samedi 7 janvier 2012

Deux mit le douze

Les Fêtes sont enfin terminées. Vous avez digéré tout ce que vous avez ingurgité : dinde, tourtière, pâté à la viande, ragoût de pattes de cochon, la bûche de Noël (celle de Vachon est top du hit-parade des bûches de Noël depuis mon enfance) et je ne parle pas de tout ce que vous avez bu avec abus.

2011 vient de jeter l’ancre avant de chavirer dans les abîmes du temps, pendant que 2012 largue les amarres et hisse les voiles afin de prendre le large. 2012 sera-t-elle aussi fertile en aventures que 2011? Quelles tempêtes aura-t-elle à affronter? Saura-t-elle éviter les récifs? Comment affrontera-t-elle les vagues? Frappera-t-elle un iceberg comme le Titanic il y aura 100 ans le 15 avril? Laissons les vents l’emporter et souhaitons qu’elle arrive à bon port le 31 décembre prochain.

Que 2012 vous apporte tout plein de belles et bonnes choses, mais surtout toute la musique que vous souhaitez, et ce e n’est pas nécessairement moi qui pourra comber ce vœu, mais j’espère au moins pouvoir y contribuer par mes faibles moyens.

Ça va pas fort pour les Canadiens. Ils doivent s’ennuyer de Bernard « Boom Boom » Geoffrion et de son lancer frappé qu’il aurait inventé. Bernard Geoffrion ne poussait pas seulement la « puck », il poussait la chansonnette à l’occasion, allant jusqu’à graver un autre type de rondelle. On ne peut dire qu’il a « scoré » avec sa chanson « Elle a tout pour elle ».

Certaines chanteuses québécoises ont débuté leur carrière dans leur enfance ou encore dans leur pré-adolescence, que l’on pense à Michèle Richard ou Ginette Reno. Louise Lamothe est né en 1954 et à 5 ans elle participait déjà à l’enregistrement d’un disque de Raymond Berthiaume. Entre 1963 et 1968, elle grava cinq 45 tours avant de prendre sa « retraite » en 1968 ou 60. En 1964, elle chantait « Papa » sur son deuxième 45 tours. Si je comprends bien les paroles de cette chanson, elle veut que son père, qui n’aime pas les Beatles, l’amène à l’arène pour les voir en spectacle. Sur l’autre face c’est sa mère que la petite Louise veut consoler avec l’aide son père.

Mais Louise Lamothe est une petite snoreaude, car dès le début des années 60, elle sort de sa retraite pour reprendre sa carrière de chanteuse sous le nom d’Anna Bell (es-tu parente avec la compagnie de téléphone?). Encore une fois sur le deuxième 45 tours de sa deuxième carrière, elle critique son père dans sa chanson « La moustache à papa ».

Manon Kirouac fit ses débuts dans la chanson au milieu des années 60 à l’adolescence en utilisant seulement son prénom. Son cœur faisait « Ding Dong » en s’éveillant à l’amour. Elle aussi prit une retraite prématurée à la fin des années 60 dans le noble but de terminer ses études, pour revenir plus fort au début des années 70 (un peu courte la retraite) sous un nouveau nom : Anne Renée. À l’àge de 20 ans, elle épouse un baronet (elle voulait un titre de noblesse) : René Angélil. En 1974, elle interprétait une chanson prémonitoire quant à la conclusion de cet union avec le futur gérant de Céline Dion : « Je veux savoir ». Maintenant elle sait.

Carole Gingras était sûrement jeune quand sortit son 45 tours : « Je ne suis pas trop jeune », version du mitigé succès de Bob B. Soxx & The Blue Jeans, « Not Too Young To Get Married » (63e place au Billboard en 1963). Tout ce que j’ai pu trouver sur le disque de Carole Gingras c’est qu’il apparaît dans un palmarès (37e place en février 1965) sur le site de l’Université de Napierville (What a site? Que je vous invite à découvrir).

Y a pas à dire, certaines chanteuses des années 60 avaient le don de s’éclipser après quelques succès pour retourner sur les bancs d’école. Chose que fit Mimi Hétu à l’âge de 12 ans pour revenir en force 4 ans plus tard. Après avoir connu de nombreux succès celui-ci le quitte en 1982 ce qui la pousse à mettre fin à sa carrière artistique et elle retourne aux études (éducation des adultes) une deuxième fois à 28 ans. En 1964, sur son premier 45 tours elle reprenait le succès de Sœur Sourire : « Dominique ». En 1979, elle bifurque du côté disco avec « Shaking ».

En pleine fièvre disco, Anne Marie nous chante : « Prends ton temps ». Je l’ai pris mon temps afin de trouver des infos sur cette Anne Marie. Tout ce que j’ai pu constater c’est qu’elle a obtenu un bon succès avec cette chanson qui s’intalla à la 4e position des palmarès québécois en 1977, mais elle fit mieux avec « Love is amour in frrrench » qui grimpa jusqu’au sommet pendant deux semaines la même année.

Même si son nom ne se rappelait pas à mon souvenir, il y en aurait tellement à dire sur Gemma Barra, que je ne vous en dirai rien; je vous inviterez plutôt à visiter le merveilleux site de Québec Info Musique qui réussi mieux que moi à vous la faire connaître. Même si il a commencé à écrire ses chansons vers l’âge de 9 ans, ce n’est qu’en 1963 à 27 ans qu’elle enregistra son premier titre, une de ses composition : « J’aime danser », une chanson dans le pur style yéyé.

Comme le nom Gemma Barra, celui de Johanne Bédard m’était inconnu, il apparaît sur le site « Rétro Jeunesse 60 » qui comme moi se contente d’avouer : «Aucune autre information sur Johanne Bédard à ce jour ». Il résume sa discographie à un 45 tours sur étiquette Campus. Sur la face A, une ballade plutôt plate et larmoyante à la Chantal Pary, sur la face B, sur un beat plus syncopé est se demande : « Pourquoi faut-il aimer? »

La carrière de Jimmy Bond (est-ce son vrai nom?) s’amorce au milieu des années 60 à l’intérieur de quelques groupes dont les Goldfingers avec qui il enregistre un 45 tours. Après quelques succès en solo, il unit sa voix à celle de Nicole Martin avec qui il obtient d’ailleurs ses plus grands succès, pour revenir ensuite en solo. En 1978 il enregistre un 45 tours ayant la même trame sur les deux faces avec une version française du côté A : « C’est fête en ville » et du côté B : « I Want To Love You ».

Sur étiquette Canusa, produit par Pierre Labelle, promoté par Guy Cloutier, arrangé par J. Crevier, composé par Jean Dubé et Pierre Beaulieu, une chanson d’un certain David-Michael : « Une plage ».

