lundi 28 décembre 2009

La née tire à sa faim


Une autre année qui s’achève. Une autre qui a connu ses hauts… le cœur et ses bas… culottes. Plus les années passent, plus elle se ressemblent. Chacune d’elles apportent son lot de promesses et de bonnes intentions. Que nous réserve 2010? Vos prédictions valent sûrement celles de tous ces astrologues et autres devins à la petite semaine. Et quand on chante les années, il n’y en pas une de pareil non plus…

Les 5 Gentlemen – 100 000 000 d’années avant Jésus-Christ

Jacques Antonin – Avec les années

Arcade Fire – Une année sans lumière

Aut’Chose – À 2000 années-lumière d’ici

L’Autre Temps – 100,000 années

Les Clodettes – Cette année-là

Les Compagnons de la Chanson – Les vertes années

Éric Doyon – Fou comme les années

Jean-Pierre Ferland – Mes années d’école

Claude François – Cette année-là

Michel Fugain – Les années guitare

Claude Léveillée – Les années folles

Nada – Les années du dixieland

Martin Peltier – Les plus belles années de ma vie

Charles Trenet – Mes jeunes années

Guy Trépanier – 100 000 années

Les Vagabonds – Nos plus belles années

Mario Pelchat – Bonne Année

André Lindsay – Bonne Année

Voici ce que nous réserve le futur.

Richard Anthony – L’an 2005

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

mardi 15 décembre 2009

Noyeux Joël


Que voulez-vous on n’y échappera pas encore une fois cette année. Noël approche à petit pas tapon, il est à nos portes. Écoutez ses pas crissés sous la neige poudreuse ou faire flique à flaque dans une plaque de sloche. Alors si vous ne tenez pas à le voir, boucher votre cheminée. Mais comme tout un chacun, vous embarquerez dans son traîneau et vous vous laisserez charrier jusqu’au réveillon où vous mangerez à vous en peter la panse et boirez à vous noyer de regret.

Le retour des Fêtes apporte son lot de chansons et de cantiques de Noël à la rédio, au centre d’achat, chez le quincailler, le coiffeur, le boucher, Métro, Maxi, Village des Valeurs, marchés aux puces. On nous rebâche les oreilles avec les sempiternels refrains archiconnus. Rien de pire pour faire régurgiter votre dinde aux entékas que le « Ça Gerber ». Rien de mieux pour nous s’endormir à la messe de minuit qu’un « M’ennuie Crétin » bien ténorisé, que dire du sensuel « Les Hanches dans nos Champagnes ». Las d’entendre lors de votre party de bureau le frivole « Attestez fidèles » ou le swingnant « Danse Set Et Table ». Humilié, quand soul et nu devant votre secrétaire, celle-çi entonne : « Mon Beau Ça Pend ». Les bûcherons n’ont jamais pu supporter le « Noël Fout L’Camp ». Le « Sein Te Nuit » vous provoque une montée de lait. Et le plus pathétique, celui racontant la fatidique distraction de cette maman qui allume le foyer pendant que le généreux Noël y descend : « J’ai Vu Maman Embrazé le Père Noël ». On peut rendre visite au Père Noël au centre des grands-brûlés où il repose aux soins attentifs, grillé comme une dinde et il n’apprécie pas la farce.

Cette année, offrez à vos invités un menu musical qu’ils n’ont jamais dégusté.

Alain Morisod & Sweet People – C’est Noël

Artistes Variés – Histoire du Père Noël

Blou – Noël blou

Charles Trenet – Chanson de Noël

Danièle & Michèle – La neige sous mes pas

Dany Aubé – Lorsque la neige tombe

Dick Rivers – Amour de neige

Enrico Macias – Le Père Noël du monde

Estelle Caron – À Noël

Francis Martin – Mon plus beau Noël

Ginette Ménard – Dans le vent d’hiver

Gloria Lasso – Prière de Noël

Johnny Hallyday – Noël Interdit

La Jungle – Chérie, j’ai filmé le party de Noël

Les Classels – Le sentier de neige (Disco)

