lundi 26 juillet 2010

Rire en canicule


Non, non, ne consultez pas la chronique nécrologique du Journal de Québec, je suis toujours
vivant. Je pête le feu, pis d’autres choses… Tout en écrivant j’ai l’oreille tendue vers ma vieille télé et j’écoute Pierre Légaré parler de son cancer de la vessie. Il raconte que dans la quarantaine il disait qu’il mourait à 58 ans et à 57 ans il apprend qu’il souffre du cancer de la vessie. Il est toujours vivant aujourd’hui. Ce que je retiens de ces paroles : il vaut vivre pleinement le moment présent et c’est justement ce que ma femme me disait dimanche matin pendant que nous déjeunions au restaurant.

Même si nous sommes en plein été, dites-vous que je suis en période d’hibernation. Je suis engourdi du cerveau croate. Je souffre du syndrome de la page blanche… plutôt de l’écran blanc, mettons… Moins on écrit, moins on a envie d’écrire. J’ai de la musique à la tonne… en m’en plus savoir quoi faire. Je travaille présentement sur un fichier de plusieurs milliers de chansons et je me demande si j’en verrai le boutte un jour.

À l’écoute, plusieurs 45 tours pour lesquels je ne suis pas attardé, paresse oblige, à fouiller pour vous fournir des informations sur ces grands tartistes, exception faites pour la dernière.

C’est pas tout ça, nous avons du pain sur la planche et c’est le cas de le dire, car nous nous préparons à refaire le plancher de la maison cette semaine. À nos marteaux!

Jacques Amar – Adieu la vie, adieu soleil

Nathalie Baron – C’est fini, va t’en

Guylaine Cazeau – Viens (ce soir on va danser)

De Cloxx – Lucie, Lucie

Johanne Desforges – Déjà vu

André Fontaine – Notre Père

Philippe Farley – Je t’attendrai longtemps

Francine Graham – Prends la route

Roger Gravel – On a tous besoin

Les Infidèles – Mon héroïne

Marc Javelin – Danse immobile

Karine – C’est lui que j’aime (Santa Lucia)

Mariette Lévesque – Je, tu, ils

Tiffanie – Ballon rouge, ballon bleu

J.-L. Thomas – Fonce Ti-Phonse

Mary Roos – Amour toujours

Viviane Vachon, sœur de Paul et Maurice « Mad Dog » Vachon, elle fut reconnue comme une des meilleures lutteuses professionnelles. Viviane comme son frère Maurice fut victime d’un chauffeur ivre qui emboutit sa voiture en 1991. Moins chanceuse que Maurice qui lui ne perdit qu’une jambe dans son accident d’auto, Viviane, elle, y perdit la vie ainsi que sa jeune fille de 9 ans. Elle avait seulement 40 ans. Elle avait tenté sa chance comme chanteuse en 1972 en enregistrant deux 45 tours.

Viviane Vachon – Il est trop tard

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vendredi 2 juillet 2010

La France, c'pas le Pérou

Je tâcherai d’être bref concernant ce voyage en terre française de 15 jours. Arrivée à Charles-de-Gaulle, samedi le 12 juin, 6 heures 30. Départ pour Amiens à bord du TGV à 11 heures 37 pour entrer à la gare de Haute-Picardie une demie-heure plus tard après avoir parcouru 140 kilomètres. Petit tour en bus régional entre la gare de Haute-Picardie et celle d’Amiens où nous attendaient nos hôtes : Francine (sœur de ma femme) et Jean-Paul Quéré, mari de de Francine. Direction maison des Quéré dans la vieille Renault 19 de Jean-Paul. Même si le beau-frère est cardiologue, il ne roule pas sur l’or mais plutôt en Renault 1994.


Nous devions passer seulement quelques jours chez les Quéré, mais notre séjour s’est prolongé pendant une dizaine de jours, sans fournir plus de détails, nous avons dû mettre de côté notre itinéraire prévu au départ à l’exception d’une visite à la Cathédrale d’Amiens et quelques ballades dans les rues de la ville. Le 21, tous les quatre nous prenons le train pour Paris où nous allons nous installer pour 4 jours à l’hôtel Touraine-Opéra, petit hôtel bien tenu de 39 chambres situé au 73, de la rue Taitbout.