Ce 45 tours de Colette de Courval a probablement été enregistré à la fin des années 60 ou début 70. Elle y interprète une de ses compositions : « Viens auprès de moi ». Il s’agit d’une production du Centre d’Animation de Mont-Joli. Elle aurait sorti deux autres 45 tours en 1970 sur l’étiquette London.

Récemment je consultais un site qui repertorie des ventes de garage et des marchés aux puces de la région de Québec. Tous ceux qui éveillaient mon intérèt ont déjà reçu ma visite. Parmi ceux-ci un nouveau venu attira mon attention, je m’y suis donc rendu car parmi la marchandise annoncée on mentionnait qu’on y trouvait des disques. Sur les lieux, ma déception fut grande quand je me retrouvai devant quelques longs-jeux que je jugeai rapidement sans intérêt et une petite pile de 45 tours poussiéreux que pris quand même la peine de décortiquer. Grand bien me fit car parmi cette pile figuraient trois des premiers 45 tours de Carmen Déziel.

Originaire de Sherbrooke, Carmen Déziel fait ses premiers pas dans le monde du spectacle dès l’âge de 12 au couvent. Elle enregistre son premier 45 tours en 1955. En 1956, sur son deuxième disque elle nous chante « Rien que vous », version de « Only You » des Platters. Elle est fut une des premières québécoises à chanter en français le rock d’Elvis mais aussi celui de Jill Corey en 1957 en interprétant la version « Love Me To Pieces » (11e place du Billboard en 1957) : « J’ai besoin de ton amour ». Janis Martin considérée comme l’Elvis féminin aux U.S.A. avait repris cette chanson également. Toujours en 57, Carmen Déziel s’exclamait : «Oh! La! La! ». En 1950, elle épousa Armand Desrochers, l’auteur et l’interprète de la chanson : « Cœur de maman ». En tapant son nom dans Google, vous trouverez d’autres détails sur sa carrière.

Il faudra en faire du chemin pour découvrir qui est André Duchemin qui nous présente sa composition : « Le soleil de ma vie » sur étiquette ADC.

« Que serait ma vie sans toi ?» se demande Alain Fondat. Que serait ma vie sans Alain Fondant? Que serait votre vie sans savoir qui est Alain Fondat? Rien n’y changerait…

Rémi Girard n’a pas besoin de présentation, c’est un de nos meilleurs comédiens, on l’a vu et on le voit et vous le verrez encore régulièrement à la télévision et au cinéma (plus de 40 films en 30 ans). Je ne vous ferai pas son panégyrique ici ce serait trop long. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il se débrouille bien comme chanteur mais vous souvenez-vous l’avoir déjà entendu sur disque? Je réponds non à votre place. À compter de désormais vous pourrez dire oui.

Le disque est crédité à Girard & Frères et c’est bien Rémi Girard qui y chante deux de ses compositions : « Mes derniers gallons » et « Polyvalente rock ».

Je n’ai aucune note biographique sur Chris Gorman, mais un de ses microsillons datant de 1979 fait partie de ma discothèque. Chris Gorman est un pianiste honky tonk et il faisait carrière au Québec d’après la pochette du disque et de la reprise de la chanson de Diane Dufresne, « L’homme de ma vie ». En 1979 toujours, un certain Gran’Pa Gorman a sorti un 45 tours honky tonk disco instrumental. De là à conclure qu’il s’agit du même Gorman, il n’y a qu’un pas à faire, surtout que sur la face B, la pièce « Disco Tonk » est une composition de Christian Simard, membre de Morse Code.

Sur étiquette Visa, orchestrée et produite par Daniel Hétu, Karina reprend le succès de Kiki Dee, « I’ve Got The Music In Me » (Numéro 12 au Billboard en 1974) dans sa langue d’origine.

Sur étiquette Much, Gaétan Landriault interprète « Geneviève », une production de Bill Hill et Double M. La pièce est une composition de Ralph Murphy et Carole Risch. J’ai trouvé beaucoup d’information sur Ralph Murphy qui est un compositeur, un producteur et un interprète canadien d’origine britannique réputé mais je n’ai aucun enregistrement de lui. Il a travaillé entre autres avec April Wine. J’apprends que Ralph Murphy a fait partie d’au moins deux groupes anglais (après un retour vers sa mère patrie) : The Guardsmen et The Slade Brothers et j’ai justement 3 pièces de ces derniers dont : « Don’t You Cry Over Me ».

Je savais que Robert Maltais était comédien, mais il est plus que cela. Il a dirigé des salles de spectacle, il est le créateur du concours Ma Première Place des Arts. Il était la voix de Perlin dans Passe-Partout. En 1999, il lâche tout pour se retirer dans un monastère. J’ignore quand il est sorti de cette retraite, mais entre 2004 et 2009, il a publié 5 romans. À travers de tout cela, il a enregistré au moins un 45 tours sur lequel il interprète deux chansons écrites par lui en collaboration avec Michel Robidoux, dont ce titre : « Ok, Ok, OK ».

La compagnie de disques Rusticana fut très active de la fin des années 50 jusqu’en 1967 environ. Une flopée d’artistes ont enregistré sur cette étiquette et Gilles Ménard fait partie du lot. En 1960, il nous faisait danser avec son « Tango des souvenirs ».

« Le roi d’cœur » de Louis Michelair n’est pas venu mêler les cartes en 1977, pas plus que son long-jeu « Un signe de vie » sorti la même année. Bizarrement on retrouve ce disque en vente chez Amazon et il est offert sur « CD BBQ », un site qui vend des vinyles transférés sur cd à des prix faramineux comme 65,00$ pour celui de Louis Michelair.

La chanteuse Nathalie de son vrai nom Mireille Dubois est né 1948 à Thetford-Mines. Elle connaît son plus grand succès avec « Jimmy attends-moi » en 1966 (No 4 au palmarès québécois).

Voici quelques « bonus tracks » disco

Claudia Cardinale – Love Affair

Chantal Condor – Don’t You Want My Love

Gino Soccio – Sauve qui peut

Pierre Bourboin – N’oublie jamais

Tony Green – Amoureux

Tout ce beau monde peut être rejoint ici

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lundi 5 décembre 2011

Le 435e


J’ai gravé mon premier cd de mp3 en octobre 1999. Je me souviens que je possédais mon ordinateur était un Packard-Bell payé 3500,00$ avec un disque dur de 420 megs et un graveur 1X. Ça me prenait 45 minutes pour graver un disque. Les temps ont bien changé. Après ce premier disque j’en ai gravé 762 autres et je ne compte pas les 4000 et quelques longs-jeux et les centaines de 45 tours ou les centaines de cd achetés que j’ai convertis en mp3 pour lesgraver aussi sur cd, en plus de leur faire une niche sur des disques durs.


