samedi 17 mars 2012

Recette No 1

Comme le chantait Edith Piaf dans « Non, je ne regrette rien » : « Je repars à zéro »… sous d’autres cieux, s’il y a toujours quelques-uns qui acceptent de me suivre. J’ai été foutu à la porte de mon auberge, je suis devenu un tout-nu, un sans-habit. Je suis donc allé cogner ailleurs et j’ai trouvé une âme charitable qui m'offre un gîte à certaines conditions.

Suite de la saga « Chris Gorman ». Un cousin de Normand Drolet m’apprend que celui-ci a effectivement fait carrière sous le nom de Chris Gorman à peu près à la même époque que Christian Simard. Les deux artistes étaient-ils au courant de ce jumelage? On le saura peut-être un jour.

Certaines personnes ont cru que j’avais réellement vécu en France où j’aurais enregistré un disque. Comme ce disque était une production française, j’avais tout bonnement conclu que ce Florent était un artiste français. Sachez que je me gourrais royalement. Prenez connaissance du courriel suivant pour connaître toute la vérite, rien que la vérité, je le jure sur lui :

« Le Florent de La Sophie N'EST PAS un Français. C'est un Québécois de Rivière-du-Loup qui s'appelle Florent Veilleux. Il s'était établi en France en 1963 et avait enregistré une série de disques. Voici les notes que j'ai sur lui:

Florent

Auteur, compositeur, interprète. Né Florent Veilleux;

Rivières-du-Loup, 1941

Après avoir complété un cours classique et obtenu un diplôme d’électronicien, Florent Veilleux s’installe à Paris en 1963 et connait pendant environ cinq ans une carrière de chansonnier, enregistrant chez Columbia-France puis à compter de 1970 pour la compagnie Saravah de Pierre Barouh. Il écrit plusieurs de ses chansons et reprend sous le titre Mes cousines la chanson Mes cousins de Germaine Dugas ainsi que La jeunesse d’aujourd’hui de Michel Choquette. Dans les années 1970, il touche à divers aspects artistiques, dont l’écriture, la mise en scène, le music-hall, la photographie, l’audiovisuel, la comédie, les effets spéciaux pour le théâtre et le cinéma, le disques et spectacles pour enfants, etc. De retour au Québec en 1981, il s’intéresse à la vidéo expérimentale, la réalisation d'installations de machines absurdes, et l'animation d'ateliers de recyclage inventif cinétique qu'il donne dans les écoles, collèges, université, (Centre de Design de l'UQAM) et autres événements cultuels spéciaux.

En 1997-1998, Florent Veilleux expose pendant cinq mois, au musée McCord, l'installation monumentale “Romantisme Post-Moderne” qui le mènera à New-York. Fin 1999, pour le passage à l'An 2000, il anime les 40 mètres de vitrines de Tristan & America, au Rockefeller Center, au cœur de Manhattan, avec une installation de machines excentriques baptisée Le Buggy de l'An 2000.

Discographie

Parapapout; La jeunesse d’aujourd’hui/

Vous aviez, madame/ Histoire d’hérédité

Paris, P: 1966, Columbia ESRF 1783

La mouche; Mes cousines/

Allez-vous en, Charlotte; C’est les rats qui ont bouffé ma blonde

Paris, P: 1966, Columbia ESRF 1845

La Sophie; Si je pouvais te peindre/

Petit velours et gros poutous/ Tire la chaîne

Paris, P: 1967, Columbia ESRF 1879

La saison des grèves; Mon beau-frère n’est pas beau/

Chez Gros Louis; Il faut changer

Paris, P: 19677, Columbia ESRF 1907

Un trou de mon quai; Les vaches d’Hawaii/

Les saintes petites chéries; Bout d’chou

Paris, P: 1968, Columbia ESRF 1916

J’ai une Canadienne/ Je cherche une vieille pour les vacances

Paris, P: 1970, Saravah SH 40016

J’attendrai/ Je me prends les pieds dans mon cœur

Paris, P: 1970, Saravah SH 40017 »

(Remerciements à la personne qui m’a fait parvenir ce courriel, malheureusement je n’ai pas conservé son nom)

Si vous tapez « Florent Veilleux » dans Google vous trouverez des compléments d’information sur cet artiste multidisciplinaire.

Quand François Lafontaine et Marc-André Brazeau décidèrent de former un band de garage ils voulurent s’affubler d’un nom original. Ils optèrent donc d’appeler leur band de garage : « Band de Garage ». En 2006, le duo (guitare et batterie) sort une premier CD : « Corpo-Trash-Vidange » et un deuxième en 2008 : « Cassette II ». Visitez leur site pour faire plus amples connaissances et pour vous faire une idée de leur talent, je vous invite à écouter leur pièce : « BMX ».

Anne-Marie, Anne-Marie, qui es-tu? « Prends ton temps » avant de me répondre…

Carole Cloutier a enregistré une dizaine de 45 tours entre 1959 et 1965. Elle est née à Thedford-Mines en 1942 et décédée en 1997. Une autre enfant précoce, à 7 ans elle animait déjà une émission de radio pour enfants. Pour en savoir plus, consultez Mr Jeff. Pour en entendre un peu, écoutez « Saïda » et « Mon soleil c’est toi ».

Une des nombreuses productions de Denis Pantis par un duo : Éloïse et Daniel Costom sur étiquette Citation qui nous font une version du succès international d’un duo des Pays-Bas, Mouth & MacNeal, « How Do You Do? (8e position au Billboard en 1972) » : « Tu es venu ».

Carole Ménard, une autre de ces chanteuses mineures du milieu des années 60 qui après quelques 45 tours s’en vont. En 1966, celle qui voulait devenir une idole chantait : « J’attends une idole », composition de Jacques Michel.

Il y a quelques jours nous apprenions le décès de Davy Jones à l’âge de 66 ans, chanteur du groupe « The Monkees ». Les Monkees, groupe créé de toutes pièces pour une émission américaine de télévision qui se voulait le pendant du film « A Hard Day’s Night » des Beatles connaît un grand succès et ce grand succès se répète sur disque également. Le groupe tient la tête des palmarès avec des chansons comme « Last Train To Clarksville », « Daydream Believer », « Pleasant Valley Sunday », « A Little Bit Me, A Little Be You » et leur meilleur : « I’m A Believer » (No 1 en 1966), composé par Neil Diamond. Ce succès a été repris à profusion autant en anglais qu’en français, dont une par le groupe québécois, Les Sextans, sous le titre de « Ils aiment la vie » et une version française par une chanteuse portugaise, Magdalena Pinto Basto, intitulée « J’ai cru à mon rêve ».

