mercredi 30 janvier 2008

45 p’tits tours et puis s’en vont à la soupe

L’époque des 45 tours est révolue, et aujourd’hui c’est la seule façon de découvrir certains artistes tombés bien vite dans l’oubli car c’est la seule trace qui survit à leur carrière.

Quand on parle 45 tours, il faut composer avec les problèmes inérants à ce support. Ils ont été manipulés par leurs propriétaires sans délicatesse qui s’en débarassent pour rien en les refilant avec leurs blessures aux organismes de charité qui les empilent sans ménagement dans des bacs où ils sont encore bousculés par des mains avides comme les miennes. Vous pensez bien que j’essaie de panser leurs égratignures en espérant leur redonner une certaine jeunesse. Hélas! Le résultat n’est pas toujours convainquant. Faut faire avec, s’pas?

Je vous présente quelques-uns de ces artistes avec, pour la plupart, peu ou très peu d’informations.

Les Lapins – J’ai un grand lit

Les Lapins ne sont nul autre que Charlotte et Hervé Doucet. Hervé Doucet et son frère Clermont formaient un duo en 1959, les Frères Flamingo qui ont enregistré plusieurs 45 tours et un long-jeu.

Les Frères Flamingo – El Paso

Louise Dior – Dou liou dou la la

Info sur le disque : Sur étiquette Columbia, elle interprète une compo sur une face, sur l’autre, une chanson de Michel Conte et l’orchestre est sous la direction de Neil Chotem. Pas des deux d’pique.

Le Grand Ménage – Quelle famille

Une composition de Gilles Brown, production de Gilles Brown et Yves Martin, sur étiquette Apollo. Ça vole pas haut!

Yan David – Je te revois

Sur le Net, je retrouve son nom sur le site « Le Parolier ». Son vrai nom était Yvon Couture, il serait décédé en 2007 et une fondation porte son nom. Point tarla ligne.

Les Laframboise – Dis-ce que tu penses

Production de Pierre Laurendeau et orchestration par Denis Forcier (ex-Sultans, ex-Cœur d’une Génération), sur étiquette Spectrum.

Daniel – Waterloo

Version de Waterloo de Stonewall Jackson. Rien trouvé d'autre sur le monsieur.

Jimmy Bond – Pour moi t’es jamais partie

Contrairement aux autres, Jimmy a droit à une page dans Wikipédia. Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez éluder son mystère.

Pour faire passer tous ces sillons poussièreux, allons-y avec une bonne soupe servie par la Boutique du Corps Frais en provenance de Nantes, ne vous fiez-pas à la langue, c’est une soupe on ne peut plus française.

Soupe du jour – Soupe nantaise

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lundi 28 janvier 2008

Le blues de la nécropole

Dans le même hôpital de San Diego où il émit ses premiers vagissements, est décédé le 19 janvier, John Stewart, à l’âge de 68 ans, suite à un anévrisme au cerveau. Membre du Kingston Trio (un groupe folk phare des années 50 et 60) à partir de 1961, il les quitte en 1967 pour entreprendre une carrière solo qu’il commence en enregistrant un premier disque… en duo avec Buffy Ford. Buffy, la femme de sa vie, qui était toujours auprès de lui dans ses derniers moments. Stewart a gravé plus d’une quarantaine de disques depuis le début de sa carrière solo. Sans connaître un succès commercial retentissant, l’année 1979 vit sa chanson « Gold » se retrouver en 5e position du Billboard et son microsillon « Bombs Away, Dream Babies » fit le Top 10 (10e position). Ses talents de compositeur étaient reconnus autant par la communauté artistique que la critique. Sa chanson « July, You’re A Woman » fut reprise par Pat Boone. Sa composition « Daydream Believer » endisquée par les Monkees fut numéro 1 au Billboard en 1967 et en 1979, Anne Murray la reprit pour la conduire jusqu’à une honorable 12e place. Joan Baez, Rosanne Cash et bien d’autres avaient de ses chansons à leur répertoire. Bob Dylan affirme avoir été influencé au début de sa carrière par John Stewart.

Kingston Trio – Greenback Dollar

Le Kingston Trio existe toujours malgré que plus aucun membre original n’en fasse partie. Pour connaître tout le cheminement du groupe, allez dans Allmusic.com ou dans Wikipedia.

