vendredi 1 mars 2013

En religion


En 1963, un évènement unique étonna le monde de la musique internationale : une chanson en français, pour la seule et unique fois, trônait au premier échelon de la prestigieuse revue Billboard, bible de la musique américaine et internationale depuis 1894.  Cet exploit était accompli non pas par un pilier de la musique mais par une humble religieuse belge : Sœur Luc-Gabriel, née Jeanne-Paule Marie Deckers en 1933. Elle entre au couvent des dominicaines en 1959 où elle se fait tout de suite remarquer par ses supérieures grâce à ses talents musicaux.  Tellement qu’on décide de profiter de cet aubaine en lui faisant enregistrer ses chansons.  C’est avec la compagnie Polydor qu’on négocie un contrat.  Comme Polydor prend un risque elle gardera 95% des revenus des ventes et 5% ira aux dominicaines ce qui laissait un gros 0% à se mettre sous la dent pour  Sœur Luc-Gabriel ayant vœu de pauvreté et d’obéissance n’aura droit à… rien.  Comme ni la photo, ni le nom de la religieuse ne doivent apparaître sur le disque, on finit par s’entendre pour le nom d’artiste de Sœur Sourire.

On met en marché la chanson « Dominique » et rapidement la chanson connaît un succès fulgurant dans toute l’Europe à un point tel que l’écho s’étend jusqu’en Amérique et la compagnie Philips reprend le flambeau entre sortant le 45 tours et l’album aux U.S.A. (en anglicisant son nom en « Singing Nun ») où le succès est tout aussi phénoménal.  Le 45 tours demeure en tête du Billboard pendant 4 semaines et l’album s’installe pendant 10 semaines au top des ventes du Billboard 200.  Il fallut la sortie du premier long-jeu des Beatles aux États-Unis pour la détrôner.  Le succès s’étendit également au Canada et en Amérique du Sud.

Croyant sans doute réitérer le succès, on sort en 1964 un deuxième album, mais déjà l’engouement s’est rafraîchi car le disque ne peut faire mieux qu’une 94e place et aucun 45 tours n’en sortira.

On sortit même un film dans lequel Debbie Reynolds tenait le rôle de Sœur Sourire.  Elle interprète une version anglaise de « Dominique ».

La suite de l’historie de Marie Deckers est moins gaie.  Elle quitta la vie religieuse en 1966.  Elle tenta tant bien que mal à renouer avec le succès sans vraiment réussir.  Sans entrer dans les détails, en 1985 criblée de dettes, dépressive, elle se suicide avec une amie.  Le jour même de son suicide, un organisme protégeant les droits d’auteur, la SABAM, avait réussi à son insu à lui récolter 570 000 francs belges alors que sa dette était de 99 000 francs belges.
  
Pendant ce temps dans une couvent américain, une sœur supérieure, ne voulant sans doute pas être en reste, organise un « Nun Academy » afin de trouver le pendant américain à Sœur Sourire.  Devant le manque de talent évident de ses p’tits sœurs elle abandonne le projet.  Quelque temps plus tard, elle déambulait, en méditant sur son orgueil, dans le jardin de la communauté, quand elle entenduit le chant mélodieux d’un oiseau qu’elle ne pouvait identifier.  Cherchant la provenance de cet interprète volatil qu’elle me fut sa surprise de se retrouver face à un de ses sœurs béchant le champs de patates en sifflant un air de « Sound Of Music ».  C’est alors qu’une grosse lumière de 300 watts s’alluma au-dessus de la tête de la mère supérieure, elle venait de découvrir celle qui fera la fortune de la communauté.  Si la francophonie avait eu sa « Singing Nun », l’Amérique aurait sa « Whistling Nun ».  On ne lésina pas sur les moyens, on remisa la guitare acoustique au grenier et on sortit les violons pour accompagner cette sœur sifflante.

Écoutez-la s’époumonner gaiement dans trois airs de « Sound Of Music » que vous reconnaîtrez sans doute : Farewell, Ordinary Couple et Maria.