Jeudi soir, Chantal Renaud, chanteuse (faut l’dire vite), actrice (acte triste), romancière (un bien grand mot), scénariste (de quoi?), était de l’émission « Fidèle au poste » au réseau TVA. Eric Salvail se pétait les bretelles d’avoir réussi un coup de maître en la convainquant d’interprétrer en direct son succès, « Comme un garçon ». Heureusement je n’ai pas l’odieux… pardon, l’audio de cette prestation, ce qui vous évitera de vous faire grincher des dents. À sa décharge, je dois avouer que les deux autres chanteuses, Emmanuelle et Claude Valade, qui participaient à l’émission n’ont pas fait honneur à leur talent aussi. Chantal Renaud est maintenant la femme de notre ex-premier ministre péquiste, Bernard Landry. Ses talents d’actrice s’étalent dans toute sa nudité dans le chef-d’œuvre cinématographique de Denis Héroux : « » L’initiation. En 1983, Chantal Renaud s’essaie à l’écriture avec son roman « Loup-Blanc » que j’ai acheté il y quelques années (soldé à 1,oo$), que j’ai commencé à lire et que j’ai abandonné après quelques pages. Maintenant Chantal peut chanter que « Les temps sont purs et beaux », version de « Everything Is Beautiful » de Ray Stevens (Numéro 1 au Billboard en 1970).

Les Wild Ones, groupe montréalais crée en 1966 n’ont qu’un seul et unique 45 tours àleur fiche sur lequel sont gravées deux de leurs compositions : « Mon amour » et « Quand je te demande ».

Les Complices, un autre groupe québécois sur lequel je ne peux rien vous dire et dont je ne souviens même plus où j’ai pêché leur chanson, « Ça va très bien », parue sur l’étiquette Visa en 1969.

Patti Lynn, chanteuse anglaise, a connu un humble succès au pays de la Couenne Elisabeth avec sa version de « Johnny Angel » (37e place in UK en 1962), grand succès de Shelley Fabares au pays de l’oncle Sam avec la première place du Billboard en 1962. Ce qui lui vaut d’être ici aujourd’hui c’est que dans sa maigre discographie on retrouve un titre en français : « À quoi bon pleurer ».

À partir de désormais, je conclurai mon message en vous offrant quelques appétissantes recettes et parmi celles-ci se trouvera un intrus, vous n’aurez qu’à choisir celle ou celles qui vous intéressent. ;-)

Recette de croustade aux pommes et à l’érable

Recette de crêpe-omelette aux épinards

Recette d’homo lette aux gens bons aryens

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mardi 28 février 2012

Le feu dans la cabane

Effectivement, MediaFire a sorti son lance-flamme et brûlé tous mes fichiers. Le tout est une perte totale, plus rien de récupérable, même impossible pour moi d’accéder à MediaFire pour télécharger tous types de fichiers. Je suis barré, grillé, carbonisé. Donc dans l’immédiat je n’ai d’autre choix que de cesser mes activités.

Je ne blâme pas MediaFire, ils n’avaient tout simplement pas le choix, car sur eux aussi pend une épée de Damoclès qui peut les faucher à tout moment, lui réservant le même sort qu’à d’autres comme Megaupload. J’ai lu récemment qu’ils se faisaient souvent taper sur les doigts par le DMCA.

Tel le Phénix renaîtrais-je un jour de ses cendres?

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samedi 25 février 2012

URGENCE, URGENCE

Je suis désolé de vous apprendre que MediaFire vient de fermer mon compte sans aucune explication. Ce qui veut dire que dans le moment personne ne peut avoir accès à mes fichiers.

Dès que j'aurais des développements je vous tiendrai au courant.

lundi 6 février 2012

Centitre


Dans mon dernier message, je déplorais le fait que je n’avais pas d’information sur Chris Gorman. Quelques jours après sa publication, quelqu’un m’affirmait que Chris Gorman n’était autre que Christian Simard, ex-membre de Morse Code. Avant que je puisse demander à cette personne d’où provenait sa source, je recevais un deuxième courriel disant que Chris Gorman s’appelait en réalité Normand Drolet.

Qui croire dans les circonstances? Avant que je puisse entreprendre d’autres recherches un troisième courriel vient conclure ce court débat. Dans ce courriel, on m’apprend que Chris Gorman est bien Christian Simard qui aurait choisi ce nom d’artiste pour enregistrer ces pièces honky tonk. Chris pour Christian et Gorman serait le nom de famille de sa grand-mère irlandaise. Christian Simard habite la région de Québec maintenant, même qu’il demeure pas très loin de chez moi. Cette source m’apparaît plus que fiable car il est un proche de Christian Simard (je tairai son identité) et il a réveillonné avec lui à Noël.

Passons aux choses sérieuses. Comment expliquer qu’une chanson entendue à quelques reprises seulement en 1966 nous reste dans la tête? J’habitais encore St-Siméon en ces temps immémoriaux et notre centre de loisirs présentaient quelques rares spectacles d’artistes québécois. Un bon samedi soir de 1966, les Fortiches s’y retrouvaient à l’affiche. Ce bon coup avait été réussi par le gérant de centre de loisirs, car un des musiciens était parent avec lui. Les Fortiches, groupe originaire de Montréal ont gravé trois 45 tours en 1966 et c’est le refrain d’une de leur chanson au titre prémonitoire, parlant d’un évènement scientique (la conquête de la Lune), qui a gardé son écho dans mon esprit : « Ils iront sur la lune ».

Petite incursion du côté français pour souligner le passage de ma belle-sœur et son mari français qui séjournent dans notre humble demeure ces jours-çi. Je possède une quarantaine de chansons de Ronnie Bird, chanteur rock français qui est passé telle une étoile filante dans le firmament du monde artistique français (1964 à 1969), malgré de bons succès avec certaines de ces chansons. Parmi celles-ci il reprend une de mes chansons fétiches, « Lies » (numéro 20 au Billboard en 1965) des Knickerbockers. La version de Ronnie Bird s’intitule : « Cheese » qui malheureusement ne va pas la cheville de l’originale.