C’est bien beau avoir autant de musique, mais encore faut-il l’écouter! Je m’y consacre quand je le peux et dans le moment j’écoute le 435e : disque que j’ai gravé en mars 2008. J’ai un peu de retard à rattraper, s’pas? Sur ce cd on retrouve seulement des chansons extraitent de cd que j’avais achetés. Ce qui veut dire que je n’avais pas encore écouté au complet ces disques. J’avais mis certaines chansons sur mon blog pour vous les faire connaître après avoir écouté seulement quelques « bouttes » de tounes et celles qui me semblent intéressantes furent les heureuses élues. Et je procède toujours ainsi la plupart du temps.

Je vais donc puiser parmi ces cd pour vous faire connaître des artistes qui méritaient une meilleure écoute.

Commençons avec Ély qui ne se retrouve pas encore dans l’élite des artistes du Québec,malgré un disque bien fignolé mais ne comportant aucune chanson qui se démarque vraiment. Je lance un recherche sur Google pour en savoir un peu plus sur elle. D’abord, je ne trouve rien, comme c’est Marc-André Bourbonnais qui a composé toutes les musiques de l’album, je prends cette direction sans plus de succès, mais on mentionne que Sandrine Roy a écrit des textes sur ses musiques et j’avais remarqué qu’elle avait écrit les textes de quelques chansons pour le disque d’Ély. Je pitonne Sandrine Roy et Wikipédia m’apprend que c’est une parolière française et c’est en lisant sa bio que j’apprends qu’elle a collaboré avec des chanteurs québécois dont plusieurs ex-candidats de Star Académie québécois et Ély, de son vrai nom Élyane Breton a été candidate en 2005 de la version française de Star Academy où elle fit bonnefigure en se rendant jusqu’en demi-finale. Excusez ce long préambule pour vous présenter deux chansons d’Ély digne d’écoute : « Le temps » et « Il ne connaît pas ». Le disque était en vente à la FNAC, chez Virgin et ailleurs chez tout bon disquaire au Québec, I suppose.


Je n’effacerai pas le texte qui précède, mais suite à un autre coup de pioche dans la mine d’or googlienne, je découvre qu’Ély a une page web. Bon, le cas « Ély » est réglé. Next!

Que gagnons-nous à écouter le disque « N’Être » de Serge Gagnon, que j’aime bien d’ailleurs? Il varie ses chansons : blues, rock, folk, ballade. Rien trouvé sur lui dans le net. J’ai beau décortiqué la pochette du disque : aucune crédit pour les chansons, je pense que c’est lui qui a écrit paroles et musique de ce disque. Aucun nom des musiciens ne me sont connus, ce qui n’enlève rien à leur talent évident. Le disque a été enregistré aux Studios HBB de Terrebonne. Il remercie plein de collaborateurs et sa famille « d’avoir fait de son rêve caressé depuis 10 ans une réalité splendide »

Je n’effacerai pas le texte qui précède. Je sais je me répète, mais sachez que je ne lâche jamais le morceau. Quand on lance une recherche avec Google, règle générale les résultats probants se retrouvent sur la première page. Ne nous gênons pas pour aller plus loin et visitant les pages 2, 3, 4 et plus loin. En écrivant « Serge Gagnon, N’Être et Spectacle », oups!, je tombe sur un article paru dans « La Revue de Cœur et d’Action » qui nous raconte entre autre :

« Le premier bébé à sortir des studios HBB est un album de Serge Gagnon, originaire de l’Estrie, intitulé «N’Être». «Serge est arrivé ici avec des compositions originales dont les textes m’interpellaient. Patrice et Éric Gosselin ont construit des arrangements pour habiller ses "tounes", puis on a enregistré. On s’est donc servi des talents de la région pour réaliser l’album», raconte Sylvain.

«N’Être» est un album aux accents folk-rock dont les chansons lancent de beaux messages positifs. «J’aime dire que c’est de la bonne musique qui s’écoute sans prétention», assure Sylvain.

Qui est Serge Gagnon?

«Je chante depuis que j’ai 12 ans, mais je me disais que ce n’était pas pour moi, je croyais que ce ne pouvait être que pour les autres. Mais il y a deux ans, j’ai pris conscience que la musique, c’était plus qu’important pour moi et que j’avais quelque chose à raconter», raconte l’auteur-compositeur-interprète. Déjà l’album tourne à la radio, et les ventes prennent de l’ampleur".

Justement j’ai acheté ce disque chez Musigo de Beauport dans le « rack » à 6 disques pour 5,00$ le 28 août 2008. Plus précis que ça tu meurs! Cette chaîne de magasins a fait faillite depuis quelques temps après. L’article date d’août 2005. Puis-je conclure que le disque est paru la même année? Oui, je le peux. Donnons à Serge Gagnon la chance de nous prouver son talent avec « Flambée », « Goodbye » (dans laquelle il chante le refrain « Na Na Na Hey Hey Hey Goodbye) et « Seul au monde ».

Je vous ai déjà causé brièvement de Gerry Joly en mars 2009. Un jour, je me retrouve devant un disque intitulé « Chansons comiques non-censurées » sans mention du ou des interprètes sur la pochette avant du disque. C’est à l’endos que je peux lire : « Chansons comiques par Gerry Joly ». Le disque contient 18 chansons où se cotoie chansons grivoises ou tout simplement comiques. Comme Gerry Joly ne mâche pas ses mots, je vous offre : « D’la gomme » et il rend hommage aux fonctionnaires dans « Employé du gouvernement ».

La belle Joanne Labelle est une chanteuse des années 90 que le succès a effleuré pendant quelques années, son premier disque se vendit à plus 50 000 exemplaires pour un disque d’or. Même si son deuxième fut mis en nomination au Gala de l’ADISQ, le succès commerical ne fut pas au rendez-vous. Malgré de bonnes critques son 3e disque, « L’autre chemin », enregistré en grande partie en France, est le dernier opus solo de Joanne en 1997. En 1998, Luc Plamondon la recrute pour remplacer Isabelle Boulay (je devrais recevoir son dernier disque en cadeau à Noël, si le Père Noël acquiesse à ma demande d’enfant sage) dans Starmania pour jouer le rôle de Marie-Jeanne. Malgré toutes les qualités qu’un disque peut avoir, qu’est-ce qui fait qu’il ne nous
accroche pas? Deux échantillons à vous mettre dans les oreilles : « Mais pas cette fois » et « Apprends-moi ».

Léandre, né Éthier (parent avec Yvon Éthier mieux connu comme Patrick Normand ???) a fait son nom avec son prénom : Léandre. De 1988 à 1996, une dizaine de ses chansons ont frayé dans les palmarès québécois et son plus grand succès fut « Goodbye my love » en 1991 (5e place), même si le titre est en anglais il chante en français. Sa discographie compte 3 disques sortis en 90, 95 et 99. Belle constance! Le succès l’ayant quitté, Léandre, comme d’autres chanteurs voulant donner un souffle nouveau à leur carrière, s’essaie dans le jazz et dans la langue de Shake And Spear. Lande nous jazze de : « Strange Eyes & Java Jive » et de « Every Reason To Be Blue ». Michael Bublé est-il en danger?