Pendant ce temps, en Ontario, une mère supérieure de la Congrégation des Sœurs Grises de la Croix, ayant eu vent de ces évènements se demandait comment répliquer à ces concurrents.  Elle se dit en son fort supérieur : « Jamais deux sans trois.  Si deux sœurs de deux pays différents ont accompli un tel exploit, personne ne pourra résister à deux religieuses ontariennes chantant en français ».  C’est ainsi qu’on unit les talents de sœur Wilfrid-Marie et sœur Jean-Louis qui ont mis non pas un mais deux albums sur le marché.  Toutes les paroles et la musique de ces disques sont de Nanette… Bilodeau, la sœur Wilfrid-Marie du duo de deux.  Après les filles de joie, nous avons droit aux Messagères de Joie.

Recueillons-nous le temps de trois chansons de ces joyeuses nonnes : Il faut que ça soit neuf, Bonne nouvelle et Jardin magique.

Comme nous sommes en plein Carême, je poursuis dans le même ton en vous offrant une trentaine d’ingrédients à saveur religieuse pour vous préparer une recette de pets de sœur que vous dégusterez à genoux, les bras en croix dans le coin.

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samedi 2 février 2013

Une autre recette


C’est pas parce je n’ai rien à dire que je ne le dirai pas quand même.  Je ne suis pas de ceux qui aime tourner autour du pot de vin pour vous déféquer des conneries à l’emporte-piasse.  J’essaie de ne pas être chiant en vous chiantant la romance.  Je vais toujours directum Aubut, hein Marcel?  Je ne suis pas comme ces politichiens qui rongent toujours le même hos… d’os, à grogner et japper après la lune.  Mon message est toujours clair, limpide comme l’eau de broche.  Vous n’avez pas à vous triburer les méninges à essayer de comprendre où je veux en viendre.  Vous vous demandez où j’irai aboutir avec ces propos hors de propos…  À vous de le trouver, parce que je viens de perdre le contrôle de mes idées saugres et nues et ce n’est pas moi qui pourra vous l’expliquer.  Ça fait longtemps que la chose ne m’était arrivée.   Je me rappelle à l’ordre, je me tape sur les doigts et je reviens à mes boutons : la musique.

Jean Beaulne, ex-Baronet, a bien tenté de se faire un nom en solo après son départ des Baronets, avec plus ou moins de succès.  En 1972, il lance « Hey Hello », une version d’un obcur chanson, « Well Hello », d’un obscur duo anglais Yellowstone (de son vrai nom, Peter Papini) & Voice (de son vrai nom, Steve… Voice) qui connut un obscur succès en Autralie grâce à cette pièce.

Dans mes recherches de 45 tours « oubliés » rien ne me fait plus plaisir que d’en découvrir d’un groupe qui figure dans « La Merveilleuse Époque des Groupes Québécois des années 60 » et la chose m’est arrivée récemment : l’unique 45 tours des Blue Marks, groupe de Windsor (près de Sherbrooke) formé en 1961.  Sur la face « A », une version d’une pièce instrumentale de Billy Joe & The Checkmates : « Percolator » (Numéro 10 au Billboard en 1962).  Le Blue Marks en font une version chantée.  Sur la face « B », une composition originale du soliste du groupe, Gaétan Sénécal et d’un certain Jacques Michel (le Jacques Michel????) : « Face à ma peine ».

Charles, c’est Charles Linton, ex-membre des Sinners et c’est maintenant Charles Prévost, chanteur lyrique et interprète de l’hymne national aux parties de hockey des Canadiens de Montréal.  Sous son prénom de Charles enregistra, « Reviens », une version de la chanson « Baby Come Back » du groupe anglais The Equals qui se positionna au 32e rang du prestigieux Billboard en 1968.  Si vous désirez tout connaître sur Charles Prévost-Linton, consultez sa page web.