Que fait-on quand on va à Paris? On visite Paris… le Louvre, Notre-Dame-de-Paris, la butte Montmartre, l’Arc de Triomphe que nous avons grimpé triomphalement, les Champs Élysée (sans Joe Dassin), sans oublier ma tour… Eiffel, que nous n’avons pas visité, because 3 heures d’attente. Nous sommes arrivés en retard au Château de Versailles. Ti-Louis XIV recevait quelques amis ce soir-là et a refusé d’ouvrir la porte malgré notre insistance.



Ils nous a quand même permis de visiter Ses Jardins.


Nous avons beaucoup bouffé. Bouffe que nous avons tous apprécié si on oublie les prix. Nous avons navigué en bateau-mouche. Nous avons beaucoup pris le métro aussi. N’eut été de Jean-Paul, nous serions encore propablement perdu dans ce dédale labyrinthique qu’est le métro de Paris.


Nos femmes ont visité quelques magasins : Lafayette, Printemps, sans rien n’acheter, mais en passant devant une petite boutique ma femme a trouvé un ensemble qui lui sied à merveille. J’aurais aimé pouvoir visité quelques magasins de disques, mais le temps nous manquait. Je me suis laissé tenter par un dvd des Rolling Stones (Stones In Exile) chez Lafayette. Les français m’ont semblé normaux, ils ont deux jambes, un bouche, des yeux, ils marchent, ils parlent, ils fument, ils bouffent comme nous, ils sont nombreux et plusieurs aimeraient vivre au Canada et au Québec en particulier. Âvez-vous remârqué j’âi même pris l’âccent? Grave???


Mon coup de cœur durant ce voyage se retrouve ici-bas. En empruntant un pont de Paris, je suis tombé sous le charme de ce clochard, serait-ce plutôt un sans-abri ou tout simplement un quidam, endormi avec ses deux petits chiens.



Graeme Allwright – La berceuse du clochard

Je n’ai pas fait de découvertes remarquables au niveau musical durant ce séjour, et c’est en revenant au Québec que j’ai pu mettre la main sur des perles françaises (exactement ce que j’aurais aimé trouvé). C’est pourquoi le bloc musical qui suit sera exclusivement consacré à des artistes français, on y retrouve de nombreux groupes exclusivement instrumentaux, certains vocaux, des chanteuses et chanteurs yéyé. Oyé! Oyé!

Carmen & David – À Paris


Les Chéris – À Paris

Les Relax – Paris après minuit

Christine Pilzer – Champs Élysées

V. Hachloum – Paris s’éveille


Arielle – Tu m’as devancée


Burt Blanca – C’est comme ça, dis


Big Twist – C’est ta petite sérénade

Danny Boy & les Pénitents – Fais-moi un collier

Erick Saint-Laurent – Le temps d’y penser

Les Fizz – Trois filles pour un garçon


Les Français – Palpitations


Frankie Jordan – Le transistor


Gary L’Ange Noir – Si le cœur t’en dit

Patrick Logelin – Encore une fois danse avec moi

Mac-Kac – J’vais m’en j’ter un derrière la cravate

Mary-Christine – Demande-moi pardon

Les Monégasques – Si je chante


Les Petites Souris – On te le dit, il t’aime


Les Players – Ma vie, Sally

José Salcy – Oui allez-y les gars

Les Dangers – Un moral de plomb


Les Sorciers – Youpie Yé

Johnny & les Cascadeurs – Un cœur tout neuf

Caroline Cooper – Pourquoi pas moi


Les Ranger’s Star – Il revient

P.S. : Le DMCA ne me lâche pas d’un pouce. J’ai dû flushé un autre message que j’avais publié en juin 2008.


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vendredi 25 juin 2010

Retour au bercail


De retour de France depuis quelques heures seulement. Je vous en reparlerai plus longuement d’ici quelques temps. Comme ma boîte à malle était pleine à craquer (106 courriels), j’ai épuré le tout grosso modo, mais il en reste une vingtaine qui mérite une réponse. Alors ceux et celles qui m’ont fait des demandes spéciales devront patienter un peu… beaucoup… passionnément.

Je fais appel à votre patience.