John Stewart & Buffy Ford – July, You’re A Woman

John Stewart – Gold

John Stewart – Lost Her In The Sun

Pat Boone – July, You’re A Woman

The Monkees – Daydream Believer

Anne Murray – Daydream Believer

Rosanne Cash – Runaway Train

Le 1er janvier, à l’âge de 63 ans, est décédé à son domicile de Conventry en Angleterre, Rod Allen, chanteur et fondateur du groupe britannique « The Fortunes ». Il souffrait d’un cancer du foie. Le groupe était encore très actif en Europe, même après plus de 40 ans d’existence. Il avait des spectacles prévu jusqu’en décembre 2008 à leur agenda, mais Rod Allen trop affaibli par la maladie ne pouvait continuer. Rod était le seul membre original du groupe. The Fortunes a eu la chance de surfer sur la vague des Beatles en 1965 en connaissant leur premier et plus grand succès « You’ve Got Your Troubles » (7e place au Billboard). « Here It Comes Again » suivi avec la 27e position. En 1971, ils réussirent un autre bon coup (15e place) avec « Here Comes That Rainy Feeling Again ».

The Fortunes – You’ve Got Your Troubles

The Fortunes – Here Comes That Rainy Feeling Again

The Fortunes – Here It Comes Again


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samedi 26 janvier 2008

La soupe est servie pour Paul

Je sais, je vous sers moins souvent de la bonne sousoupe dans votre soucoupe. Vous voulez connaître la raison de ces égards de conduite? Donnez-moi une… deux… minutes, j’vas y penser… Ben, c’est comme ça! Je fouille, je fouille, je fouille dans mes fichiers de recettes. J’ai le débarras de l’anchois et c’est là qu’est le problème.

Antony Raijekov – Close to me

Je reçois un commentaire d’un certain Paul de Bradford, UK pour que je remette un lien de la pièce «Stumbledown Romancer» de James Dewar et sa voix soulante. Après vérification, je constate qu’effectivement le lien de cette chanson ne fonctionne plus. Paul a eu la délicatesse de m’écrire en français. Bien gentil de sa part. Voilà c’est fait Paul!

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jeudi 24 janvier 2008

La soupe est au rendez-vous

Pour rompre la glace qui nous dégouline au bout du nez, une autre succulente soupe mijotée de main de maestro

La soupe du jour – Soupe aux délices rouges

En février 1987, un évènement sportif se produisit au Colisée de Québec : Rendez-Vous 87. Cet évènement remplaçait la partie des étoiles que la LNH présente à chaque année vers la mi-saison de hockey, ok? Naturellement le tout était sous l’égide d’un gros canon, Marcel Aubut, secondé par un personnage tout aussi explosif, Badaboum.

Rendez-vous '87 était une série de deux matchs de hockey entre une équipe russe et une autre constituée de joueurs de Ligue nationale de hockey. L’équipe nord-américaine gagna la première partie, 4-3 avant de s’incliner 5-3 dans la deuxième. Les profits générés était destinés aux maisons pour sans-abri : celle de Lauberivière de Québec et celle du Père de Montréal.

Pour la circonstance, on eut la brillante idée de créer une chanson-thème qui fut interprétée par Martine St-Clair : « Viendrez-vous à mon rendez-vous? ». Le paquet fut mis pour la production de ce disque. Musique cucul de David Foster, paroles débiles de Jean-Pierre Ferland (à lire ci-dessous), « backing vocals » par un Chœur de l’Armée Rouge, incompréhensible, le tout enterré par la musique de l’Orchestre Symphonique de Québec.

Martine St-Clair avec l’OSM et le Chœur de l’Armée Rouge – Viendrez-vous à mon rendez-vous?

Voici les paroles de cette chanson de Jean-Pierre Ferland, permettez-moi de vous le rappeler.

Le beau ciel,
Le beau bleu,
Bleu jusqu’à la fin du monde.
Comme c’est grand le firmament,
Il en a des amants l’univers

Je l’attends
Tous les jours
Pour l’amour du firmament.
C’est pour quand, à quelle heure
La Volga dans la Baie des Chaleurs.

Quand, quand viendrez-vos à mon rendez-vous?
Quand, c’est pas la paix c’est la vie qu’on joue.
La vie des autres après nous.

L’étourneau,
L’hirondelle,
Toi Tchaikovski.
On comprend
Quand on veut.
Les vrais mots
Viennent du fond des yeux

Le beau ciel,
Le beau bleu,
Bleu jusqu’à la fin du monde.
Comme c’est grand le firmament,
Il en a des amants l’univers

Quand, quand viendrez-vos à mon rendez-vous?
Quand, c’est pas la paix c’est la vie qu’on joue.
La vie des autres après nous.

