste : «  Crème fouettée et œufs battus à plat de couture égratignés de mozzarella ».

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vendredi 1 mars 2013

En religion


En 1963, un évènement unique étonna le monde de la musique internationale : une chanson en français, pour la seule et unique fois, trônait au premier échelon de la prestigieuse revue Billboard, bible de la musique américaine et internationale depuis 1894.  Cet exploit était accompli non pas par un pilier de la musique mais par une humble religieuse belge : Sœur Luc-Gabriel, née Jeanne-Paule Marie Deckers en 1933. Elle entre au couvent des dominicaines en 1959 où elle se fait tout de suite remarquer par ses supérieures grâce à ses talents musicaux.  Tellement qu’on décide de profiter de cet aubaine en lui faisant enregistrer ses chansons.  C’est avec la compagnie Polydor qu’on négocie un contrat.  Comme Polydor prend un risque elle gardera 95% des revenus des ventes et 5% ira aux dominicaines ce qui laissait un gros 0% à se mettre sous la dent pour  Sœur Luc-Gabriel ayant vœu de pauvreté et d’obéissance n’aura droit à… rien.  Comme ni la photo, ni le nom de la religieuse ne doivent apparaître sur le disque, on finit par s’entendre pour le nom d’artiste de Sœur Sourire.

On met en marché la chanson « Dominique » et rapidement la chanson connaît un succès fulgurant dans toute l’Europe à un point tel que l’écho s’étend jusqu’en Amérique et la compagnie Philips reprend le flambeau entre sortant le 45 tours et l’album aux U.S.A. (en anglicisant son nom en « Singing Nun ») où le succès est tout aussi phénoménal.  Le 45 tours demeure en tête du Billboard pendant 4 semaines et l’album s’installe pendant 10 semaines au top des ventes du Billboard 200.  Il fallut la sortie du premier long-jeu des Beatles aux États-Unis pour la détrôner.  Le succès s’étendit également au Canada et en Amérique du Sud.

Croyant sans doute réitérer le succès, on sort en 1964 un deuxième album, mais déjà l’engouement s’est rafraîchi car le disque ne peut faire mieux qu’une 94e place et aucun 45 tours n’en sortira.

On sortit même un film dans lequel Debbie Reynolds tenait le rôle de Sœur Sourire.  Elle interprète une version anglaise de « Dominique ».

La suite de l’historie de Marie Deckers est moins gaie.  Elle quitta la vie religieuse en 1966.  Elle tenta tant bien que mal à renouer avec le succès sans vraiment réussir.  Sans entrer dans les détails, en 1985 criblée de dettes, dépressive, elle se suicide avec une amie.  Le jour même de son suicide, un organisme protégeant les droits d’auteur, la SABAM, avait réussi à son insu à lui récolter 570 000 francs belges alors que sa dette était de 99 000 francs belges.
  
Pendant ce temps dans une couvent américain, une sœur supérieure, ne voulant sans doute pas être en reste, organise un « Nun Academy » afin de trouver le pendant américain à Sœur Sourire.  Devant le manque de talent évident de ses p’tits sœurs elle abandonne le projet.  Quelque temps plus tard, elle déambulait, en méditant sur son orgueil, dans le jardin de la communauté, quand elle entenduit le chant mélodieux d’un oiseau qu’elle ne pouvait identifier.  Cherchant la provenance de cet interprète volatil qu’elle me fut sa surprise de se retrouver face à un de ses sœurs béchant le champs de patates en sifflant un air de « Sound Of Music ».  C’est alors qu’une grosse lumière de 300 watts s’alluma au-dessus de la tête de la mère supérieure, elle venait de découvrir celle qui fera la fortune de la communauté.  Si la francophonie avait eu sa « Singing Nun », l’Amérique aurait sa « Whistling Nun ».  On ne lésina pas sur les moyens, on remisa la guitare acoustique au grenier et on sortit les violons pour accompagner cette sœur sifflante.

Écoutez-la s’époumonner gaiement dans trois airs de « Sound Of Music » que vous reconnaîtrez sans doute : Farewell, Ordinary Couple et Maria.

Pendant ce temps, en Ontario, une mère supérieure de la Congrégation des Sœurs Grises de la Croix, ayant eu vent de ces évènements se demandait comment répliquer à ces concurrents.  Elle se dit en son fort supérieur : « Jamais deux sans trois.  Si deux sœurs de deux pays différents ont accompli un tel exploit, personne ne pourra résister à deux religieuses ontariennes chantant en français ».  C’est ainsi qu’on unit les talents de sœur Wilfrid-Marie et sœur Jean-Louis qui ont mis non pas un mais deux albums sur le marché.  Toutes les paroles et la musique de ces disques sont de Nanette… Bilodeau, la sœur Wilfrid-Marie du duo de deux.  Après les filles de joie, nous avons droit aux Messagères de Joie.