Comme il est plus difficile de trouver des 45 tours québécois, je me permets de me rabattre parfois sur ceux provenant de pays francophones comme la France ou la Belgique.  À 20 ans, les talents de guitariste de jazz Olivier Despax était déjà louangé.  Il joue quelques temps avec les Gamblers, il accompagne ensuite Claude François et Frank Alamo dans leurs tournées.  Parait-il que Brigitte Bardot aimait bien se montrer à son bras ce qui favorisa les débuts de sa carrière solo.  Après 7 disques seulement, il meurt d’une longue maladie en 1974 à l’âge de 35 ans. Comme bien des chanteurs de cette époque, il enregistre plusieurs versions de succès anglophones dont « Essaie de me comprendre », une version de « Try To Understand » de la chanteuse anglaise, Lulu.

« Ah! Si mon moine voulait danser » est une chanson folklorique québécoise bien connue. Durant les années 80 un groupe, inconnu lui, du nom de Mardi Gras en fait une adaptation rock sous le titre de « Danse mon moine danse (La nuit de la Malbaie).

Si quelqu’un connaît Giovanni, il me le fait savoir.  On décèle dans sa voix un léger accent italien et avec un prénom à consonnance italienne, on peut supposer que Giovanni était un chanteur d’origine italienne (on s’entends là-dessus?).  Sa chanson « Qui ne travaille pas ne connaît pas l’amour » est une composition de Georges Tremblay et Raymond Chambot.

J’ai une faiblesse pour les chanteurs américains ou anglais qui font l’effort de chanter en français et grâce à un correspondant français, je peux vous faire entendre une chanson de Bobby Goldsboro in french siou plait : « Sois belle et tais-toi », une version de sa chanson « Talk, Talk, Talk ».

Je vous reviens avec une autre chanson du chanteur à la voix chevrotante : Richard Huet avec sa version de « Am I That Easy To Forget? » de Engelbert Plumpudding (18e place au Billboard en 1968) : « Tu reviendras vers ta maison ».

Au début des années 40 avant d’être chanteur, Willie Lamothe fut instructeur de danse.  Il compte un catalogue d’enregistrement assez volumineux.  On lui doit environ 500 compositions originales et plus de 300 versions de succès country américain.  Il peut être considéré comme le père de la musique western au Québec.  Sa chanson « Kaw-Liga » est une version d’une pièce de Hank Williams du même titre.

Sur l’étiquette Sélect, une chanson originale interprétée par son compositeur Livio : « Notre ancien bonheur ».  Le style peut rappeler Adamo et je pense qu’il était français… ou belge, car la seule autre information sur ses origines est la mention suivante : Orch. Dir. :  Benny Couroyer et ce nom apparaît sur des disques de chanteurs français et belges.

Le chanteur Roland Pelletier apparaît dans les palmarès québécois en 1959 et se termine en 1964.  Aucune information ne filtre sur le net à son succès, mais j’ai pu visionner un court vidéo de lui grâce à YouTube lors d’un passage à une émission de TQS (probablement à l’émission « Y’a du soleil ».  Sa chanson, « Bonsoir bonsoir mon amour » fut son plus grand succès (7e position en 1960).

Michel Pilon connut le succès dès l’âge de 16 ans avec un numéro en 1971.  En une dizaine année de carrière, il place une douzaine de chansons au palmarès.  En 1978, sa chanson « Faire l’amour avec toi », une version de « Do You Wanna Make Love? » de Peter McCann (5e marche du Billboard en 1977) dut se contenter d’une médiocre 33e place.

Direction cuisine maintenant et à table tout le monde pour ma recette de soupe aux poids et artères bouchées doubles.

P.S. :  En moins de 6 ans, ma femme a perdu sa mère, son frère et il y quelques jours, son père.  Elle se retrouve maintenant seule de sa famille à Québec, car la seule sœur qui lui reste habite en France. 