Parfois je me plais à déambuler dans les allées chez Zellers et immanquablement je bifurque toujours vers le département de musique. Je vous fais un aveu, je ny ’ai jamais quelqu’un acheter un disque, excepté moi, mais je ne pouvais me voir, y avait pas de miroir. C’est là qu’un jour, je me procurâtes (yeurk quel vilain verbe) deux disques des Légendaires. Feront-il partie de la légende un jour? Les Légendaires sont un de ces groupes qu’on nomme « cover bands », autrement on ne se complique pas la vie à composer des chansons quand il y en a tant qui ne demandent qu’à être reprises telles des fiancées abandonnées. Les musiciens des Légendaires conservent leur anonymat en cachant leur identité par des pochettes vierges, c’est leur choix, mais si mes oreilles me font fidèles je peux affirmer sans me tromper que les deux sexes sont représentés dans le groupe. En plus, ils chantent dans les trois langues « officieuses » : français, anglais et instrumental.

Sylvie Paquette peut entrer dans la catégorie des chanteuses rock avec son disque « Oser » paru en 1997. Pour suivre son parcours, faites un détour par le site « Québec Info Musique".. Je me permets d’ « Oser » vous faire entendre deux pièces qui vous feront crier : « Donne-moi » et « Je te quitte ou je t’attens ».

En 1956, guitare en bandouillière, Paul Paulin quitte son petit village de Sainte-Irène en Gaspésie pour gagner la « grande ville » où il compte faire carrière. Il doit d’abord pratiquer plusieurs métiers avant de voir ses talents de guitariste reconnus qui le conduisent à se produire partout en province avec des groupes de musique populaire. Après son mariage, il met en veilleuse sa carrière artistique et c’est dans la soixantaine qu’il peut afin graver un premier disque : un mélange de blues, de rock, de country et de traditionnel québécois. Ses chansons sont fortement rehaussées de sauce humoristique qui me rappelle parfois Réal V. Benoit. Il ne faut jamais désespéré, Paul Paulin le prouve en chantant : « Le blues de ti-Paul » et « Les bibittes ».


Le trio RMD a lancé son pavé dans la mare musicale en 1994. Cinq des pièces ont gravi les échellons du palmarès québécois ce qui prouve qu’il a connu sa part de succès, parmi lesquelles « Charme de fée » qui culmina en 10e place et « Blonde d’une nuit » fit moins bien en « stallant » à la 39e position. Les origines du groupe restent lettres muettes pour le moment

Avec One Ton aurait pu un poids lourd dans le paysage musical mondial. Le groupe était à la base un trio (et quel trio) qui s’adjoingit d’autres excellents musiciens pour l’enregistrement de
leur seul et unique disque (et quel disque). Tout tournait autour de Byron Mikaloff, futur Lost Fingers, de Cristobal Tapia De Veer (futur Troublemakers), chilien, multi-instrumentiste et de la
chanteuse Zita (quelle chanteuse, quelle voix. C’est elle qui chante sur la pièce « Amalgame » des
Respectables. Pourquoi n’entendons-nous plus cette voix sublime?).

Malgré tous ces noms d’origine étrangère, nous avons affaire ici à un groupe de Québec. One Ton a fourbi ses armes pendant 4 ans avant d’accoucher de leur unique disque : « Abnormal Pleasure », voici ce qu’en disait la critique du journal Voir à la sortie du disque en 2002 :

« Premier album pour ce trio de Québec, tatoué du sceau indélébile de la pure pop. Légère, bien arrangée, souvent très sucrée, parfois insignifiante, la musique de One Ton n’aurait pas été reniée par Men Without Hats, période Pop Goes the World (Planet #9), voire par Aqua (Another Miracle). Mais cela est un brin réducteur. Avec ses avenues multiples, le groupe propose une visite encyclopédique qui transporte l’auditeur dans tous les détours du genre, du kitsch aux influences jazzy, des années 80 au son plus contemporain du nouveau millénaire, sans oublier les clins d’oil réussis au soul et au gospel. Avec Supersexworld, One Ton grave en outre une perle qui devrait nous hanter tout l’été durant. On ne parlera peut-être plus de la formation dans deux ans, ce type de musique ayant souvent le défaut de mal vieillir, mais pour le moment, à quoi bon bouder notre plaisir ». Le journal leur donnait la note 3.5 sur 5.

Leur super-hit fut « Supersexworld » fut leur chanson la plus forte à découvrir dans un de messages précédents. Le groupe reçut 2 nominations aux Juno Awards en 2003. « Another Miracle » sans avoir le potentiel de « Supersexworld » aurait dû connaître plus de succès et
« My Heart Belongs To Daddy (Lolita) » met en évidence la merveilleuse voix de Zita. C’est cette
même voix qu’on entend sur « Amalgame » des Respectables. Si les deux autres membres se sont casés ailleurs, qu’en est-il de Zita? Un article sur le site de MuchMusic résume adéquatement (en anglais) l’histoire de One Ton/.

Morse Code, un autre groupe de la Vieille Capitale. Avant Morse Code, il y a vait eu les Maîtres formés en 1967. Le leader est Christian Simard, claviériste, qui avait fait partie des Pieds Nickelés (« Pourquoi je t’aime) et des Van’t Zell. Ces derniers n’ont pas enregistré de disque. Commentaire : Mes parents ont déjà hébergé un des membres des Van’t Zell. En 1969, les Maîtres méritent la confiance de la compagnie de disque RCA qui lui fait graver trois 45 tours sans grand succès, dont une version de « Sorry Suzanne » des Hollies (un hit mineur avec une 56e place au Billboard en 69). Le groupe accompagne d’autres artistes sur disque : Pierre Lalonde, Donal Lautrec et Jean Nichol.


En 1971, changement de cap, d’orientation et de nom, les Maîtres deviennent Mode Code Transmission. À l’avenir ils chanteront en anglais et RCA leur fait toujours confiance et voit en eux de futurs Guess Who. On sort leur premier microsillon qui puisse à tous les rateliers : progressif, cajun (Hunting And Laughing), rock (It’s Never Easy To Do) et même du gospel. En tout, une douzaine de pièces d’une longueur normale. Et c’est en 1971, que je découvre le groupe qui fait son apparition au Cercle Électrique où j’ai l’occasion de les entendre à tous les soirs durant leurs visites à cette salle de spectacle et de danse.