Recueillons-nous le temps de trois chansons de ces joyeuses nonnes : Il faut que ça soit neuf, Bonne nouvelle et Jardin magique.

Comme nous sommes en plein Carême, je poursuis dans le même ton en vous offrant une trentaine d’ingrédients à saveur religieuse pour vous préparer une recette de pets de sœur que vous dégusterez à genoux, les bras en croix dans le coin.

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samedi 2 février 2013

Une autre recette


C’est pas parce je n’ai rien à dire que je ne le dirai pas quand même.  Je ne suis pas de ceux qui aime tourner autour du pot de vin pour vous déféquer des conneries à l’emporte-piasse.  J’essaie de ne pas être chiant en vous chiantant la romance.  Je vais toujours directum Aubut, hein Marcel?  Je ne suis pas comme ces politichiens qui rongent toujours le même hos… d’os, à grogner et japper après la lune.  Mon message est toujours clair, limpide comme l’eau de broche.  Vous n’avez pas à vous triburer les méninges à essayer de comprendre où je veux en viendre.  Vous vous demandez où j’irai aboutir avec ces propos hors de propos…  À vous de le trouver, parce que je viens de perdre le contrôle de mes idées saugres et nues et ce n’est pas moi qui pourra vous l’expliquer.  Ça fait longtemps que la chose ne m’était arrivée.   Je me rappelle à l’ordre, je me tape sur les doigts et je reviens à mes boutons : la musique.

Jean Beaulne, ex-Baronet, a bien tenté de se faire un nom en solo après son départ des Baronets, avec plus ou moins de succès.  En 1972, il lance « Hey Hello », une version d’un obcur chanson, « Well Hello », d’un obscur duo anglais Yellowstone (de son vrai nom, Peter Papini) & Voice (de son vrai nom, Steve… Voice) qui connut un obscur succès en Autralie grâce à cette pièce.

Dans mes recherches de 45 tours « oubliés » rien ne me fait plus plaisir que d’en découvrir d’un groupe qui figure dans « La Merveilleuse Époque des Groupes Québécois des années 60 » et la chose m’est arrivée récemment : l’unique 45 tours des Blue Marks, groupe de Windsor (près de Sherbrooke) formé en 1961.  Sur la face « A », une version d’une pièce instrumentale de Billy Joe & The Checkmates : « Percolator » (Numéro 10 au Billboard en 1962).  Le Blue Marks en font une version chantée.  Sur la face « B », une composition originale du soliste du groupe, Gaétan Sénécal et d’un certain Jacques Michel (le Jacques Michel????) : « Face à ma peine ».

Charles, c’est Charles Linton, ex-membre des Sinners et c’est maintenant Charles Prévost, chanteur lyrique et interprète de l’hymne national aux parties de hockey des Canadiens de Montréal.  Sous son prénom de Charles enregistra, « Reviens », une version de la chanson « Baby Come Back » du groupe anglais The Equals qui se positionna au 32e rang du prestigieux Billboard en 1968.  Si vous désirez tout connaître sur Charles Prévost-Linton, consultez sa page web.

Comme il est plus difficile de trouver des 45 tours québécois, je me permets de me rabattre parfois sur ceux provenant de pays francophones comme la France ou la Belgique.  À 20 ans, les talents de guitariste de jazz Olivier Despax était déjà louangé.  Il joue quelques temps avec les Gamblers, il accompagne ensuite Claude François et Frank Alamo dans leurs tournées.  Parait-il que Brigitte Bardot aimait bien se montrer à son bras ce qui favorisa les débuts de sa carrière solo.  Après 7 disques seulement, il meurt d’une longue maladie en 1974 à l’âge de 35 ans. Comme bien des chanteurs de cette époque, il enregistre plusieurs versions de succès anglophones dont « Essaie de me comprendre », une version de « Try To Understand » de la chanteuse anglaise, Lulu.

« Ah! Si mon moine voulait danser » est une chanson folklorique québécoise bien connue. Durant les années 80 un groupe, inconnu lui, du nom de Mardi Gras en fait une adaptation rock sous le titre de « Danse mon moine danse (La nuit de la Malbaie).

Si quelqu’un connaît Giovanni, il me le fait savoir.  On décèle dans sa voix un léger accent italien et avec un prénom à consonnance italienne, on peut supposer que Giovanni était un chanteur d’origine italienne (on s’entends là-dessus?).  Sa chanson « Qui ne travaille pas ne connaît pas l’amour » est une composition de Georges Tremblay et Raymond Chambot.

J’ai une faiblesse pour les chanteurs américains ou anglais qui font l’effort de chanter en français et grâce à un correspondant français, je peux vous faire entendre une chanson de Bobby Goldsboro in french siou plait : « Sois belle et tais-toi », une version de sa chanson « Talk, Talk, Talk ».