Libre à vous de me croire : j’ai déjà enregistré un disque en 1965 lors d’un court séjour en France sous mon prénom Florent. Évidemment dans les circonstances j’ai pris l’accent du territoire pour chanter : « La Sophie ».



En 1974, Marie-France Paquin nous chantait « Une chanson pour toi », sa propre composition produite par Bill Hill. C’est trop d’information, je sais.

Entre 1963 et 1966, Pierre Perreault enregistra cinq 45 tours et le titre « Madeleine » apparaît sur la face « B » de son deuxième sortit en 1964.

Une production de Lewis Furey et composition de Furey et Carole Laure, « Sauverais-tu ma vie? » par un groupe féminin français « Les Petites Filles » qui étaient composées de : Elfie Astier, Anaïs de Courson, Axelle Bernard et Valérie Vaumorin. Furey et Laure prêtent leur concours vocal à la chanson. Jamais aimé les chansons de Lewis Furey.

De que cé que cette chanson pleine de sangsues alitées, « Corps accord (Le chant de la sirène) par Monique Proulx et Pierre Saint-Onge? Tendez bien l’oreille et laissez courir votre inimagination.

Chanson plate pour chanson plate, je préfère René-Jean et sa grande ballade : « Je me réveille soudain ». Ne réveillez pas, je dors!

Alain Robert aurait enregistré un seul 45 tours en 1963 sur étiquette Méteor, la reprise de « Je me sens très seul » de Robert Cogoi

Roxanne, une simple prénom qui n’en dit pas long. Elle nous rocke « Flash flash » sur étiquette VIP, une production de Gene Williams.

En 1978, Tony Green, compositeur & producteur (et à l’occasion chanteur, voir le message précédent) a œuvré surtout durant la période disco, il a, entre autre produit la chanteuse France Joli et Colorblind et leur pièce « Kalei Disco » ou encore la chanteuse Sharon qui reprend « L’hymne à l’amour » d’Édith Piaf en anglais s’il vous plaît. Ce 45 tours a même mérite l’honneur d’être critiqué par le site AllMusic :

« If a singer is going to record a cover of a well-known song, it's pointless to provide a carbon copy of the original. Unless he/she brings something fresh or different to the song, listeners are better off sticking to the original version. Jazz artists have the right idea -- it's better to interpret than emulate. Sharon is hardly a jazz artist, but the obscure disco singer had the right idea when, in 1978, she provided this unlikely arrangement of Edith Piaf's famous "L'Hymne à l'Amour." Sharon doesn't approach the gem as French pop; reporting to producer/arranger Tony Green, she gives "L'Hymne à l'Amour" a slick, glossy Euro-disco makeover. And it works -- Piaf's classic is surprisingly successful with a disco beat. What isn't surprising is the fact that this rare 12" single (which contains an instrumental version on the second side) was recorded in Montréal. That Québec city has a large French-speaking population, and Piaf's recordings have been incredibly popular there. But the obscure Sharon doesn't embrace the song's French lyrics exclusively; her main focus, in fact, is the English-language version, which is known as "If You Love Me." Although she isn't a great singer -- her vocals are definitely on the thin side -- Sharon and Green deserve credit for trying something different with one of France's best-known standards ».

Un autre disque disco associé à Gerry Bribosa (le misérable) où il assume les arrangements et l’orchestration, pour la formation « Le Son du Québec » (est-ce vraiment le cas?) et leur « Disco Reel ». Hervé Doucet se débrouille à merveille à l’archet du violon.

La chanson Jesahel est une autre de ces chansons reprises à l’envi par de nombreux artistes, Joey Spineti y a mis son grain de sel au Québec ainsi que Jimmy Bond avec un certain succès puisque qu’il atteingnit la 2e place des palmarès québécois. Le groupe disco italien «Key West » en a fait une version et la version de Spineti s’apparente à celle du groupe English Congregation.

Tisseyre, nom connu dans le monde télévisuelle du Québec, grâce d’abord à Michelle Tisseyre animatrice du début de la télévision québécoise (Music-Hall, Aujourd’hui). Son fils Charles animateur depuis des lunes de mon émission scientifique préférée : « Découverte ». J’ajoute maintenant Philippe, pianiste, chanteur et compositeur. J’ignore si vous avez déjà eu l’occasion de voir l’artiste à la télévision qui aime s’habiller de vêtements féminins, maquillage et bijoux compris. Voici un extrait de ce qu’en disait le site Canoe lors du lancement de son premier disque en 2007 :

« Impossible de rester de marbre devant la virtuosité de ce pianiste hors pair. Il n’est pas seulement talentueux, il n’a pas seulement des mains magiques, sa musique touchante, sensible et profonde parle au cœur et fait naître des émotions d’une belle intensité. Une fois assis devant son piano et entièrement habité par sa musique, Philippe Tisseyre ne semble plus faire partie de la réalité, à croire qu’une force invisible guide ses doigts si incroyablement agiles qui nous transportent dans un monde introspectif et riche de blessures, de joie, de bonheur, de beauté et de grâce ». La chanson « Encore une fois » sera-t-elle suffisante pour vous faire une idée de son talent?

Sur l’étiquette « Chance », une chanson de Manon Vivier, « Oh Seigneur, écoute ma prière », production de Georges Tremblay. Rien n’a ajouté…

Youppi fut la mascotte des Expos de Montréal de 1979 jusqu’à leur départ en 2004. Il ne fut pas en chômage trop longtemps car dès 2005, il fut repêché par les Canadiens de Montréal. Un an après avoir commencé à animer les parties des Expos, on lui fit enregistré une chanson-thème : « Fais ton youpping ».

Au départ trio vocal et instrumental de la Métropôle appelé les 3 Sharpes, gagnant du concours « Canadian Talent Show » (le grand-père de « America’s Got Talent »? Remarqué par Yvan Dufresne qui leur fait enregistrer un premier 45 tours sur lequel on retrouve 2 compositions originales, don le titre : « Reviens, chérie ». Le groupe commercialise 4 autres 45 tours et un long-jeu sous le nom de « 3 Sharpes Quartet » car le groupe venait de connaître un changement de personnel important après le départ de deux membres du trio original comblé par l’arrivée de 3 autres musiciens.