Les Minous Blancs – La chanson des minous

Les Snowbirds – Le temps des Fêtes

Les Surf Sisters – Joyeux Noël

Marie King – Noël sans toi

Marie-Élaine Thibert & Grégory Charles – Un jour Noël

Michèle Richard – Je veux pour Noël une poupée

Monique Morelli – Prière de la Charlotte

Nestor – Merci Ti-Jésus

Pierre Lalonde – C’est la nuit de Noël

Pierret Beauchamp – Noël à mon église

Robert Demontigny – Vitrine de Noël

Roger Miron – Noël d’aujourd’hui

Stéphane Rousseau (Madame Jigger) – Love Jigger

Tricot Machine – 25 décembre

Les Futéruzés – Que dalle pour Noël

Rod & les S’Pas – Le Noël des petits

Karine & Rebecca – La marche de Saint-Nicolas

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

lundi 7 décembre 2009

Télégramme


Effectué plusieurs invasions de territoire au cours des dernières semaines – STOP - Fait de nombreuses prises – STOP – Certaines au périple de ma vie – STOP - Comme d’habitude la plupart ne portait pas leur papier d’identité – STOP – D’autres plus connus ou ayant connu gloire dans autre vie – STOP - Certains pleins de bebittes – STOP - Difficiles à nettoyer – STOP - Certains toujours vivant, d’autres outrepassés, d’autres seraient mieux morts – STOP - Une associée à Tony Conte – STOP – Une essaie de ressuciter Gilles Rivard – STOP

Donald Charles – La griffe

Christine Chartrand – Quelle belle vie

Nicole Danis – Non rien au monde

Jacques Desrosiers – Fais-moi hi!

Équipe 79 – Bang Shang-a-lang

Mathieu Gaudet – J’veux voyager

Le Grand Barda – Les discos

Steve Hill – Irréparables erreurs

Martine (Gautier) des Scarabées – Un tout petit peu d’amour

Jina Miko – Dum dum

Danièle Paradis – Prends-moi pas pour ta sœur

Ginette Reno – Entre nous, il est fou

Monique Savage – Cité nouvelle

Bianca Ortolano – Atmosphère

Claude Valade & Luis Mariano – Tant que nous nous aimerons

François Reny – La grosse noce

Jeffrey Hubert – Tabarouette

Lawrence Roseberry – Mary go round

Lou Lou – Le temps passé

Michel Noël – Le père Gédéon s’en va t’au marché

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca


mardi 1 décembre 2009

Les S.B.

En fin semaine dernière, tour de garde chez notre fils à Terrebonne. Lui et sa copine avaient un souper hautement gastronomique quelque part. Vendredi matin nous avons donc plié armes et bagages pour ensuite faire un petit détour afin d’aller reconduire notre propre petit… chien à l’Arche de Noé où il était attendu par les cochons, veaux, vaches et autres toutous. La chose faite : direction Terrebonne.


Rien de notable à signaler de ce côté, tout c’est bien déroulé. J’avais un projet pour samedi soir. Un de mes fantasmes que je voulais satisfaire parallèlement à certains articles de mon blogue était de pouvoir rencontrer des personnes qui sont le sujet d’un d’eux. Et samedi dernier, cette possibilité s’est présenté.


À quelques reprises, je vous ai parlé de la famille Brassard. Suite à ces écrits quelqu’un de la famille m’a contacté et depuis ce temps nous avons échangé quelques courriels. De plus, sept des sœurs Brassard ont repris le collier sous le nom des… Sœurs Brassard. Voici le lien vers leur page web. Le hasard a voulu que les S.B. soit un spectacle à une trentaine de minutes du lieu de résidence de mon fils ce soir-là.


Une fois, les marmots au lit (chose plus difficile à réaliser car il faut y aller par étapes), j’ai pu me mettre en route avec plusieurs minutes de retard, tant et si bien que je suis arrivé à l’Église de la Présentation de Repentigny vers la fin du spectacle des Sœurs Brassard. Après avoir franchi la porte de ce sacré lieu saint, je me suis présenté devant l’homme qui avait la main dans la p’tite caisse et je lui hurlai silencieusement à son oreille qui me dévisageait : «Est-ce que je dois payer pour entrer? » Il me répondit gentiment que vu l’heure avancée je pouvais prendre un banc. J’ajoutai que je venais rencontrer J.L. J.L., ce sont les initiales de la personne avec qui je courriel et ce n’est pas Jennifer Lopez. D’un doigt bien droit, il me désigna la dernière personne assise dans l’allée centrale. J’allai donc m’assoir dans le banc juste derrière en attendant la fin de la chanson.