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dimanche 6 janvier 2013

Prémonition et dessert


Il y a quelques temps que je voulais vous parler de ce qui suit.  Il arrive qu’un auteur écrive un roman que certains qualifieront de prémonitoire.  J’ai pour exemple le roman de « Futility », écrit par Morgan Robertson.  Ce roman écrit en 1898 raconte l’histoire d’un paquebot, le Titan qui lors d’un voyage sur l’océan Atlantique, sombre après avoir frappé un iceberg.  Quatorze ans plus tard, un certain Titanic, qui lui ne sortait pas d’un roman, connaît un sort semblable lors de son voyage inaugural en traversant l’Atlantique.

En 2008, je lisais un roman, « Les fleurs de Lyse »,  de  Mario Bergeron, auteur québécois.  Dans la première partie de ce livre, Mario Bergeron raconte l’histoire d’un groupe de jeunes musiciens de Trois-Rivières : les Indésirables.  Si je me souviens bien (M. Bergeron si j’erre vous me corrigerez), le chanteur du groupe avait une grande ambition : devenir président des États-Unis.  Et quel était le prénom de ce chanteur désirant devenir président des États-Unis?

Réponse : BARAQUE… Bordeleau (Oh!) 

Et qui est président des États-Unis depuis 2008?

Réponse :  Un certain BARACK…  (Oh!) Obama.

Peut-on appeler ce simple fait une prémonition?  Sans être troublant je trouve la coïncidence amusante.

Dessert

J’espère que la première recette à bien passer. Je vous avertis le dessert va être cochon et je vous le sers sans plus m’étendre : plusieurs dizaines de petits gars (tôt des anges) fourrés à  la crème gentil Guy, aprêtrés par le moine Allaire de l’A-B-I d’O-K-Ki-Pu.

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vendredi 4 janvier 2013

L’an 2013


Que nous réserve 2013?  Sensiblement la même chose que 2012.  Du pire… du mieux, des hauts… des bas… du bon… du mauvais… des morts… des naissances… du chaud… du froid… de la pluie… de la neige… des catastrophes… des miracles… des victoires… des défaites… des découvertes… des cachettes… du beau… du laid… de l’eau… du lait…  On pourrait continuer la litanie pendant longtemps.  Quand l’homme apprendra-t-il de ces horreurs?

Heureusement qu’il y aura toujours de la place pour la musique. Et la musique a inspiré beaucoup d’artistes qui se plaisent à la chanter, à la glorifier, à l’admirer, à la critiquer et à la découvrir dans tous les styles.

Je commence sur le chapiteau des roues en vous concoctant une grosse recette avec tellement d’ingrédients que je la diviserai en deux.  Une première maintenant et une autre dans quelques jours, afin de vous éviter l’indigestion.


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lundi 3 décembre 2012

Je suis OQP, 13 OQP


L’hiver s’installe lentement mais sûrement, c’est le temps de sortir sa tuque pis ses mitaines pis ses caneçons à grandes manches.  Aurons-nous beaucoup de neige esti’vert?  J’ai déjà eu mon premier rhume, cela m’immunise-t-il complèment contre une récidive?

Pis y aura encore Noël… je ne me souviens plus du combien tième mais ça en fait un pis un autre.  Et je n’ai pas l’intention de vous faire un spécial Nowell, no way!  Mais on n’y échappe pas pour les cadeaux. À un peu plus de 3 semaines avant la grande « run » du Père Noël, c’est la cohue générale dans tous les centres d’achat.  Qu’est-ce qu’ils font tous ces gens à charger leurs cartes de crédit à pleine capacité puisque c’est le Père Noël qui apportent les cadeaux aux enfants? 

Comme d’habitude, des cadeaux j’en ai pour vous.  J’ai ripé une bonne pile de 45 tours au cours des dernières semaines.  J’ai profité de la fermeture des magasins Zellers pour acheter quelques compilations de chanteurs et chanteuses québécois.  En plus, je vous déballe le tout.