Le trio vocal Arvak’s, originaire de Trois-Rivières, n’obtenant pas d’engagements au Québec s’expatrie aux USA à la fin des années 50. Leur rencontre avec Al Como leur permet de se produire devant le public américain pendant un certain temps ce qui leur ouvre enfin les portes du Québec. Ils mettent sur le marché leur premier 45 tours en 1959 sur étiquette Fleur-de-Lys déjà sorti aux USA par la compagnie de disque Event. Le titre principal s’intitule : « Donne-moi ». Quelques autres 45 tours sont mis en marché sans succès, ils opèrent pendant quelques années au Québec et dans la région de Boston.

En 1962, quatre jeunes hommes et une jeune fille forment les Peter Gunn qui se transforment en Beltones un an plus tard et enfin prennent leur envol sous le nom des Faucons et la chanteuse prend son envol vers d’autres cieux par la même occasion. En 1967, l’étiquette Chance leur donna la chance d’enregistrer leur unique 45 tours sur lequel la chanson « Petite chérie », version de « Little Darlin’ » des Diamonds (no 2 du Billboard en 1957) figure en face « B ».

Les Cyclones, un groupe mystérieux trouvé sur YouTube. La chanson « Beaucoup de peine » apparaît sur leur long-jeu « Les Cyclones rappellent les jours du rock’n’roll ».

Les Bops virent le jour à Plessisville en 1963. Suite à leur victoire lors d’un concours d’orchestres en 1965, ils décrochent un contrat d’enregistrement. Entre 1965 et 1967, cinq 45 tours seront mis en marché sans réel succès. Sur l’un deux, ils nous offrent une version « Norwegian Wood » des Beatles : « La fille sans nom ».

J’aurai probablement plus difficulté à continuer de publier autant de pièces à la fois, car mon principal fournisseur a vendu en un seul coup pratiquement tous ces 45 tours d’expression française à un collectionneur affamé. Il m’affirme qu’il renouvelera son inventaire, car il a de nombreuses offres de vente.

Où se cache toute cette belle zizique?


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samedi 7 janvier 2012

Deux mit le douze

Les Fêtes sont enfin terminées. Vous avez digéré tout ce que vous avez ingurgité : dinde, tourtière, pâté à la viande, ragoût de pattes de cochon, la bûche de Noël (celle de Vachon est top du hit-parade des bûches de Noël depuis mon enfance) et je ne parle pas de tout ce que vous avez bu avec abus.

2011 vient de jeter l’ancre avant de chavirer dans les abîmes du temps, pendant que 2012 largue les amarres et hisse les voiles afin de prendre le large. 2012 sera-t-elle aussi fertile en aventures que 2011? Quelles tempêtes aura-t-elle à affronter? Saura-t-elle éviter les récifs? Comment affrontera-t-elle les vagues? Frappera-t-elle un iceberg comme le Titanic il y aura 100 ans le 15 avril? Laissons les vents l’emporter et souhaitons qu’elle arrive à bon port le 31 décembre prochain.

Que 2012 vous apporte tout plein de belles et bonnes choses, mais surtout toute la musique que vous souhaitez, et ce e n’est pas nécessairement moi qui pourra comber ce vœu, mais j’espère au moins pouvoir y contribuer par mes faibles moyens.

Ça va pas fort pour les Canadiens. Ils doivent s’ennuyer de Bernard « Boom Boom » Geoffrion et de son lancer frappé qu’il aurait inventé. Bernard Geoffrion ne poussait pas seulement la « puck », il poussait la chansonnette à l’occasion, allant jusqu’à graver un autre type de rondelle. On ne peut dire qu’il a « scoré » avec sa chanson « Elle a tout pour elle ».

Certaines chanteuses québécoises ont débuté leur carrière dans leur enfance ou encore dans leur pré-adolescence, que l’on pense à Michèle Richard ou Ginette Reno. Louise Lamothe est né en 1954 et à 5 ans elle participait déjà à l’enregistrement d’un disque de Raymond Berthiaume. Entre 1963 et 1968, elle grava cinq 45 tours avant de prendre sa « retraite » en 1968 ou 60. En 1964, elle chantait « Papa » sur son deuxième 45 tours. Si je comprends bien les paroles de cette chanson, elle veut que son père, qui n’aime pas les Beatles, l’amène à l’arène pour les voir en spectacle. Sur l’autre face c’est sa mère que la petite Louise veut consoler avec l’aide son père.

Mais Louise Lamothe est une petite snoreaude, car dès le début des années 60, elle sort de sa retraite pour reprendre sa carrière de chanteuse sous le nom d’Anna Bell (es-tu parente avec la compagnie de téléphone?). Encore une fois sur le deuxième 45 tours de sa deuxième carrière, elle critique son père dans sa chanson « La moustache à papa ».

Manon Kirouac fit ses débuts dans la chanson au milieu des années 60 à l’adolescence en utilisant seulement son prénom. Son cœur faisait « Ding Dong » en s’éveillant à l’amour. Elle aussi prit une retraite prématurée à la fin des années 60 dans le noble but de terminer ses études, pour revenir plus fort au début des années 70 (un peu courte la retraite) sous un nouveau nom : Anne Renée. À l’àge de 20 ans, elle épouse un baronet (elle voulait un titre de noblesse) : René Angélil. En 1974, elle interprétait une chanson prémonitoire quant à la conclusion de cet union avec le futur gérant de Céline Dion : « Je veux savoir ». Maintenant elle sait.

Carole Gingras était sûrement jeune quand sortit son 45 tours : « Je ne suis pas trop jeune », version du mitigé succès de Bob B. Soxx & The Blue Jeans, « Not Too Young To Get Married » (63e place au Billboard en 1963). Tout ce que j’ai pu trouver sur le disque de Carole Gingras c’est qu’il apparaît dans un palmarès (37e place en février 1965) sur le site de l’Université de Napierville (What a site? Que je vous invite à découvrir).

Y a pas à dire, certaines chanteuses des années 60 avaient le don de s’éclipser après quelques succès pour retourner sur les bancs d’école. Chose que fit Mimi Hétu à l’âge de 12 ans pour revenir en force 4 ans plus tard. Après avoir connu de nombreux succès celui-ci le quitte en 1982 ce qui la pousse à mettre fin à sa carrière artistique et elle retourne aux études (éducation des adultes) une deuxième fois à 28 ans. En 1964, sur son premier 45 tours elle reprenait le succès de Sœur Sourire : « Dominique ». En 1979, elle bifurque du côté disco avec « Shaking ».