Quand, (viendrez-vos à mon rendez-vous?)
C’est pas la paix, c’est la vie qu’on joue.
(On comprend quand on veut)
Quand (ça vient du fond des yeux)
C’est pas la paix, c’est la vie qu’on joue.
Viendrez-vous au rendez-vous?
Pour l’amour du firmament,
Je vous attendss.

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mardi 22 janvier 2008

Un peu de soupe et beaucoup de Spooky

Tout simplement une soupe coup de cœur, délirante servie avec majesté. Une soupe qui gagne à être connue.

Soupe du jour – La soupe majestueuse



Une de mes chansons préférés tous styles, tous genres et toutes époques confondus est « Spooky ». La pièce originale apparut au Billboard le 23 décembre 1967, elle était interprétée par le groupe « Classics IV » qui la propulsa jusqu’à la 3e position. Un mois après, un certain Mike Sharpe sortit sa version de la chanson qui atteignit seulement une 57e place. En 1979, le groupe « Atlanta Rhythm Section » qui comptait dans ses rangs d’anciens membres de Classics IV enregistrèrent une autre version (ma préférée) du hit qui se rendit jusqu’en 17e place. La chanson a été reprise par plusieurs artistes sans avoir l’honneur de se classer dans la Bible musicale américaine.

Classics IV – Spooky

Atlanta Rhythm Section – Spooky

Mike Sharpe – Spooky

Peter Grant – Spooky

Dusty Springfield – Spooky

Andy Williams – Spooky

Booker T & The MG’s – Spooky

David Sandborn – Spooky

Imogen Heap – Spooky

Mitsou – Spooky

François d’Assis & Michel Pagliaro – Spooky (en français)

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dimanche 20 janvier 2008

D’la soupe pour les Plouffe

Quoi de mieux pour faire oublier la froidure qu’une bonne soupe au vert missel religieusement mijotée et servie avec un sourire mystérieux.

La soupe du jour – Soupe Joconde

Les Plouffe furent une des premières émissions cultes de la télévision québécoise de 1953 à 1959 après une année à la radio en 1952. En 1981, un film réalisé par Gilles Carles et scénarisé par l’auteur du roman, Roger Lemelin, reprend les personnages attachants qui peuplent cette famille typiquement québécoise. Une suite fut tournée 1986, réalisée par Denys Arcand et Gilles Carle et scénarisée par Arcand et Lemelin sous le titre : « Le crime d’Ovide Plouffe ».

Un seul comédien se retrouve et dans le téléroman et dans le film. Ce comédien interprétait le rôle de Napoléon dans le téléroman et il devient Théophile, le père, dans les films et j’ai nommé : Émile Genest.

Suite à son décès en 2003, le journal La Presse publiait ceci : « Il fait de la radio et anime plusieurs émissions sportives avant d'atteindre la renommée en interprétant le rôle de Napoéon dans la populaire série télévisée «La famille Plouffe», présentée sur les ondes de Radio-Canada entre 1953 et 1957. En 1981, il sera de la distribution du film «Les Plouffe» de Gilles Carle, mais cette fois dans le rôle du père, Théophile Plouffe. Entre les deux, il est très actif à la télévision et au cinéma. Lors de son passage à Hollywood, il participe à de nombreuses séries télévisées («Gunsmoke», «Mission impossible», «Daniel Boone», etc.) et à près d'une centaine de films, notamment pour Walt Disney et dans «Le kid de Cincinnati» de Norman Jewison, où il joue aux côtés de Steve McQueen et Edward G. Robinson. Ardent fédéraliste, il occupe brièvement le poste de délégué général du Québec à Los Angeles en 1988. Il revient par la suite à la télévision -«Virginie», «Urgence», etc. dont il n'a jamais été éloigné très longtemps ».

J’ajouterai un petit détail à cette courte bio. M. Genest a déjà gravé un disque où il reprend une chanson de Philippe Clay sur la face « A » et sur la face « B » il récite une prière dont il a composée. Le hasard a voulu qu’un jour je mette la main dessus.

Émile Genest – Ma femme

J’ai la version originale de Philippe Clay également, même si le titre est un peu différent c’est la même chanson.

Philippe Clay – Dis, ma femme

Émile Genest – La prière

PS: Pendant plusieurs années j’ai travaillé tout à côté de la maison de la famille Lemelin juste au pied de la Pente Douce où le frère de Roger Lemelin habitait encore.

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vendredi 18 janvier 2008

Une p'tite soupe

Avant d’aller faire un p’tit dodo réparateur suite à une longue journée de labeur, une bonne soupe pour bien passer une autre nuit.

Soupe du jour – Soupe au boeuf sans nom


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