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lundi 7 juin 2010

Les jours de la semaine


Au moment où j’écris ces lignes on est lundi. Le lundi, jour du retour au travail pour la majorité du peuple de notre belle province. On se revoit après 2 jours de congé et chacun s’informe de ce qu’on a fait de notre fin de semaine. Lundi une chose, lundi une autre, lundi que c’est pas de vos affaires. Ensuite arrive les deux journées les plus emmerdantes de la semaine : marde-di et merdre-credi. Alors vite la prochaine journée, le jeudi. Qu’est-ce que jeu dit? Jeudi que demain, c’est dejà la dernière journée de travail de la semaine. Vendredi, la gang du bureau se retrouve au resto à l’heure du dîner pour se remplir le ventre, c’est ventre-di, seulement quelques heures de travail et le week-end est là. Le samedi, samedi de bricoler, j’sors mon marteau, samedi de faire des enfants, j’sors ma quéquette, samedi d’aller faire un tour, j’sors mon char, samedi de rien faire, j‘sors rien. Déjà dimanche, on se tient tranquille, faut être frais et dispos pour entreprendre une nouvelle semaine. On ne sort pas le fer à repasser, on pose nos 5 chemises blanches sur la planche et on repasse nos dix manches.

Mais pour ma femme et moi cette semaine est vraiment particulière, parce que pour la première fois de notre vie, nous nous envolons sur les ailes d’Air Transat, nous traverserons la Grande Mare pour nous retrouver au pays de nos ancêtres, notre bonne vieille mère-patrie : la France. Direction : Argoeuves, près d’Amiens chez la sœur de ma femme qui y demeure depuis 15 ans et bla bla bla, bla bla bla… Je vous raconterai à mon retour les mille et une péripéties de nos palpitantes aventures à l’Île de Batz et autres lieux que nous mettrons à feu et à sang. Je me sens l’âme d’un pirate.

Comme les préparatifs (armes et bagagess) ne sont pas encore complétés, je serai très bref pour la présentation de quelques chansons qui suivent, autrement dit : « Y en aura pas ».

Marc Bourret – Cara mia

Gabriel Charbonneau – Je reviendrai vers toi

Diane Lee – Tu es toujours seule

Helena Lemkovitch – Il n’est plus là

Arlette Zola – Je n’aime que vous

William Tay – Plus la même

Tonia – La fin d’un amour n’est pas un drame

Les Trois Clefs – Mimi

Pierre Jill – Imaginez

Sœur-Prise – Poupée de cire, poupée de son

Sophie – Tente ta chance

Stromae – Alors on danse

Jacques Filh – Je drague au drug

Les Génies – L’amour n’est pas pour toi

Les Jets – Notre amie Suzie

Joëlle – Homme impossible

Kalinka – Des œillets blancs

Les Gottamou – Avec toi j’ai compris le monkiss

Claudia Sylva – Ne joue pas avec mon cœur

Lize Marke – Si peu de chose

Céline Lomez – M’aimeras-tu demain?

Bob Smart – Michelle

Notre retour au bercail est prévue pour le 25 juin, si nous survivons…

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samedi 29 mai 2010

L'écu


Encore un avertissement du DMCA cette semaine. Je commence à branler dans la manche et je ne tiens pas le bon bout du manche. Certains m’ont dit que je n’aurais peut-être pas d’autre choix que de mettre la clé dans la porte de mon blogue avant de me faire mettre à la porte purement et simplement. Ça s’est déjà fait. Je fais mes valises, je les place près de la sortie et j’attends le coup de pied au Q. Quelqu’un d’autre trouve que je me fais rare. « Quand on marche sur des œufs on se fait plus discret », répondrais-je.

Parlant Q, lettre que l’on ose invoquer ou évoquer. Sa consonnance porte à confusion et à conclusion. À combien de jeux de mots l’a-t-on apprêtée? Elle orne le nom de peu d’artistes comme première lettre, mais il y en a quelques-uns.