Lucie Brouillard est sortie de la brume pour faire carrière sous le nom de Lucie Vallée, malgré un talent certain elle met fin à sa carrière en 1974 pour se marier, fonder une famille et avoir beaucoup d’enfants (supposons-le).  Un vrai conte de fée.  De 1972 à 1974, elle sort plusieurs 45 tours et la chanson « C’est la rose du bonheur » figure sur un cd compilation qu’elle partage généreusement avec Anna Bell (alias Louise Lamothe) qui elle chante une chanson en hommage à notre chien décédé en 2007 : « Bonhomme »

Si vous habitez la Terre depuis votre naissance, le nom de René Angélil (grand-père de Céline Dion) vous sonne sûrement quelques cloches… de Noël.  Après la mise à mort des Baronets, Angélil et Pierre Labelle ont formé le duo Pierre Labelle & René Angélil (fallait y penser).  Leur chanson « Tes histoires d’autrefois » est une version de « Stories Of Old » du Kingston Trio.

Simone Aubé (chanteuse country louperivoise) baignait déjà dans la musique dès son jeune âge.  Elle était le quinzième enfant d’une famille de 17 et chacun d’entre eux jouait d’un instrument de musique.  Imaginez les réunions de famille.  Elle était mariée à un autre chanteur country, Larry Robichaud (« J’ai un bazou qui ne veut pas partir », parodie de « J’ai un amour qui ne veut pas mourir » de Renée Martel qui elle-même était une version de « Never Ending Song Of Love » de Delaney & Bonnie (13e place au Billboard en 1971).  Simone Aubé nous chante, « Si je pouvais revivre ma vie », une version de « Just One Time » de Don Gibson (29e position du Billboard en 1960), chanson déjà reprise par René Martel sous le titre « Si on pouvait recommencer ».  Simone Aubé est décédée en mars 2011 à l’âge de 71 ans.

Robert Demontigny apparaît pour la première fois dans le monde du showbizz en 1961 alors qu’il gagne le premier prix à l’émission « Ma première chance » à TVA.  Il enregistre une flopée de 45 tours entre 1961 et 1977 avant de réonrienter sa carriere vers le monde des affaires.  Près d’une trentaine de ses chansons ont fait le palmarès.  En 1970, il enregistre « Oh! Marie reviens-moi », version de « Ruby Don't Take Your Love To Town », grand succès de Kenny Rogers & The First Edition avec une 6e place au Billboard en 1969.

Je ne peux rien vous apprendre sur les Taillefer qui chante « Petite fille ».  Par contre, je pourrais en dire plus long sur l’origine de cette chanson qui est une version de « Uncle Tom » interprétée par les Mercey Brothers, groupe formé par 3 frères ontariens en 1966 qui connut un grand succès entre 1966 et 1988 avec près de 50 chansons figurant au palmarès canadien.

En 1977, le Canada participait au 44e Championnat Mondial de Hocley sur glace dont il était absent depuis 1970 et sans doute pour encourager l’équipe canadienne, un disque fut mis sur le marché sous le titre de « Red, White And Win » sur la face A et la version française sur la face B : « Rouge et Blanc, La Victoire ».  Le tout interprété par les Hot Stovers : groupe anonyme formé pour l’occasion uniquement.

Richard Huet a écrit un classique de la chanson québécoise avec « La Baie James ».  Malgré de nombreux succès sur disque on ne peut affirmer qu’il fut une grande vedette surtout auprès des jeunes, son public-cible étant plutôt celui du 3e âge.  En 1981, il enregistrait « Combien de fois je t’ai blessée? », version d’une chanson du chanteur américain Mel Tillis : « What Did I Promise Her Last Night? »

Mélanie, c’est Mélanie Treize.  Mélanie Treize, c’est la fille de Chantal Pary et André Sylvain.  Mélanie est apparue dans le paysage musical en 2000 et après deux cd à son crédit, elle n’a pas réussi à faire sa marque.  La chanson « On va changer le monde » (ambitieuse la p’tite) se retrouve sur un cd de son papa André paru en 2006, mais je trouve sa voix bien jeune pour une femme de 31 ans puisqu’elle est né en 1975.