L’église était à moitié vide… Soyons optimiste, elle était à moitié pleine. Pendant des applaudissements bien nourris, je m’avançai dans l’allée, appareil photo en main et croqué quelques clichés. En retournant, je glissai à l’oreille de J.L. : « J’aimerais vous dire quelques mots ». Elle me répondit : « Après le rappel ».


Le rappel et l’ovation debout terminés, J.L. se retourna vers moi en me disant : « Que puis-je faire pour vous? ». « Laissez-moi d’abord me présenter », répondis-je. « Je suis Florent Lavoie du blog C’Était Hier ». Je ne dirai pas que la machoire lui est tombée, mais la surprise se lisait dans ses yeux.


Je vous épargne certains détails, mais j’ai été présenté aux Sœurs Brassard avec lesquelles je n’ai pu vraiment échangé à mon goût. J’ai quand même appris qu’un des sœurs a pour conjoint un homme qui a habité à quelques minutes de chez moi à Beauport (le monde est petit). Les Sœurs Brassard : une histoire à suivre…

Devinez qui est l’intrus sur cette photo?


Les Sœurs Brassard – Va où le vent t'emmène


Pour la musique, je me reprendrai plus tard… Patience… Vous ne perdez rien pour m’entendre, tendre que j’essuie.


Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

mardi 24 novembre 2009

Dans l'O


Ô lettre « o ». Minuscule, on dirait un petit trou et majuscule, il nous fait penser à un Q sans queue. Ouais! on ouvre onze oreilles et on ouit ouvertement les ondes oscillantes ou on opte outrageusement pour l’overdose.

Clairette Oddera – Le voyage de noces
Jean-Claude Oliver – C’est où dites-moi?
L’Orosité – J’conduis tout croche
Opus 5 – Contre courant
A Band Called « O » - Coasting
 
Rose Ouellette (La Poune) – L’opération de la Poune
Ovila – Passe-moé un Québec

Outrage – Odette la chouette
Oswald – La soupe à mon amie
Organisation C – Alabalone
OP4 – Attention aux garçons
Olivia – Les yeux doux

Offenbach – Rock de v’lours
Odette – Plus près de toi
Octopus – Où sont mes claques?
Octobre – La maudite machine
Obscur – Avant de me faner
L’Orchestre de la Discothèque de Paris – Quand tu es là
L’Oeil - Bernadette
Les Ook-Piks – Ne le sais-tu pas?
Les Ombres – Teenage Letter
Danielle Oddera – Que serais-je sans toi?

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

samedi 14 novembre 2009

La plage au plagiat et autres arias


Depuis quelques temps, j’échange avec un correspondant de note mère-patrie qui réussit à jeter une lumière éclairante par ses propos éblouissants et lumineux sur certains aspects de la musique française des années 60 et en plus il garde un œil inquisiteur et curieux sur nos artistes de la même période. Il connaît même André Savard (Rétro-Laser) et Léo Roy (La Merveilleuse Époque des Groupes Québécois des années 60) et, il y a une dizaine d’années il rédigeait des articles dans un fanzine.

Avec son dernier message, il m’offre une chanson de Jacky Moulière (La romance) qui aurait été parodié, pour ne pas dire plagier sous le titre de « Aline » par le chanteur Christophe. Parlez-moi d’un colon, ce Christophe! Aussi colon que l’autre qui à accoster sur les plages de l’Amérique plutôt que les côtes des Indes. Belle dinde!

Christophe – Aline

Jackie Moulière – La romance

Moulière a connu quelques succès en France, mais est demeuré incognito dans la belle province. Même si Christophe a été plus chanceux on ne peut dire qu’il est devenu une super vedette de ce côté-ci de la grande mare. Le tout premier disque de Christophe était d’un genre musical tirant plus vers le blues.

Christophe – Reviens Sophie

Jackie Moulière – Accident d’été

Pouvez-vous imaginer les Compagnons de la Chanson interprétant du Yardbirds?