Johanne Quinn, le phénomène 1973! Enfant prodige de la chanson au début des années 70. J’ai croisé la route de Johanne Quinn à une occasion dans le cadre de mon travail à la commission scolaire durant les années 90. Elle s’était présentée à moi car elle avait rendez-vous avec un acheteur. J’avais eu l’audace de lui demander si elle était bien Johanne Quinn, la petite chanteuse des années 70. J’avais déjà son disque à l’époque et je trouvais qu’elle avait un ressemblance avec la petite fille de la pochette. Elle m’avait répondu qu’elle n’était pas cette Johanne Quinn. Après sa rencontre avec notre acheteur, j’étais allé lui poser la même question et il n’avait affirmé que c’était bien elle, mais elle n’aimait pas en parler.

Pour en savoir un peu plus, quoi de mieux que ce bon vieux Google. Surprise… le premier résultat de ma recherche me dirige vers un lien sur YouTube: Johanne Quinn, décédée le 4 mai 2009. Je me demandais si c’était bien la même, j’ai cliqué sur le lien et j’ai eu ma réponse que vous aurez également en le visionnant.

Johanne Quinn – Mon ami

Les Question Marks (?). Ils portent bien leur nom. Je m’interroge sur leurs origines. Si quelqu’un sait d’où ils sortent, moi aussi je veux le saouère à souère.

Les Question Marks – Gros jambon

Quota 65. Groupe qui apparaît sur le disque compilation « Révolution Quérock » de 1999 suite à un concours organisé par la station de radio CHOI-FM de Québec. Dommage qu’on ne soit pas donné la peine de nous décrire, ne serait-ce que succintement, chacun des groupes figurant sur ce disque.

Quota 65 – Doucement

De la trame du film québécois « Danny In The Sky », qui semble être passé dans le beurre en 2001, une version de « Daddy Cool » de Boney M qui devait être plus intéressante que le reste du film. On peut visionner la bande-annonce ici.


QRN – DD Cool

Jakie Quartz Jakie_Quartz, de son vrai nom Jacqueline Cuchet, est une chanteuse populaire française qui cartonna avec le succès de l’été 83 en France avec cette mise au point.

Jakie Quartz – Mise au point

Je supposais que le groupe à tendance folklorique, les Quatre-20, avait choisi ce nom parce qu’il avait tous 20 ans. J’avions raison comme nous l’apprend le site « Québepop, mais aussi parce que Phileas Fogg a mis "quatre-20" jours à faire le tour de la terre, que les astronautes de l'époque ne mettaient que "quatre-20" minutes à faire la même chose. (Source : QuébecPop). Ils ont publié 3 longs-jeux entre 1963 et 1967.

Les Quatre-20 – Le soleil noir

Les Quatre Barbus doivent sans doute leur nom au fait qu’ils portaient tous la barbe. Groupe vocal français dont les origines remontent à 1938, leur carrière se termine en 1969. Tous les membres du groupe ont ravalé leurs poils de barbe depuis longtemps.

Les Quatre Barbus – Les casse-paix

On peut voir un clip d’eux sur VousTube.

Le Québec aussi était capable de produire de bons quatuors vocaux et le Quatuor Alouette en est un bon exemple. Le groupe voit le jour en 1930 et durera jusqu’au début des années 60.

Le Quatuor Alouette – Le marchand de velours (1943)

On peut remonter encore plus loin dans le temps avec le Quatuor Canadien.

Le Quatuor Canadien – Pater Noster

Après les quatuors, un duo : Pierre et Paul Quillici. On peut supposer qu’ils sont deux frères, qu’ils sont français, qu’un joue de la guitare et l’autre du saxophone.

Pierre & Paul Quilici – La plus belle pour aller danser

Extrait des compilations Québec Yéyé, une version de « Mer Morte » des Jaguars.

Québec Yéyé – Mer morte

Simone Quesnel, chanteuse classique québécoise qui se convertit à la chanson populaire en 1942. Elle ouvrit par la suite une école de musique et elle compta parmi ses élèves : Diane Dufresne et Pierre Lalonde.

Simone Quesnel – Si tu ne revenais jamais

Les Quidams, groupe de Matane, n’ont sorti, officiellement, qu’un 45 tours, mais ils avaient sûrement enregistré d’autre matériel puisque que monsieur Pantis des Disques Mérite avait en main au moins un autre titre du groupe. A-t-il payé ses redevances à Jean-Pierre Bérubé?