Je vous reviens avec une autre chanson du chanteur à la voix chevrotante : Richard Huet avec sa version de « Am I That Easy To Forget? » de Engelbert Plumpudding (18e place au Billboard en 1968) : « Tu reviendras vers ta maison ».

Au début des années 40 avant d’être chanteur, Willie Lamothe fut instructeur de danse.  Il compte un catalogue d’enregistrement assez volumineux.  On lui doit environ 500 compositions originales et plus de 300 versions de succès country américain.  Il peut être considéré comme le père de la musique western au Québec.  Sa chanson « Kaw-Liga » est une version d’une pièce de Hank Williams du même titre.

Sur l’étiquette Sélect, une chanson originale interprétée par son compositeur Livio : « Notre ancien bonheur ».  Le style peut rappeler Adamo et je pense qu’il était français… ou belge, car la seule autre information sur ses origines est la mention suivante : Orch. Dir. :  Benny Couroyer et ce nom apparaît sur des disques de chanteurs français et belges.

Le chanteur Roland Pelletier apparaît dans les palmarès québécois en 1959 et se termine en 1964.  Aucune information ne filtre sur le net à son succès, mais j’ai pu visionner un court vidéo de lui grâce à YouTube lors d’un passage à une émission de TQS (probablement à l’émission « Y’a du soleil ».  Sa chanson, « Bonsoir bonsoir mon amour » fut son plus grand succès (7e position en 1960).

Michel Pilon connut le succès dès l’âge de 16 ans avec un numéro en 1971.  En une dizaine année de carrière, il place une douzaine de chansons au palmarès.  En 1978, sa chanson « Faire l’amour avec toi », une version de « Do You Wanna Make Love? » de Peter McCann (5e marche du Billboard en 1977) dut se contenter d’une médiocre 33e place.

Direction cuisine maintenant et à table tout le monde pour ma recette de soupe aux poids et artères bouchées doubles.

P.S. :  En moins de 6 ans, ma femme a perdu sa mère, son frère et il y quelques jours, son père.  Elle se retrouve maintenant seule de sa famille à Québec, car la seule sœur qui lui reste habite en France. 

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dimanche 6 janvier 2013

Prémonition et dessert


Il y a quelques temps que je voulais vous parler de ce qui suit.  Il arrive qu’un auteur écrive un roman que certains qualifieront de prémonitoire.  J’ai pour exemple le roman de « Futility », écrit par Morgan Robertson.  Ce roman écrit en 1898 raconte l’histoire d’un paquebot, le Titan qui lors d’un voyage sur l’océan Atlantique, sombre après avoir frappé un iceberg.  Quatorze ans plus tard, un certain Titanic, qui lui ne sortait pas d’un roman, connaît un sort semblable lors de son voyage inaugural en traversant l’Atlantique.

En 2008, je lisais un roman, « Les fleurs de Lyse »,  de  Mario Bergeron, auteur québécois.  Dans la première partie de ce livre, Mario Bergeron raconte l’histoire d’un groupe de jeunes musiciens de Trois-Rivières : les Indésirables.  Si je me souviens bien (M. Bergeron si j’erre vous me corrigerez), le chanteur du groupe avait une grande ambition : devenir président des États-Unis.  Et quel était le prénom de ce chanteur désirant devenir président des États-Unis?

Réponse : BARAQUE… Bordeleau (Oh!) 

Et qui est président des États-Unis depuis 2008?

Réponse :  Un certain BARACK…  (Oh!) Obama.

Peut-on appeler ce simple fait une prémonition?  Sans être troublant je trouve la coïncidence amusante.

Dessert

J’espère que la première recette à bien passer. Je vous avertis le dessert va être cochon et je vous le sers sans plus m’étendre : plusieurs dizaines de petits gars (tôt des anges) fourrés à  la crème gentil Guy, aprêtrés par le moine Allaire de l’A-B-I d’O-K-Ki-Pu.

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : flavoie63@gmail.com

vendredi 4 janvier 2013

L’an 2013


Que nous réserve 2013?  Sensiblement la même chose que 2012.  Du pire… du mieux, des hauts… des bas… du bon… du mauvais… des morts… des naissances… du chaud… du froid… de la pluie… de la neige… des catastrophes… des miracles… des victoires… des défaites… des découvertes… des cachettes… du beau… du laid… de l’eau… du lait…  On pourrait continuer la litanie pendant longtemps.  Quand l’homme apprendra-t-il de ces horreurs?

Heureusement qu’il y aura toujours de la place pour la musique. Et la musique a inspiré beaucoup d’artistes qui se plaisent à la chanter, à la glorifier, à l’admirer, à la critiquer et à la découvrir dans tous les styles.

Je commence sur le chapiteau des roues en vous concoctant une grosse recette avec tellement d’ingrédients que je la diviserai en deux.  Une première maintenant et une autre dans quelques jours, afin de vous éviter l’indigestion.


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