J’ai acheté le cd de la chanteuse country Miche, Micheline Lacoste de son vrai nom, en même temps que celui de Simone Aubé.  Né en 1940, elle débute dans les concours amateurs à l’âge de 13 ans.  Elle enregistre 8 albums avec son groupe Micheline Lacoste & les Cavaliers de l’Est qu’elle quitte en 1986 pour former Miche & ses Musiciens.  Elle sera propriétaire du cabaret Le Vieux Ranch jusqu’à sa mort à 51 ans en 1991, d’un cancer de la gorge.  Elle nous tire sa révérence en chantant « Je ne veux plus jouer », version d’une chanson d’une grande dame de la chanson country américaine, Tammy Wynette : « I Don’t Wanna Play House ».

Je continue ma période country avec un chanteur cette fois-ci : Claude Patry. Il forme son premier groupe en 1959, Claude Patry & ses Thunderbirds qui jouait du rock and roll.  La vie du groupe fut de courte durée car dès 1962 Claude Patry devient membre des Mégatomes qu’il quitte dès 1964.  Il entreprend ensuite une carrière solo.  Quand au juste?  Je l’ignore.  J’ai son vinyle « Québec, Québec » enregistré en 1974, sur lequel on retrouve que des chansons originales, toutes de Denis Champoux, ex-Mégatones comme lui.  Claude Patry s’éteint en 1994 à l’âge de 54 ans d’un cancer du poumon.  La chanson « Sally G » fut interprétée par nul autre que Sir Paul McCartney, chanteur country de son état (oh yeah).  Claude Patry en fait une excellente reprise.

Gildor Roy n’a plus besoin de présentation, une toune de lui que j’aime particulièrement, du bon country rock québécois : « Tu m’monte sua tête ».  Mé yé ben moins beau qu’sa sœur Maxim.

Concluons avec deux artistes européens.  D’abord Gerry Beckles, chanteur noir britannique qui chante en français une version de « Do The Bird » de Dee Dee Sharp (10e place au Billboard en 1963) : « Permission de nuit ».

Récemment un correspondant français m’envoie une chanson d’un certain Christian Régis: « La fumée dans les yeux ». Il désirait savoir qu’elle était la version originale de cette chanson.  J’ai fini par découvrir que les interprètes originaux de la chanson étaient les Serendipity Singers et son titre était : « My Heart Keeps Following You ».

Mais je suis pratiquement tombé en bas de ma chaise en découvrant la véritable identité du chanteur Chrisian Régis qui vit maintenant au Québec depuis 25 ans et qui est connu comme la marée basse dans la maison.  C’est un journaliste sportif dédié à la Formule 1  et the name is Christian Tortora.  Mettez ça dans votre pipe.

C’est le temps de passer à table.  Assisez-vous confortablement, mettez votre bavette et déguster cette délicieuse recette de tarte opium du peuple.


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lundi 5 novembre 2012

Novembre


Novembre, le mois des morts.  Novembre, le mois de Movember.  Novembre, le mois des moustaches, pour les prostates à terre.  Le 11 novembre : commémoration de l’armistice qui mettait fin à la Première Guerre Mondiale entre les Alliés et l’Allemagne.  Le 25 novembre, fête de la Sainte-Catherine en l’honneur des vieilles filles.  Novembre, le mois qui nous fait entrer de plein pied enneigé dans l’hiver givré. Novembre, le mois qui nous rapproche de nos vieux jours. 

Y a des jours comme ça!

Quarante ingrédients pour une recette concoctée par un chef à la main sucrée : Guy Mauve.


Bonne appétit les p’tits!