En pleine fièvre disco, Anne Marie nous chante : « Prends ton temps ». Je l’ai pris mon temps afin de trouver des infos sur cette Anne Marie. Tout ce que j’ai pu constater c’est qu’elle a obtenu un bon succès avec cette chanson qui s’intalla à la 4e position des palmarès québécois en 1977, mais elle fit mieux avec « Love is amour in frrrench » qui grimpa jusqu’au sommet pendant deux semaines la même année.

Même si son nom ne se rappelait pas à mon souvenir, il y en aurait tellement à dire sur Gemma Barra, que je ne vous en dirai rien; je vous inviterez plutôt à visiter le merveilleux site de Québec Info Musique qui réussi mieux que moi à vous la faire connaître. Même si il a commencé à écrire ses chansons vers l’âge de 9 ans, ce n’est qu’en 1963 à 27 ans qu’elle enregistra son premier titre, une de ses composition : « J’aime danser », une chanson dans le pur style yéyé.

Comme le nom Gemma Barra, celui de Johanne Bédard m’était inconnu, il apparaît sur le site « Rétro Jeunesse 60 » qui comme moi se contente d’avouer : «Aucune autre information sur Johanne Bédard à ce jour ». Il résume sa discographie à un 45 tours sur étiquette Campus. Sur la face A, une ballade plutôt plate et larmoyante à la Chantal Pary, sur la face B, sur un beat plus syncopé est se demande : « Pourquoi faut-il aimer? »

La carrière de Jimmy Bond (est-ce son vrai nom?) s’amorce au milieu des années 60 à l’intérieur de quelques groupes dont les Goldfingers avec qui il enregistre un 45 tours. Après quelques succès en solo, il unit sa voix à celle de Nicole Martin avec qui il obtient d’ailleurs ses plus grands succès, pour revenir ensuite en solo. En 1978 il enregistre un 45 tours ayant la même trame sur les deux faces avec une version française du côté A : « C’est fête en ville » et du côté B : « I Want To Love You ».

Sur étiquette Canusa, produit par Pierre Labelle, promoté par Guy Cloutier, arrangé par J. Crevier, composé par Jean Dubé et Pierre Beaulieu, une chanson d’un certain David-Michael : « Une plage ».

Ce 45 tours de Colette de Courval a probablement été enregistré à la fin des années 60 ou début 70. Elle y interprète une de ses compositions : « Viens auprès de moi ». Il s’agit d’une production du Centre d’Animation de Mont-Joli. Elle aurait sorti deux autres 45 tours en 1970 sur l’étiquette London.

Récemment je consultais un site qui repertorie des ventes de garage et des marchés aux puces de la région de Québec. Tous ceux qui éveillaient mon intérèt ont déjà reçu ma visite. Parmi ceux-ci un nouveau venu attira mon attention, je m’y suis donc rendu car parmi la marchandise annoncée on mentionnait qu’on y trouvait des disques. Sur les lieux, ma déception fut grande quand je me retrouvai devant quelques longs-jeux que je jugeai rapidement sans intérêt et une petite pile de 45 tours poussiéreux que pris quand même la peine de décortiquer. Grand bien me fit car parmi cette pile figuraient trois des premiers 45 tours de Carmen Déziel.

Originaire de Sherbrooke, Carmen Déziel fait ses premiers pas dans le monde du spectacle dès l’âge de 12 au couvent. Elle enregistre son premier 45 tours en 1955. En 1956, sur son deuxième disque elle nous chante « Rien que vous », version de « Only You » des Platters. Elle est fut une des premières québécoises à chanter en français le rock d’Elvis mais aussi celui de Jill Corey en 1957 en interprétant la version « Love Me To Pieces » (11e place du Billboard en 1957) : « J’ai besoin de ton amour ». Janis Martin considérée comme l’Elvis féminin aux U.S.A. avait repris cette chanson également. Toujours en 57, Carmen Déziel s’exclamait : «Oh! La! La! ». En 1950, elle épousa Armand Desrochers, l’auteur et l’interprète de la chanson : « Cœur de maman ». En tapant son nom dans Google, vous trouverez d’autres détails sur sa carrière.

Il faudra en faire du chemin pour découvrir qui est André Duchemin qui nous présente sa composition : « Le soleil de ma vie » sur étiquette ADC.

« Que serait ma vie sans toi ?» se demande Alain Fondat. Que serait ma vie sans Alain Fondant? Que serait votre vie sans savoir qui est Alain Fondat? Rien n’y changerait…

Rémi Girard n’a pas besoin de présentation, c’est un de nos meilleurs comédiens, on l’a vu et on le voit et vous le verrez encore régulièrement à la télévision et au cinéma (plus de 40 films en 30 ans). Je ne vous ferai pas son panégyrique ici ce serait trop long. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il se débrouille bien comme chanteur mais vous souvenez-vous l’avoir déjà entendu sur disque? Je réponds non à votre place. À compter de désormais vous pourrez dire oui.

Le disque est crédité à Girard & Frères et c’est bien Rémi Girard qui y chante deux de ses compositions : « Mes derniers gallons » et « Polyvalente rock ».

Je n’ai aucune note biographique sur Chris Gorman, mais un de ses microsillons datant de 1979 fait partie de ma discothèque. Chris Gorman est un pianiste honky tonk et il faisait carrière au Québec d’après la pochette du disque et de la reprise de la chanson de Diane Dufresne, « L’homme de ma vie ». En 1979 toujours, un certain Gran’Pa Gorman a sorti un 45 tours honky tonk disco instrumental. De là à conclure qu’il s’agit du même Gorman, il n’y a qu’un pas à faire, surtout que sur la face B, la pièce « Disco Tonk » est une composition de Christian Simard, membre de Morse Code.

Sur étiquette Visa, orchestrée et produite par Daniel Hétu, Karina reprend le succès de Kiki Dee, « I’ve Got The Music In Me » (Numéro 12 au Billboard en 1974) dans sa langue d’origine.