Les Quidams – Petite fille

Directement de la Louisiane, Queen Ida nous chante son mal d’amour

Queen Ida & Her Zydeco Band – Mal d’amour

Comme le Q se fait rare en français, je me permets de puiser ailleurs où il est plus populaire. Une groupe des Pays-Bas chantant en anglais, considéré comme un des meilleurs groupes de ce pays durant les années 60. Le Q et les jambes sexy, ça devrait aller ensemble.

Q65 – Sexy Legs

Anthony Quinn, fut un grand acteur. Fut-il un grand chanteur? On ne le saura pas ici car il se contente de réciter quelques paroles sur un fond musical.

Anthony Quinn – I Love You, You Love Me

Je termine ce bloc avec une longue pièce, comme bien des groupes psychéliques des années 60 aimaient joué durant leurs spectacles enfumés. Quicksilver Messenger Service était un groupe américain qui vient confirmer mon affirmation.

Quicksilver Messenger Service – Who Do You Love?

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mardi 11 mai 2010

Un petit retard


Il y a plusieurs années, je suis tombé sur des informations concernant un roman qui éveillèrent ma curiosité. Je dirais que ce roman avait une particularité qu’on ne retrouvait dans aucun autre roman à ma connaissance en français. L’auteur de ce roman s’était obligé à une gymnastique littéraire très particulière qui se poursuit tout au long des 300 et quelques pages du livre. J’étais certain que ce roman était unique au monde, mais je viens de découvrir qu’un écrivain américain avait fait la même chose 30 ans avant lui.

Je ne vous devoilerai pas cette difficulté car je me suis prêté à cet exercice littéraire dans les quelques textes que je vous livrent tout de go. J’ai essayé d’observer une suite logique dans chacun des courts récits. À vous de découvrir qu’elle est la fameuse contrainte…


J’avais rangé le souvenir de ce livre dans un coin sombre de mon cerveau, quand il y a quelques mois, en bouquinant au Village des Voleurs je suis tombé dessus.


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J’y vais mollo, sans frustration, sans introduction, sans instruction, à tric à trac, sans trac, sans tract. Voilà mon bric-à-brac faisant cric crac croc.


Nous avions tous choisi un avatar. Chacun montait son film-fiction. Soudain, toi, tu fus un marin paria, un ouistiti s’accrochant à ton dos, tu grimpais sur un rafiot au pont pourri, naviguant sur un lac aux fonds abyssaux. Tu nous fournis à chacun un long bâton muni d’un cordon où nous attachions un appât si gras qu’on aurait dit un bras. Nous voulions nourrir nos boyaux tordus par la faim. Nous lancions nos gros asticots à bâbord ou à tribord, sortions moult gros poissons : achigans aguichants, saumons Samson, goujons goujats, poulamons impolis. Nous croquions dans la chair du poisson toujours gigotant, mastiquions vingt-trois fois, puis l’avalions. Tout à coup, voilà nous survolant un poisson-volant si mini qu’on dirait un avorton, troublant ma vision un instant par un flash au coloris chatoyant.

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Modifions nos avatars. Son cou raccourcit, puis apparut un corps tordu, souffrant, tant il rabougrissait, maints crocs poussant dans son trou buccal, sur sa chair naissait un poil long, luisant, dru. La mutation accouchait subito d’un loup-garou, puis il disparaissait. Oups ! Nous voilà dans un salon cossu assis sur un sofa aux coussins fuchsia, sirotant, qui un jus, qui un alcool fort : un brandy, suivi par la boisson chouchou parmi nous tous, un vin grisant, un moût au goût piquant, saisissant. Dans un coin, un abat-jour illuminait un pan d’un mur cramoisi, nous discutions à battons rompus quand un son glacial saisit nos conduits auditifs. Un fracas intriguant dans un cagibi avoisinant nous surprit, nous attira tous, nous y courions sans distinction subissant un choc, voyant sur un lit un lourd loup anormal, mi-humain, mi-animal, hurlant, bavant, griffant l’air, un drap incongru couvrant son phallus aboutissant à un gland joufflu, circoncis. « Tuons l’animal ! », cria-t-on. Mon voisin portait sur son dos arrondi un carquois narquois. Il fallait un aiguillon fin mais puissant pour ouvrir un thorax aussi pansu. Dans sa main apparut alors un long dard au contour rond. Mon intuition m’affirmait qu’il fallait aboutir au boudin stomacal du loup sans faillir afin qu’il mourut sans fuir, puis un homo aurait un travail pas du tout ragoûtant, soit lui raccourcir son scrotum. Bandant son arc, sa main vibrait, il visa, tira. Son trait frappa son point d’impact. Puis fulmination, pif! paf! pouf! boum! badadoum! Tous nous nous volatilisions...