J’ignore si le disque s’est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires, mais une chose est sûre, ils ne seront pas un second Guess Who. RCA ne les lâche pas pour autant et ils s’attaquent à l’enregistrement de leur de duxième long-jeu qui sera double en plus en mis sur le marché en 1972. Sur ses 4 faces, on ne compte que 9 pièces, la plus courte dure 3 :23 minutes et la plus longue, plus de 9 :21 minutes. MCT donne libre cours à sa créativité tout au long de chaque pièce comme « Funky Alley » ou « Graveyard Of Man ». Une chance que j’avais ripé ce microsillon car je ne le retrouve plus parmi mes vieux vinyles. Disparu, où l’ai-je foutu? Ensuite?


Je clos le chapître de Morse Code ici… pour le moment. Je vous reparlerai d’eux plus tard, car il se fait tard et j’en vois plusieurs qui baillent dans nuit. Noël approche à grand-papa que je suis à deux reprises et que je serai à nouveau en avril. Après les deux fils de notre fils, nous aurons la première fille de notre fille. Qui dit Noël, dis chansons de No well.


Que je vous raconte : Il y a plusieurs années en cherchant des chansons de Noël sur le net, je suis tombé sur une version de « Rockin’ Around The Christmas Tree » par les Beatles. Après écoute de la pièce, je n’étais convaincu de vraiment être en présence des Beatles, la voix ressemblait beaucoup de celle de Paul McCartney. J’ai quand même conservé la chanson comme étant des Beatles.


Le 18 décembre 2006 ou quelques jours avant (est-ce important?) je suis au Pneu Canadien de Beauport, je me dirige d’un pas enneigé vers les décorations de Noël et je passe près d’un présentoir contenant des disques de… Noël (bien deviné). Je vérifie s’il ne s’y trouverait pas quelque chose ding-dong (cloches de Noël) d’intérêt. Tiens une pochette attire mon regard : « Xmas! The Beatmas » est inscrit dans le haut et tout en bas « Rubber Band ». Ça me rappelle les Beatles. Pour 5,00$, je considère que je n’ai rien à perdre et je l’achète. Rubber Band est un autre de ces nombreux « cover bands » spécialisé dans le répertoire des Beatles. Sur ce disque, ils nous concoctentent 12 classiques de Noël servis à la sauce Beatles et en écoutant leur version de « Rockin’ Around The Christmas Tree » avec un zeste de « I Saw Her Standing There », je reconnais celle que j’attribuais aux Beatles. Je complète le tout avec « I Saw Mommy Kissing Santa Claus » rehaussé d’un soupçon de « All My Loving ».


Pour trouver ces cadeaux de Noël, jouez à PILE Ou FACE.

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vendredi 4 novembre 2011

Long, long, longtemps


Vous m’espérez? Vous m’attendez? Je ne vous oublie pas, je travaille depuis une semaine sur le présent message. Je me fais rare par les temps qui courent, le temps est mon obsession et je viens justement d’aller voir le film « En temps » cette semaine où le temps est ce qui de plus importemps dans ce film futuriste ». On dit que le temps c’est de l’argent et c’est précisement le cas dans le film.

Comme dans le bon vieux temps je tâcherai d’être bref et quand on veut être bref on ne perd pas de temps et autant en emporte le temps. Vous allez être contemps aujourd’hui car vous découvriez plus de 50 chansons que vous n’avez probablement jamais entendues ni des lièvres ni des daims.

J’ai puisé parmi les quatre-vingt 45 tours devant moi achétés depuis les dernières semaines, bien classés par ordre analphabètique. Lesquels sont dignes d’une écoute satisfaisante? Quelles chansons méritent votre attention?

Le premier sur la pile est de Jean-Pierre Bélanger, le chum d’Andrée « Ti-Café » Boucher. J’ignore s’il s’est lancé dans la chanson avant l’écriture ou après. J’ai son roman « Le Tigre Bleu » depuis de nombreuses années mais étrangement je ne l’ai pas encore lu et je me demande bien où je l’ai foutu d’ailleurs. Sur son 45 tours, il chante sa propre composition : « La famille Citrouillard ».

Le second disque est d’actualités, suite aux débrayages forcés dans le monde de la construction cette semaine puisque le titre en est justement : « Les grèves » interprété par Benjamin & les Inkas. C’est tout « inca » ce groupe-là!

Après leur séparation, les sœurs Lomez (alias Léger) ont travaillé sur d’autres projets, Céline a connu plus de succès en solo que sa sœur Liette qui s’est acoquiné avec François Bégin (ex-Mersey’s) pour former le duo Liette & François et plus tard encore en trio avec Toulouse. Avec « Coucou Tony » Céline et Liette ont gravi le palmarès québécois jusqu’à la 22e place en 1969.

Rien à dire et à redire de Raul Da Salva. Une ballade : « Mon amour », comme c’est original. Composition de Richard Huet et de Raul.

Même si Johanne DesForges n’était totalement inconnue, elle patauge dans le monde du spectacle depuis de nombreuses années et elle a sa page web/. Son nom apparaît à trois reprises dans les palmarès québécois et sa chanson « (Si je ne peux t’aimer) À quoi bon exister » y décrocha une 13e place en 1976. C’est une version de la chanson « If Loving You Is Wrong (I Don't Want To Be Wrong) » de Luther Ingram (3e place au Billboard en 1972).

En cette même année 76, Caroline Desrosiers se berçait d’illusion en chantant « Berceuse pour la terre ». Pour vos soirées dansantes, un bon vieux cha-cha-cha avec Pierre Dionne sursurrant « Pour un sourire ». Le duo Elle & Lui (Elle : Michèle Gréco, Lui : Claude Falardeau, ex-Bel Canto) nous minaudent « Elle et lui ».

Il y a quelques jours, j’ai reçu un courriel d’une personne désirant des informations sur la chanson « Dis ce que tu penses (Sois toi-même dans ce monde d’aujourd’hui) de Pierre Filion qu’il venait de riper et qu’il croyait être une version d’une chanson de Gordon Lightfoot. Cette chanson aurait servi de trame musical pour un commercial de bière. J’ai fait quelques recherches et j’ai découvert une copie de la chanson de Pierre Filion sur YouTube et un commentaire affirmait que la chanson était effectivement une version de «(That’s What You Get) For Lovin’ Me » de Lightfoot, mais réarrangée autrement. Le plus drôle c’est que je viens de m’apercevoir que j’ai ripé ce disque me too dernièrement et qu’il est dans la grosse pile dans le devant de moi. Même si cette chanson de M. Lightfoot n’a pas fait les « charts », un grand nombre d’artistes en on fait une version : Chad & Jeremy, The Fleetwoods, Ian & Sylvia, Peter, Paul & Mary (Dieu ait son âme), We Five, Waylong Jennings (Dieu ait son âme), Johnny Cash (Dieu ait son âme), J.D. Crowe, Terry Tufts et le King Elvis lui-même (Dieu ait son âme). Excusez-là!