Sur étiquette Much, Gaétan Landriault interprète « Geneviève », une production de Bill Hill et Double M. La pièce est une composition de Ralph Murphy et Carole Risch. J’ai trouvé beaucoup d’information sur Ralph Murphy qui est un compositeur, un producteur et un interprète canadien d’origine britannique réputé mais je n’ai aucun enregistrement de lui. Il a travaillé entre autres avec April Wine. J’apprends que Ralph Murphy a fait partie d’au moins deux groupes anglais (après un retour vers sa mère patrie) : The Guardsmen et The Slade Brothers et j’ai justement 3 pièces de ces derniers dont : « Don’t You Cry Over Me ».

Je savais que Robert Maltais était comédien, mais il est plus que cela. Il a dirigé des salles de spectacle, il est le créateur du concours Ma Première Place des Arts. Il était la voix de Perlin dans Passe-Partout. En 1999, il lâche tout pour se retirer dans un monastère. J’ignore quand il est sorti de cette retraite, mais entre 2004 et 2009, il a publié 5 romans. À travers de tout cela, il a enregistré au moins un 45 tours sur lequel il interprète deux chansons écrites par lui en collaboration avec Michel Robidoux, dont ce titre : « Ok, Ok, OK ».

La compagnie de disques Rusticana fut très active de la fin des années 50 jusqu’en 1967 environ. Une flopée d’artistes ont enregistré sur cette étiquette et Gilles Ménard fait partie du lot. En 1960, il nous faisait danser avec son « Tango des souvenirs ».

« Le roi d’cœur » de Louis Michelair n’est pas venu mêler les cartes en 1977, pas plus que son long-jeu « Un signe de vie » sorti la même année. Bizarrement on retrouve ce disque en vente chez Amazon et il est offert sur « CD BBQ », un site qui vend des vinyles transférés sur cd à des prix faramineux comme 65,00$ pour celui de Louis Michelair.

La chanteuse Nathalie de son vrai nom Mireille Dubois est né 1948 à Thetford-Mines. Elle connaît son plus grand succès avec « Jimmy attends-moi » en 1966 (No 4 au palmarès québécois).

Voici quelques « bonus tracks » disco

Claudia Cardinale – Love Affair

Chantal Condor – Don’t You Want My Love

Gino Soccio – Sauve qui peut

Pierre Bourboin – N’oublie jamais

Tony Green – Amoureux

Tout ce beau monde peut être rejoint ici

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca ou flavoie63@gmail.com

lundi 5 décembre 2011

Le 435e


J’ai gravé mon premier cd de mp3 en octobre 1999. Je me souviens que je possédais mon ordinateur était un Packard-Bell payé 3500,00$ avec un disque dur de 420 megs et un graveur 1X. Ça me prenait 45 minutes pour graver un disque. Les temps ont bien changé. Après ce premier disque j’en ai gravé 762 autres et je ne compte pas les 4000 et quelques longs-jeux et les centaines de 45 tours ou les centaines de cd achetés que j’ai convertis en mp3 pour lesgraver aussi sur cd, en plus de leur faire une niche sur des disques durs.


C’est bien beau avoir autant de musique, mais encore faut-il l’écouter! Je m’y consacre quand je le peux et dans le moment j’écoute le 435e : disque que j’ai gravé en mars 2008. J’ai un peu de retard à rattraper, s’pas? Sur ce cd on retrouve seulement des chansons extraitent de cd que j’avais achetés. Ce qui veut dire que je n’avais pas encore écouté au complet ces disques. J’avais mis certaines chansons sur mon blog pour vous les faire connaître après avoir écouté seulement quelques « bouttes » de tounes et celles qui me semblent intéressantes furent les heureuses élues. Et je procède toujours ainsi la plupart du temps.

Je vais donc puiser parmi ces cd pour vous faire connaître des artistes qui méritaient une meilleure écoute.

Commençons avec Ély qui ne se retrouve pas encore dans l’élite des artistes du Québec,malgré un disque bien fignolé mais ne comportant aucune chanson qui se démarque vraiment. Je lance un recherche sur Google pour en savoir un peu plus sur elle. D’abord, je ne trouve rien, comme c’est Marc-André Bourbonnais qui a composé toutes les musiques de l’album, je prends cette direction sans plus de succès, mais on mentionne que Sandrine Roy a écrit des textes sur ses musiques et j’avais remarqué qu’elle avait écrit les textes de quelques chansons pour le disque d’Ély. Je pitonne Sandrine Roy et Wikipédia m’apprend que c’est une parolière française et c’est en lisant sa bio que j’apprends qu’elle a collaboré avec des chanteurs québécois dont plusieurs ex-candidats de Star Académie québécois et Ély, de son vrai nom Élyane Breton a été candidate en 2005 de la version française de Star Academy où elle fit bonnefigure en se rendant jusqu’en demi-finale. Excusez ce long préambule pour vous présenter deux chansons d’Ély digne d’écoute : « Le temps » et « Il ne connaît pas ». Le disque était en vente à la FNAC, chez Virgin et ailleurs chez tout bon disquaire au Québec, I suppose.


Je n’effacerai pas le texte qui précède, mais suite à un autre coup de pioche dans la mine d’or googlienne, je découvre qu’Ély a une page web. Bon, le cas « Ély » est réglé. Next!

Que gagnons-nous à écouter le disque « N’Être » de Serge Gagnon, que j’aime bien d’ailleurs? Il varie ses chansons : blues, rock, folk, ballade. Rien trouvé sur lui dans le net. J’ai beau décortiqué la pochette du disque : aucune crédit pour les chansons, je pense que c’est lui qui a écrit paroles et musique de ce disque. Aucun nom des musiciens ne me sont connus, ce qui n’enlève rien à leur talent évident. Le disque a été enregistré aux Studios HBB de Terrebonne. Il remercie plein de collaborateurs et sa famille « d’avoir fait de son rêve caressé depuis 10 ans une réalité splendide »

Je n’effacerai pas le texte qui précède. Je sais je me répète, mais sachez que je ne lâche jamais le morceau. Quand on lance une recherche avec Google, règle générale les résultats probants se retrouvent sur la première page. Ne nous gênons pas pour aller plus loin et visitant les pages 2, 3, 4 et plus loin. En écrivant « Serge Gagnon, N’Être et Spectacle », oups!, je tombe sur un article paru dans « La Revue de Cœur et d’Action » qui nous raconte entre autre :

« Le premier bébé à sortir des studios HBB est un album de Serge Gagnon, originaire de l’Estrie, intitulé «N’Être». «Serge est arrivé ici avec des compositions originales dont les textes m’interpellaient. Patrice et Éric Gosselin ont construit des arrangements pour habiller ses "tounes", puis on a enregistré. On s’est donc servi des talents de la région pour réaliser l’album», raconte Sylvain.