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Il y a trois jours, un scoop paru dans un journal annonçait : Nos Cons Sanguins (tous frangins) apparaîtront mardi prochain au stadium municipal pour un sprint comportant six shows chauds durant six nuits. Ils font fi du ragot qui disait: « Oh oui, nous nous haïssons toujours autant, sinon plus qu’avant la dissolution du band, mais pour un mirobolant mont d’or nous aurions fait mourir maman. Si nous nous supportons durant nos six apparitions, si nous survivons sans aucun assassinat, nous irons dans un champ pour nous unir au cosmos spatial. Fini pour nous l’anonymat», avouait d’un air sournois, Conrad Picard fils, bassman, fixant un kodak incisif. «Un planning familial fut capital ayant pour but principal, primordial, important, vital, d’aboutir à un accord commun qui foutrait la paix pour un bout dans nos maisons, car nous touchons un fond sans fin qui abolit nos passions pour nous abasourdir au point où nous frisons l’anti-constitution.


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La Lamborghini roulait dans Manhattan, sous son capot vrombissait un puissant V-12. Assis au volant, Pancho Villa, un portoricain natif du Nicaragua, fumait un cigarillo cubain. Pancho affichait tout son clinquant, un rutilant diamant 18 carats ornait un doigt qui fouillait dans son groin aquilin. Il finit par y sortir un limon consistant qu’il propulsa hors du cab. Son morviat vola dans un salto sur un banc blanchi à la chaux, puis tomba, ramolli, sur un clochard qui faisait son dodo matutinal.

Pancho roulait sur l’or. Son occupation : Pimp pimpant pompant son capital vital parmi un bataillon comptant au moins vingt-cinq putains. Pancho Villa vivait dans un condo qu’il avait acquis six mois plus tôt pour un million. Dans son condominium, il jouait au gigolo un jour sur cinq, ou y invitait sa gang pour voir jouir tout un chacun. Villa avait aussi sa villa au bord du lac Titicaca où il pouvait fuir si un jour, par hasard, un ultimatum lui arrivait. Mais aujourd’hui aucun souci à avoir. Il donna du gaz à fond à sa Lamborghini, qui fila rapido dans un trafic fourni. Un autobus coupa son parcours, un passant furibard lui fit un doigt craignant la collision. Insouciant, Pancho ignora l’olibrius. Dans son miroir, il vit Ringo, son ami nain suivant toujours sur sa moto Yamaha. Oui, il avait pour « bodyguard » un nabot, mais un vrai dur, sans compassion pour aucun.

Il bifurqua dans Broadway, roula jusqu’à son condo, stationna sa Lamborghini dans son parking, puis monta à son appart. Il avait faim. Il ouvrit son frigo qu’il scruta. Tout au fond d’un tiroir, un touffu tofu l’invitait à la collation. Pancho absorba sa ration, poussa un rot tonitruant, lâcha un gaz malodorant, courut au w.c., sortit son gros gland, urina. Un bruit sourd lui parvint du salon, son nain approchait un colt à la main, souriant. Trois coups soudain, Pancho bascula dans son bain, poussa un soupir final, puis mourut.


FIN


C’est bien beau tout cela, mais je m’éloigne de la musique. Je vous ai déjà dit que la lecture occupait une grande place dans ma vie. Je viens d’entreprendre une biographie d’Andrew Loog Oldham qui fut manager des Rolling Stones de leur début jusqu’à 1967. Ai lu les cent premières pages : plutôt intéressant. Oldham y fait un survol détaillé de la naissance des différents courants musicaux du milieu des années 50 au milieu des années 60. Plein de noms qui me rappellent plein de souvenirs.