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samedi 6 octobre 2012

Panne des sens


Mon carburant se fait rare, les sévices à la pompe sont déficients, y a de l’eau dans mes gaz. Le prix du pétrole de mes pompes augmentent plus vite que l’inflammation, c’est une vraie confligration.  Heureusement qu’on ne fabrique plus de vinyle (dérivé du pétrole) car un simple 45 tours coûterait aussi cher qu’un diamant.  Exagérerai-je?

J’ai quand même réusssi à me procurer à un prix plus qu’abordable quelques spécimens de ce précieux matériel de plus en plus rarissime.

Denis Barclay a bâclé (un peu) sa version de « My Prayer » des Platters sur l’étiquette Trans-Canada enregistrée en 1960 et quelque avec l’orchestre de Roger Pilon.  N’en demandez pas plus…

J’ignore si le Christian Benoit qui chantait « Je ne saurais jamais vivre sans toi » en 1974 est le même qui s’annonce comme paysagiste sur le web.

À Victoriaville, il y a déjà eu une étiquette de disque qui s’appellait Victoriaville qui produisait des disques grâce aux Productions Victoriaville Enrg.  Sur cette étiquette est paru au moins un 45 tours, celui de Françoise Dubois : « Ton mariage », version d’un numéro 1 du Billboard en 1952, « I Went To Your Wedding » de Patti Page.

Sur la prestigieuse et internationale étiquette Epic, Léon Lachance chante « Lazzarelle » (probablement la sœur de Lazarre), une version d’une chanson italienne (pour faire changement), de celui qui se classa 3e au Concours Eurovision de la Chanson en 1958 avec sa chanson « Nel blu dipinto di blu », plus connue sous le titre de « Volare ».  Je m’avance peut-être en écrivant que Léon Lachance  était annonceur à CKVL.

Donald Lautrec a une discographie assez impressionnante, j’ai plusieurs de ses vinyles (mais pas son cd), mais je n’avais pas « Je n’aime pas dormir tout seul », version d’un grand succès de Paul Anka & Odia Coates, « I Don’t Like To Sleep Alone » (Numéro 8 au Billboard en 1975).
J’ajoute la face « B » (plus intéressante) de ce 45 tours, « Douce Rose », version d’une chanson de Supertramp extraite de leur disque « Indelibly Stamped » : « Rosie Had Everything Planned ».


J’ai des mauvaises nouvelles pour vous : si je me fis à la chanteuse Nicole, « Une fleur ça pleure ».  On arrête l’arrosage :  en voyant que personne ne les arrose, elles s’auto-arroseront.  Nicole n’est pas une chanteuse québécoise, ni une chanteuse française, mais allemande.  Elle a participé et gagné au Concours Eurovision en 1982 avec la chanson « A Little Peace ».

Un peu de country, j’ai rien contre.  Malgré un nom à consonnance anglophone, Ray Perry chante en français une version de la chanson « All I Have To Offer You Is Me », succès mineur  (une 91e position au Billboard en 1969) du chanteur country noir, Charley Pride : « Tout ce que je peux t’offrir, c’est moi », à ce compte-là on n’appelle plus cela une version, mais une traduction.

La carrière de Jen Roger, né Jean-Roger Marcotte,  remonte à la fin des années 40 pour devenir durant les années 50, l’une des plus grandes vedettes des cabarets québécois.  Sa discographie est bien garnie et pratiquement exclusive à l’étiquette RCA Victor.  En 1958, il enregistra la pièce « Mélodie perdue », version d’une chanson américaine de 1956 méconnue, « Willingly » des Shannon Sisters si mes oreilles me sont restées fidèles.

Les Surfs, groupe vocal d’origine malgache, composé de 4 frères et deux sœurs, débuta sa carrière en France en 1963 après avoir connu la popularité dans leur pays natal, Madagascar, pour la conclure en 1971.  Ils y vont d’une version de « Flowers On The Wall » des Statler Brothers (4e place au Billboard en 1966).

Je mélange tous ces ingrédients pour vous offrir cette copieuse collation :


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