Sur étiquette Grizzly, distribuée par les Disques Jouflu, la chanson « Le bûcheron » de G.P. Bear (L’ours). Le disque aurait été enregistré à Nashville, Tennessee, USA.

Une chanson de Guy Gosselin, « Comme d’un roman » qui atteignit la 30e place au palmarès québécois en 1974, une composition de Alain Jodoin (ex-Mersey’s) et R.J. Beaumier, produit par Louis Parizeau (ex-Sinners) et Daniel Valois (ex-Sinners et en duo avec Alain Jodoin).

Le slow classique « All Alone Am I » de Brenda Lee a connu de nombreuses versions tant en anglais qu’en français. Diane Lee nous fait la sienne : « Je suis toujours seule ».

Avec un nom comme Lilah Levac on se dit : « Une autre vieille chanteuse française de France ». Ben non! Lilah Levac était une québécoise même si elle fut la vedette du Casino Français, comme chanteuse de Fernand Hénealt et son ensemble, au début des années 50 et dans d’autres cabarets par la suite. Elle aurait enregistré une dizaine de 45 tours et deux longs-jeux entre 1956 et 1960. Cinq de ses chansons ont fait le palmarès entre 56 et 60, mais on n’y retrouve pas « Je me sens bien ».

J'ai trois 45 tours d’André Marcoux et les Rockets et je croyais n’avoir aucune info sur eux mais je viens de m’apercevoir que j’ai déjà posté une de leur pièce instrumentale : « The Blob ». Ils comptent 3 longs-jeux dans leur discographie soit sous le nom de « Les Rockets » ou « André Marcoux et son ensemble ». Par contre à partir de 1964, si je me fie à sa discographie trouvée sur le site « Rétro Jeunesse 60 », il aurait enregistré six 45 tours en solo. Voici le trio d’André Marcoux : Huguette (1962), Sophie (1963) et Amour de vacances (1968).

Tout ce que je puis dire sur la chanson « Annabelle » de René Martin, c’est une reprise d’une chanson de Michel Mallory. Qui es-tu René Martin?

Deux 45 tours des frères Mignault en solo, c’est-à-dire : un de Félicien et un de Rémi mais les chansons se retrouvaient déjà sur le microsillon des frères Mignault que j’ai. La chanson « Les caresses » par Rémi et « La boisson » par Félicien.

Pour les amateurs de bingo, je vous ai trouvé un hymne. Sur étiquette Chart On par un groupe (je suppose) nommé Minimum et c’est le maximum d’information que je fournis sur cet artiste. Le titre de la chanson? Bingo-bingo.

Sur le site « MusicStack » vous pouvez acheter une copie du disque de Coco Miron pour 32$ douleurs. Si je le revendais ce prix-là, je ferais un profit de 1250%. En fouillant sur le net à la recherche de traces de Coco, je vois que Karen Young interprète une de ces compositions sur son disque « Good News on the Crumbling Walls » : « Vieux Ford ‘55 ».

Sur étiquette Trans-Canada, une chanson d’Edy Montana (un genre de Mike Brant avant la lettre) avec un accent anglish. Comme son producteur est Tony Caticchio qui est derrière une flopée d’artistes québécois, j’ai classé le disque d’Edy Montana et sa chanson « Pour faire un hommne » dans la section « québécoise », même son nom apparaît sur le site français : « Popcorn Oldies ». On est français ou on ne l’est pas!

Panda et un ballade sentimentale : « Sans amour). Drôle de nom pour un artiste. C’est probablement un groupe car les deux pièces du disque sont composées par les 3 mêmes auteurs. Un disque sur étiquette Apex, sorti en 1979, produit par Leon Aronson. Ce Aronson a tout un bagage derrière lui (si c’est le même) et il a une page web. La voix du chanteur est puissante et me rappelle aussi Mike Brant.

Le nom de Denis Pantis apparaît souvent comme producteur sur les disques des années 60 et c’est grâce à lui si encore aujourd’hui on peut entendre ces chansons avec la réédition des œuvres des artistes de cette époque. De plus, il s’est commis sur plusieurs enregistrements à partir de 1961 à 1969. Mais le disque que j’ai en ma possession ne figure pas dans sa discographie, de plus les deux chansons sont en anglais. Sur « Anyway You Want Me », un succès du King Elvis, qu’il imite assez bien et sur l’autre « Lost In your Love », une reprise deJohn Paul Young (une 55e place au Billboard en 1978). On peut facilement conclure que le disque est paru peu de temps après.

Danièle Paradis est la fille de Gérard Paradis, chanteur attitré de l’émission des Joyeux Troubadours et comédien, (son plus grand rôle : Basile Fourchu dans les Belles Histoires des Pays d’En-Haut » et la sœur de Ghislaine Paradis, comédienne, chanteuse, animatrice. Aucune note biographique concernant Danièle. C’est la chanson « Si tu t’en vas » qui m’intéresse particulièrement sur son disque. Danièle a écrit les paroles de la chanson et la musique est crédité à un certain E. Rhodes. Pour Emitt Rhodes me suis-je demandé? J’ai deux longs-jeux de ce musicien américain (deux petits bijoux). Il s’agit bien de lui.

Pour garder la forme un peu de « Jogging » et c’est Normand Perron qui vous y invite. On peut en connaître plus sur sa page web/ très complète.

Malgré son nom espagnol, Carmen Pizzera est née en France, un jour elle a émigré au Canada où elle a obtenu la nationalité canadienne. D’après moi, elle a enregistré quelques disques dans les années 50 sur étiquette Sandryon, compagnie de disques créée par Michèle Sandry. Cette étiquette a compté parmi ses vedettes : Michèle ANDRAY - Jacques DESROSIERS ( Patof ) - Claude DONAHU - Roger DULUDE - Ernie LINDELL - Edith MARCEAU - Raymond MASSARD - Irène McNEIL - Tony ROMANDINI - Fernand ROBIDOUX - Pietro ROSSI - André ROC -Michèle SANDRY - Gordie SULLIVAN.

Carmen Pizzera fut une invitée régulière de l’émission Music-Hall, animée par Michèle Tyssère entre 1957 et 1959. On la retrouve à l’affiche de plusieurs cabarets également. La revue Music-Hall titrait en février 59 en parlant d’elle : « La T.V. canadienne a sa Lollobrigida ». La nature l'a douée d'un physique qui rappelle LOLLOBRIGIDA, avec en plus , don magnifique , quatre octaves complets dans la voix . Vous excuserez la piètre qualité de la chanson « Chocolata » qui est une version de « Hotta Chocolotta » du duo féminin americain : The DeJohn Sisters.