«N’Être» est un album aux accents folk-rock dont les chansons lancent de beaux messages positifs. «J’aime dire que c’est de la bonne musique qui s’écoute sans prétention», assure Sylvain.

Qui est Serge Gagnon?

«Je chante depuis que j’ai 12 ans, mais je me disais que ce n’était pas pour moi, je croyais que ce ne pouvait être que pour les autres. Mais il y a deux ans, j’ai pris conscience que la musique, c’était plus qu’important pour moi et que j’avais quelque chose à raconter», raconte l’auteur-compositeur-interprète. Déjà l’album tourne à la radio, et les ventes prennent de l’ampleur".

Justement j’ai acheté ce disque chez Musigo de Beauport dans le « rack » à 6 disques pour 5,00$ le 28 août 2008. Plus précis que ça tu meurs! Cette chaîne de magasins a fait faillite depuis quelques temps après. L’article date d’août 2005. Puis-je conclure que le disque est paru la même année? Oui, je le peux. Donnons à Serge Gagnon la chance de nous prouver son talent avec « Flambée », « Goodbye » (dans laquelle il chante le refrain « Na Na Na Hey Hey Hey Goodbye) et « Seul au monde ».

Je vous ai déjà causé brièvement de Gerry Joly en mars 2009. Un jour, je me retrouve devant un disque intitulé « Chansons comiques non-censurées » sans mention du ou des interprètes sur la pochette avant du disque. C’est à l’endos que je peux lire : « Chansons comiques par Gerry Joly ». Le disque contient 18 chansons où se cotoie chansons grivoises ou tout simplement comiques. Comme Gerry Joly ne mâche pas ses mots, je vous offre : « D’la gomme » et il rend hommage aux fonctionnaires dans « Employé du gouvernement ».

La belle Joanne Labelle est une chanteuse des années 90 que le succès a effleuré pendant quelques années, son premier disque se vendit à plus 50 000 exemplaires pour un disque d’or. Même si son deuxième fut mis en nomination au Gala de l’ADISQ, le succès commerical ne fut pas au rendez-vous. Malgré de bonnes critques son 3e disque, « L’autre chemin », enregistré en grande partie en France, est le dernier opus solo de Joanne en 1997. En 1998, Luc Plamondon la recrute pour remplacer Isabelle Boulay (je devrais recevoir son dernier disque en cadeau à Noël, si le Père Noël acquiesse à ma demande d’enfant sage) dans Starmania pour jouer le rôle de Marie-Jeanne. Malgré toutes les qualités qu’un disque peut avoir, qu’est-ce qui fait qu’il ne nous
accroche pas? Deux échantillons à vous mettre dans les oreilles : « Mais pas cette fois » et « Apprends-moi ».

Léandre, né Éthier (parent avec Yvon Éthier mieux connu comme Patrick Normand ???) a fait son nom avec son prénom : Léandre. De 1988 à 1996, une dizaine de ses chansons ont frayé dans les palmarès québécois et son plus grand succès fut « Goodbye my love » en 1991 (5e place), même si le titre est en anglais il chante en français. Sa discographie compte 3 disques sortis en 90, 95 et 99. Belle constance! Le succès l’ayant quitté, Léandre, comme d’autres chanteurs voulant donner un souffle nouveau à leur carrière, s’essaie dans le jazz et dans la langue de Shake And Spear. Lande nous jazze de : « Strange Eyes & Java Jive » et de « Every Reason To Be Blue ». Michael Bublé est-il en danger?

Parfois je me plais à déambuler dans les allées chez Zellers et immanquablement je bifurque toujours vers le département de musique. Je vous fais un aveu, je ny ’ai jamais quelqu’un acheter un disque, excepté moi, mais je ne pouvais me voir, y avait pas de miroir. C’est là qu’un jour, je me procurâtes (yeurk quel vilain verbe) deux disques des Légendaires. Feront-il partie de la légende un jour? Les Légendaires sont un de ces groupes qu’on nomme « cover bands », autrement on ne se complique pas la vie à composer des chansons quand il y en a tant qui ne demandent qu’à être reprises telles des fiancées abandonnées. Les musiciens des Légendaires conservent leur anonymat en cachant leur identité par des pochettes vierges, c’est leur choix, mais si mes oreilles me font fidèles je peux affirmer sans me tromper que les deux sexes sont représentés dans le groupe. En plus, ils chantent dans les trois langues « officieuses » : français, anglais et instrumental.

Sylvie Paquette peut entrer dans la catégorie des chanteuses rock avec son disque « Oser » paru en 1997. Pour suivre son parcours, faites un détour par le site « Québec Info Musique".. Je me permets d’ « Oser » vous faire entendre deux pièces qui vous feront crier : « Donne-moi » et « Je te quitte ou je t’attens ».

En 1956, guitare en bandouillière, Paul Paulin quitte son petit village de Sainte-Irène en Gaspésie pour gagner la « grande ville » où il compte faire carrière. Il doit d’abord pratiquer plusieurs métiers avant de voir ses talents de guitariste reconnus qui le conduisent à se produire partout en province avec des groupes de musique populaire. Après son mariage, il met en veilleuse sa carrière artistique et c’est dans la soixantaine qu’il peut afin graver un premier disque : un mélange de blues, de rock, de country et de traditionnel québécois. Ses chansons sont fortement rehaussées de sauce humoristique qui me rappelle parfois Réal V. Benoit. Il ne faut jamais désespéré, Paul Paulin le prouve en chantant : « Le blues de ti-Paul » et « Les bibittes ».


Le trio RMD a lancé son pavé dans la mare musicale en 1994. Cinq des pièces ont gravi les échellons du palmarès québécois ce qui prouve qu’il a connu sa part de succès, parmi lesquelles « Charme de fée » qui culmina en 10e place et « Blonde d’une nuit » fit moins bien en « stallant » à la 39e position. Les origines du groupe restent lettres muettes pour le moment

Avec One Ton aurait pu un poids lourd dans le paysage musical mondial. Le groupe était à la base un trio (et quel trio) qui s’adjoingit d’autres excellents musiciens pour l’enregistrement de
leur seul et unique disque (et quel disque). Tout tournait autour de Byron Mikaloff, futur Lost Fingers, de Cristobal Tapia De Veer (futur Troublemakers), chilien, multi-instrumentiste et de la
chanteuse Zita (quelle chanteuse, quelle voix. C’est elle qui chante sur la pièce « Amalgame » des
Respectables. Pourquoi n’entendons-nous plus cette voix sublime?).