Dans mon dernier message, vous avez pu découvrir les talents de chanteur d’Alvaro, coiffeur des vedettes. Quelqu’un m’a envoyé un commentaire et il m’indique un lien vers un vidéo d’Alvaro interprétant « Interurbain ». Wow! Quelle présence!

Sur un cd cueilli aux puces Jean-Talon, un groupe de Québec qui sont encore manquant chantant en anglais excepté pour deux chansons.

Still Missing – Sur la route


Une petite chanteuse française, Sophie, qui a enregistré plusieurs disques dans les années 60. Elle nous fait le coup de la reprise, une version de « It’s Not Unusual » de Tom Jones (Numéro 10 au Billboard en 1965).

Sophie – Je ne fais pas d’histoire

Sur étiquette Gamma, un duo disco, Rock & Guy. C’est bon ça???


Rock & Guy – C’est bon ça

Éric Richard se pose de nombreuses et sérieuses questions dans sa chanson.

Éric Richard – Je me suis souvent demandé

Serge Dupire, je suppose que nous avons affaire au comédien québécois, qui fait surtout carrière en France maintenant où il connaît plus de succès qu’au Québec.

Serge Dupire – Bon voyage

Auriez-vous envie d’être galants avec ce groupe féminin qui vous implore?

Les Galantes – Mon cœur

Gilles Girard, celui qu’on appelle encore « le p’tit gros des Classels, il va traîner ce surnom jusqu’à sa mort, continue sa carrière depuis maintenant une cinquantaine d’années. Il ne doit plus avoir besoin de perruque blanche maintenant. Un 45 tours sur lequel il chante la même chanson : face A en français, « Mon besoin c’est toi » et face B en anglais, « Since I Met You Baby »


Gilles Girard – Mon besoin c’est toi


Vous ne perdez rien à attendre après avoir écouté la chanson de Danielle Jourdan, vous pouvez la regarder dans toute la splendeur de ses « hot pants » dans ce vidéo.

Danielle Jourdan – Attends-moi

Mine de rien, servez-vous de tout votre karma pour d’apprécier ce groupe de Val-Belair qui a réussi à graver un disque en 1996.


Karma – Mine de rien

Lucie Lachapelle est une chanteuse née à Québec en 1949 si je me fie à Wikipédia, elle a une discographie garnie de 11 albums entre 1975 et 2001. Celui que j’ai en ma possession date de 1990 et ne figure pas avec ceux répertoriés dans Wikipédia.


Lucie Lachapelle – Ricardo

Quand on ne sait rien des gens, on consulte le web et c’est ce que j’ai fait pour Alain Lépine et maintenant je sais tout de lui puisque je viens de trouver rien de moins que son c.v. Où faut-il aller? Ici.


Lépine – On ne sait rien des gens


Lépine – Où faut-il aller?

Un chanteur français méconnu qui pense nous apprendre d’un amour ça peut mourir.

Thomas Liberi – Un amour ça peut mourir

La chanson me dit quelque chose, mais la chanteuse ne me dit rien. Alabone vôtre!

Linda Mailho – Alabone

Il y a bien longtemps qu’une perle ne m’était pas tomber de sur la tête. Un groupe de Victoriaville qui je suppose, voulant rendre hommage à la reine du même nom, a puisé dans les titres de noblesse pour se choisir un nom : les Marquis. De plus, les membres du groupe se costumaient en nobles. Le 8 décembre 1965, ils enregistraient leur seul et unique 45 tours. Sur la face A, « Amour de vacances » est une version d’une chanson du groupe anglais, The Zombies, « Leave Me Be » (non, la toune a pas faite le Billboard). Les Sultans en avaient déjà fait une version et un grand succes sous le titre de « Dis-lui ».

Les Marquis – Amour de vacances

Les Sultans – Dis-lui

Je ne voudrais pas passer sous silence la fête des mères et je viens justement de découvrir une chanson d’un chanteur français, Patrick Topaloff. On peut lire sa bio ici.

Il nous fait une version humoristique de la chanson du groupe américain, Three Dog Night, « Mama Told Me (Not To Come) » (Numéro 1 au Billboard en 1970).


Patrick Topaloff – Maman viens me chercher

Ça fait c’est ça qui é ça!


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