Jean-Denis Plante chante « Je suis en faute ». Faute avouée à moitié pardonnée. Quelques recherches sur le web en mentionnant ce nom m’amène sur le site « Québec Folklore ». Sur ce site on fait la promotion d’un recueil transcriptions musicales d’un certain Jean-Denis « Ti-Gars » Plante. En consultant l’étiquette du disque, je remarque que c’est l’orchestre de « Ti-Gars » Plante qui accompagne Jean-Denis Plante. Simple coïncidence ou je me « plante »?

Stéphane Venne était auteur-interprète avant de devenir le compositeur et le producteur de l’on connait. C’est grâce à lui que de nombreuses vedettes doivent une grande part de leur succès : Isabelle Pierre, Pierre Lalonde, Nicole Martin, Suzanne Stevens, Pauline Julien et surtout Emmanuelle et Renée Claude. À titre de producteur seulement je retrouve son nom sur le 45 tours de la chanteuse Rachel et sa chanson « Un coin de terre », disque paru sur l’étiquette Barclay.

Claude Rémy nous chante « Ne t’en fais pas ». Justement je m’en fais car j’ignore tout de lui. Je sais que ce disque a paru en 1969 sur étiquette Avril et c’est l’orchestre de Paul Baillargeon (un bon compositeur et producteur) qui l’accompagne.

Je sais que la chanson « Dis-moi pourquoi » de Daniel Richer est une version d’un succès de Jimmy Clanton, mais je n’ai pu trouver lequel.

La carrière sur disque de Guy Roger s’échelonne de 1960 à 1969 pendant laquelle il enregistra une dizaine de 45 tours et un long-jeu en 1962 : Mister Twister. Six de ses chansons firent bon figure au palmarès québécois, dont « J’embrasse les filles » (15e place en 1964), une reprise du succès de Jean-Jacques Debout.

Quand je suis tombé sur le disque d’André Samson, reprise de « Bozo » de Félix Leclerc, je me suis tout de suite souvenu de son nom car je savais que j’avais un long-jeu de lui et ce qui me revenait à l’esprit c’est la face 1 de ce disque qui est un monologue de plus de 17 minutes dans lequel il nous raconte la naissance de son fils, sa séparation d’avec sa femme et la joie de revoir son fils une fois par semaine. Sniff! Sniff!

Sous la direction musicale de Denis Lepage, Sandra nous propose : « Viens donc un peu plus près de moi ». L’invitation est lancée.

« C’est beau l’amore » vous valse Michel Savalas. On pourrait croire que cet enregistrement est français, mais il serait québécois si je fie à un commentaire sur Bide & Musique.

Un nième illustre inconnu, Serge, un simple prénom, rien de plus, rien de moins. Une nième version d’un succès américain en l’occurrence « Take Me Home Country Home » de John Denver (2e position au Billboard en 1971) : « Le soleil de minuit » sur étiquette Love et produit par François Bégin, ex-Mersey’s, ex-Liette & François, ex-François d’Assise.

En voilà un qui a un nom à faire des jeux de mots : Yvon Serré. Même si ce nom n’évoquait rien pour moi. Yvon Serré est un artiste qui à rouler sa bosse et son carrosse. Dès l’âge de 8 ans il commence à jouer de la guitare et à 11 ans il forme son premier groupe. Pour la suite, dirigez-vous vers sa page web où vous connaître en long et en large tout son cheminement. En 1984, il sort sur étiquette Rock Bec, la chanson « Renfermé en prison ».

Sur étiquette Nuage-9, une chanson, « Le pot, la bière, le vin », interprétée par Jimmy T. Stone, composée par Jimmy Tardif et produite par Joey Tardif (qui ne se rappelle pas d’Épopée Rock?)

« Chanson pour débouler l’éternité » composée et chantée par Jacques Thivierge sur l’étiquette les Disques Pulsion.

Généralement quand un chanteur nous chante la Gaspésie, on peut conclure qu’il y a du gaspésien dans le chanteur. Jean-Paul Tremblay nous en parle dans sa chanson « Malprix ».
Une chanson parue en 1976 avec pour titre : « L’or, l’argent et le bronze » chantée par Philip Vyvial. Un chanson qui s’était classée deuxième au concours de la chanson thème pour les Jeux Olympiques remporté par Stéphane Venne avec « Un jour, un jour ». Philip Vyvial a écrit la musique de « L’or, l’argent et le bronze ». J’ai été étonné en lisant le nom du parolier cet œuvre : Pierre Bourgault.

Pour en finir avec ce court bloc, Johnny White termine en beauté avec « Ce petit je ne sais quoi ». Je n’ai trouvé aucune note biographie à son sujet, mais sur le site « CdandLp » plusieurs de ses disques sont à vendre.

Comme je vous sers un copieux repas, j’ai dû les répartir dans deux plats. Le premier est dans le micro-ondes tandis que deuxième est au four.

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques,
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dimanche 9 octobre 2011

Salmigondis


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Avez-vous déjà essayé d’écrire de droite à gauche en lettres attachées?  Même sur un clavier d’ordinateur la chose est loin d’être évidente.

Voici une question pâte filosophique :  Rien du tout vaut-il mieux que pas pantoute?

Dans le moment je suis plongé dans la lecture de « L’histoire de tout… ou presque » de Bill Bryson.  La meilleure manière de le résumer est de vous faire lire la critque suivante :

« Posez une question, Bryson y répond dans ce livre clair, synthétique, vivant, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers.

Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens... et à leurs parents !

Ce livre a reçu aux États-Unis, en 2004, le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et, en 2005, le prix Descartes pour la communication ».  (Source : Babelio)

Pour un profane comme moi, ce livre jette de nombreuses éclaircissements sur ma compréhension de l’Univers, le cosmos et notre minuscule planète, même si j’en perds mon latin (que je cause pas) au travers les atomes, électrons, neutrons, protons, poltrons, croutons, étron, etc...  Ça me fait chi…… aller.

Revenons à mon autre dada : la musique sauce groupes québécois.  Je farfouille un peu moins aux puces mais il me reste encore quelques bonnes galettes à vous proposer et la pêche est assez sur le net. 

Je ne m’éloigne pas du milieu scientifique en vous présentant les Atomes, groupe de St-Jérome formé en 1964.  C’est en 1966, qu’ils nous font grâce d’un premier disque suivi de cinq autres entre 1966 et 1968.  C’est un des rares groupes québécois qui a eu le bonheur de graver un album en 1967.

Les Atomes – On ne vit qu’une fois

Cette chanson est pigée dans le répertoire d’un groupe mineur american, The Staccatos.

The Staccatos – You Only Die Once

Un groupe de Verdun, les Rats.  Formé en 1963, dissout en 1968.  Leur côté original : leurs guitares avaient la forme d’un rat.  Ils ont gravé trois 45 tours, tous sortis en 1965.