Malgré tous ces noms d’origine étrangère, nous avons affaire ici à un groupe de Québec. One Ton a fourbi ses armes pendant 4 ans avant d’accoucher de leur unique disque : « Abnormal Pleasure », voici ce qu’en disait la critique du journal Voir à la sortie du disque en 2002 :

« Premier album pour ce trio de Québec, tatoué du sceau indélébile de la pure pop. Légère, bien arrangée, souvent très sucrée, parfois insignifiante, la musique de One Ton n’aurait pas été reniée par Men Without Hats, période Pop Goes the World (Planet #9), voire par Aqua (Another Miracle). Mais cela est un brin réducteur. Avec ses avenues multiples, le groupe propose une visite encyclopédique qui transporte l’auditeur dans tous les détours du genre, du kitsch aux influences jazzy, des années 80 au son plus contemporain du nouveau millénaire, sans oublier les clins d’oil réussis au soul et au gospel. Avec Supersexworld, One Ton grave en outre une perle qui devrait nous hanter tout l’été durant. On ne parlera peut-être plus de la formation dans deux ans, ce type de musique ayant souvent le défaut de mal vieillir, mais pour le moment, à quoi bon bouder notre plaisir ». Le journal leur donnait la note 3.5 sur 5.

Leur super-hit fut « Supersexworld » fut leur chanson la plus forte à découvrir dans un de messages précédents. Le groupe reçut 2 nominations aux Juno Awards en 2003. « Another Miracle » sans avoir le potentiel de « Supersexworld » aurait dû connaître plus de succès et
« My Heart Belongs To Daddy (Lolita) » met en évidence la merveilleuse voix de Zita. C’est cette
même voix qu’on entend sur « Amalgame » des Respectables. Si les deux autres membres se sont casés ailleurs, qu’en est-il de Zita? Un article sur le site de MuchMusic résume adéquatement (en anglais) l’histoire de One Ton/.

Morse Code, un autre groupe de la Vieille Capitale. Avant Morse Code, il y a vait eu les Maîtres formés en 1967. Le leader est Christian Simard, claviériste, qui avait fait partie des Pieds Nickelés (« Pourquoi je t’aime) et des Van’t Zell. Ces derniers n’ont pas enregistré de disque. Commentaire : Mes parents ont déjà hébergé un des membres des Van’t Zell. En 1969, les Maîtres méritent la confiance de la compagnie de disque RCA qui lui fait graver trois 45 tours sans grand succès, dont une version de « Sorry Suzanne » des Hollies (un hit mineur avec une 56e place au Billboard en 69). Le groupe accompagne d’autres artistes sur disque : Pierre Lalonde, Donal Lautrec et Jean Nichol.


En 1971, changement de cap, d’orientation et de nom, les Maîtres deviennent Mode Code Transmission. À l’avenir ils chanteront en anglais et RCA leur fait toujours confiance et voit en eux de futurs Guess Who. On sort leur premier microsillon qui puisse à tous les rateliers : progressif, cajun (Hunting And Laughing), rock (It’s Never Easy To Do) et même du gospel. En tout, une douzaine de pièces d’une longueur normale. Et c’est en 1971, que je découvre le groupe qui fait son apparition au Cercle Électrique où j’ai l’occasion de les entendre à tous les soirs durant leurs visites à cette salle de spectacle et de danse.


J’ignore si le disque s’est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires, mais une chose est sûre, ils ne seront pas un second Guess Who. RCA ne les lâche pas pour autant et ils s’attaquent à l’enregistrement de leur de duxième long-jeu qui sera double en plus en mis sur le marché en 1972. Sur ses 4 faces, on ne compte que 9 pièces, la plus courte dure 3 :23 minutes et la plus longue, plus de 9 :21 minutes. MCT donne libre cours à sa créativité tout au long de chaque pièce comme « Funky Alley » ou « Graveyard Of Man ». Une chance que j’avais ripé ce microsillon car je ne le retrouve plus parmi mes vieux vinyles. Disparu, où l’ai-je foutu? Ensuite?


Je clos le chapître de Morse Code ici… pour le moment. Je vous reparlerai d’eux plus tard, car il se fait tard et j’en vois plusieurs qui baillent dans nuit. Noël approche à grand-papa que je suis à deux reprises et que je serai à nouveau en avril. Après les deux fils de notre fils, nous aurons la première fille de notre fille. Qui dit Noël, dis chansons de No well.


Que je vous raconte : Il y a plusieurs années en cherchant des chansons de Noël sur le net, je suis tombé sur une version de « Rockin’ Around The Christmas Tree » par les Beatles. Après écoute de la pièce, je n’étais convaincu de vraiment être en présence des Beatles, la voix ressemblait beaucoup de celle de Paul McCartney. J’ai quand même conservé la chanson comme étant des Beatles.


Le 18 décembre 2006 ou quelques jours avant (est-ce important?) je suis au Pneu Canadien de Beauport, je me dirige d’un pas enneigé vers les décorations de Noël et je passe près d’un présentoir contenant des disques de… Noël (bien deviné). Je vérifie s’il ne s’y trouverait pas quelque chose ding-dong (cloches de Noël) d’intérêt. Tiens une pochette attire mon regard : « Xmas! The Beatmas » est inscrit dans le haut et tout en bas « Rubber Band ». Ça me rappelle les Beatles. Pour 5,00$, je considère que je n’ai rien à perdre et je l’achète. Rubber Band est un autre de ces nombreux « cover bands » spécialisé dans le répertoire des Beatles. Sur ce disque, ils nous concoctentent 12 classiques de Noël servis à la sauce Beatles et en écoutant leur version de « Rockin’ Around The Christmas Tree » avec un zeste de « I Saw Her Standing There », je reconnais celle que j’attribuais aux Beatles. Je complète le tout avec « I Saw Mommy Kissing Santa Claus » rehaussé d’un soupçon de « All My Loving ».


Pour trouver ces cadeaux de Noël, jouez à PILE Ou FACE.

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca ou flavoie63@gmail.com