Les Compagnons de la Chanson – Les corbeaux de l’hiver

The Yardbirds – Still I’m Sad

La France a eu sa collection de groupes yé-yé, certains plus populaires que d’autres comme les Chats Sauvages ou les Chaussettes Noires, tandis que certains peut-être tout aussi talentueux sont demeurés dans l’anonymat.

Les Fauvels – Le temps c’est de l’argent

Les Fauvels – Peggy

Les Guitares de l'Enfer – Je voudrais être une idole

Les Guitares de l'EnferLaisse-moi t’aimer

Jack Glenn & ses Glenners – Zizi la twisteuse

Les Klebers – Cette fille

Reprise d’un succès de Dion & the Belmonts.

Dion & the Belmonts – This Little Girl (No 21 en 1963 au Billboard)

Les Champions – Poupée brisée

Rocky Volcano – 24 000 baisers

Les Senders – Be bop-a-lula

Les Fantômes – Elle est passée

Clothilde – Fallait pas écraser la queue du chat

Les Pirates – Cri de ma vie

Version de « Dream Baby » de Roy Orbison (No 4 au Billboard en 1962)

Roy Orbison – Dream Baby

Les Rockers – Dis-moi (Que tu m’aimes)

Ce ne sont pas les Rockers de Michel Pagliaro.

Les Rockers – Bébé, tu m’fais flipper quand tu joues mon gazou

José Salcy – J’en parlerai à mon cheval

José Salcy – J’suis mécano

Tom & Jerry – Santa Lucia

Ce duo m’a rien à voir avec le duo américain Tom & Jerry qui deviendra plus tard Simon & Garfunkel, ni avec cette autre duo (instrumental celui-ci) de Tom & Jerry tout aussi américan composé de Tommy Tomlinson et Jerry Kennedy et encore moins avec ce 3e duo Tom & Jerry américain.

Tom & Jerry – Looking At You

Tom & Jerry – Honky Tonk

Je termine avec un moitié-moitié qui me permet de souligner le retour (réussi ou raté, l’avenir nous le dira) de Donald Lautrec sur la nappe, pardon la map de la chanson après un p’tit break de 28 ans. En 1969, il a enregistré avec une vedette féminine de la chanson française, Michèle Torr.

Donald Lautrec & Michelle Torr – Si tu pars

Donald Lautrec – Pot-pourri de « À jamais »

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca

vendredi 13 novembre 2009

Sans mil

Au milieu du mois d’octobre, un évènement majeur a été passé sous silence, camouflé, oublié, enterré sous le tapis, jeté aux vidanges, oublié aux oubliettes, indigne d’un jour du souvenir, aucun carillon n’a carillonné joyeusement, aucune fanfare n’a fanfaronné dans les rues, aucun corps de clairons n’a claironné dans un défilé pour souligner en mauvais caractère gras, l’épisode. Mutisme total que ce soit à RDI, à LCN, au Téléjournal, aux nouvelles TVA dans leurs chroniques de faits d’hiver. Ni La Fosse aux Lionnes, ni Deux Filles le matin, encore moins Salut Bonjour ! en ont fait mention. Que faisaient les excités de Six dans la Cité ? Aucune émission culturelle d’aucun poste de radio branché n’a daigné souligner le phénomène. Complètement oublié, omis, honni. Y a de quoi faire un brunâtre. Et le pire dans tout cela : pas un seul parmi vous ne l’a remarqué également. Même moi, la chose a glissé sous mon aberrant organe protubérant nasal sans que je ne le sente. Et paf pour le pif !

Pourtant c’est une chose qui n’arrive qu’une fois dans la vie d’un blog : atteindre la barre des 100,000 visites. Barre qu’a franchi d’un pied alerte et ferme tel un Ben Johnson sous stéréoïdes anoblissants votre humble blog dans la discrétion et l’indifférente la plus totale de ses lecteurs endormis au chloroforme et plutôt alzameurisés. Sniff ! Sniff ! Je tire une ligne avec une paille dans mon verre de coke blanc pour sombrer dans un coma approfondi, permanent et final.

Pour vous punir de cette omission inqualifiable zé zimpardonnable, comme le dirait Olivier Guimond, le pouce tourné vers le ciel : « Y’en aura pas de… musique ! »

Pour commentaires, opinions, requêtes, critiques, chialage, demandes spéciales et autres balivernes : eiffel50@videotron.ca