Les Rats – Fiche-moi la paix

Les Shadols, groupe de Montréal formé en 1964 en pleine Beatlemania, trois 45 tours à leur actif.  Aucun d’eux ne figure aux palmarès de l’époque.  Devant ce succès « monstre », ils deviennent les Monstres en 1966 qui sortira deux 45 tours avec le même succès que les Shadols.  Mais un nom ressortira de ces deux groupes : Marc Hamilton.  Qui ne connait pas son méga-succès : « Comme j’ai toujours envie d’aimer ».  Pour en finir avec Marc Hamilton, suite à la dissolution des Monstres en 1967, il formera, en 1968, un autre groupe, les Caïds le temps d’un 45 tours : à ne pas confondre avec les Caïds de Granby, créé en 1964 qui compte dans sa discographie un unique 45 tours.

Les Shadols – Dans le vent
Les Monstres – Je veux une réponse
Les Caïds – Je voyais ton visage dans l’eau
Les Caïds (Granby) -  Te souviens-tu des vacances?

Un groupe du Nouveau-Brunswick avec qui on a fait connaissance en 2008 : les Marogays.  Je crois  que j’avais oublié de mentionner que c’était Jean Lapointe des Jérolas qui les avait découverts.  Le groupe s’est réuni en 2010 et j’ai cru savoir qu’il aurait donné quelques spectacles l’été dernier dans leur coin de pays.

Les Marogays – Si tu m’aimais

Tout ce que je peux dire sur les Phénomènes, c’est que le groupe est originaire de la Beauce et qu’ils ont une volumineuse discographie de deux 45 tours.

Les Phénomènes – Tu ne me croiras jamais

La naissance des Classels remonte en 1960 alors qu’ils s’appelent les Special Tones pour devenir les Classels en 1964 et se séparer en 1971.  En 1984, tous les membres du groupe apparaissent à une émission de télé  (Laquelle?  Sais pas).  J’ai tout simplement « syphonné » la trame sonore du pot-pourri d’une durée de près de 6 minutes.

Les Classels – Pot-pourri TV (1984)

Les Gants Noirs ont convaincu les disques Niagara de leur faire enregistrer un microsillon en 1966 sur lequel ils s’attaquent à la chanson « Mes mains sur tes hanches » d’Adamo.

Les Gants Noirs – Mes mains sur tes hanches

Si l’homme descend du singe, d’où descendent les Gorilles et leur unique disque de 1966.

Les Gorilles – Le gorille du coin

Les Intrigantes vous vous en doutez sans doute est un groupe féminin dont les membres provenaient de Québec et Lévis.  En consultant « La Merveilleuse Époque des Groupes Québécois des Années 60 », le titre « La justice » n’apparaît pas dans leur discographie.  Cette chanson est une version d’un des plus grands succès de Jefferson Airplane, icône du psychédélisme américain, « White Rabbit » (8e place au Billboard en 1967).

Les Intrigantes – La justice
Jefferson Airplane – White Rabbit

J’épilogue avec la portion disco.  Une chanson extraite du cd (0,50$) de la trame sonore d’un film québécois : «  Danny in the sky », réalisé par Denis Langlois en 2001 :  Reprise de Daddy Cool de Boney M par le groupe QRN.

QRN – Daddy Cool
Boney M – Daddy Cool

Un petit fichier vous attend drette icitte.

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Cross my fingers


Je me prépare à publier un autre message très prochainement, mais avant je voudrais régler mes problèmes de mise en page de mon blog.  Comme je n’y ai pas touché depuis un bon « boutte », je crains de tout « phoquer » mon affaire et qu’il advienne que mon blog disparaisse.

Cross your fingers (version anglaise de « Masturbez vos doigts ».

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dimanche 18 septembre 2011

Retour au foyer?

J’entrouve la porte de mon blog, je m’approche de ses cendres, je constate que quelques tisons rougoient encore et me font des clins d’œil brûlants. Tenterai-je de le réanimer? Je dispose de quelques bûches qui ne demandent qu’à s’enflammer contrairement à moi qui se sent toujours éteint.




Mais l’automne est à nos portes et un peu de chaleur ne devrait pas faire de tort. La première bûche que j’aurais été prêt à mettre… restera dans le caveau parce qu’elle est un vrai cauchemar, car le blog« Vente de garage » m’a coupé l’herbe dessours le pied en publiant le message « Cauchemar ou assumer la joke » que je vous conseille fortement de lire au complet. Fort intéressant et bien documenté.


Je me contenterai de la face « B » du 45 tours de Gabélus Côté en duo avec « Honey-Bun ».



Gabélus Côté & « Honey-Bun » avec la famille Côté – Un ami fidèle



Guy Gosselin. S’agit de l’animateur décédé en 1990?



Guy Gosselin – Comme d’un roman



Qui connaît Lise Legault et son 45 tours : Notre mélodie?



Lise Legault – Notre mélodie



Mireille Lord nous implorait d’aller près d’elle. A-t-elle réussi à trouver son prince charmant avec cette chanson?



Mireille Lord – Près de toi



Une troisième illustre inconnue qui rêve aussi de conquérir son homme.




Estelle Lilian – Just pour te conquérir



Pierre Michaud? Pierre Michaud de l’émission « RPM » diffusée au canal V? Il était bien bien jeune à l’époque. Version d’un succès mineur… très mineur même du chanteur américain Paul Davis, « Keep Our Love Alive », avec une glorieuse 90e position au Billboard en 1975.



Pierre Michaud – Je voudrais te dire



Une chanson que MC Gilles qualifierait de « ver d’oreille ».



Mignonne Ouellet – Allume tes phares



Pour une premiere attisée je conclurai avec la portion disco.



Tony Green – Amoureux



Chantal Condor – Marinero



Contrairement à l’habitude, vous n’aurez pas à télécharger les chansons séparément. Elles se retrouvent dans un fichier .rar que vous irez cueillir en cliquant ici.




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vendredi 1 juillet 2011

COMA


Les pronostics ne sont pas très réjouissants. Mon blog est comateux. Son état se détériore de jour en jour. Il est sous respirateur artificiel dans le moment. A-t-il des chances de sans tirer? Reprendra-t-il un jour son souffle? Je consulte les experts et je prie pour le sauver.


Il a subi de nouvelles attaques au cours des dernières semaines, ce qui a beaucoup affaibli son moral. Yé pas mort, mais yé pas fort. Certains lui ont suggéré de changer de décor, mais il n’est pas trop porté sur le changement. Il préférerait rendre les armes et l’âme plutôt que de recommencer sous d’autres cieux plus cléments.

Pour le moment je le mets en repos forcé… en convalescence. Il vous rendra peut-être quelques petites visites… quand il se sentira dans ses bons jours.


Bonnes vacances à tous!


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