Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il tempête, mon refuge est toujours là pour m’accueillir. Mon ordinateur m’attend toujours à écran ouvert (y a pas d’bras).
Avant la famille Dion (oui, oui, celle à Céline), il y a eu la famille Brassard. Que dire de la famille Brassard? Hein? Ah! La famille Brassard. Quelle famille! En connaissez-vous beaucoup vous de familles Brassard? Moi j’en connaissais deux… Maintenant je suis rendu à trois. Je pourrais vous en parler longuement de la famille Brassard… Je pourrais vous rénumérer leurs noms, leurs âges, leurs sexes… si j’avais trouvé ces informations quelque part. Contrairement à la famille Dion, elle se fait discrète la famille Brassard depuis les années 60-70, j’ai beau regardé tout autour de moi, pis je ne les vois pas à l’ombre de l’horizon de mon salon.
Tout ce que je possède c’est cette pochette, plutôt maigre comme renseignement. Pis si je prends mes dix doigts de main et j’ajoute trois orteils de pied je compte 13 frimousses là-dessus. Comme le dirait chose là là, j’oublie son m… nom : « Ça fait du monde à messe ». Ça mobilise un McDo à eux tousseux.

Coudon’, où sont les garçons? Si mes yeux voient bien ce qu’ils ne voient pas, y’en a pas… Je suis certain que ce qu’on prend pour un ti-gars en bas à gauche c’est une fille déguisée en garçon pour faire dix versions. Parce que si c’est vraiment le seul unique garçon dans le troupeau, il doit s’ennnuyer de son père.
Pis justement. Où qu’il ai papa? Où qu’elle est maman? Ça je peux le deviner. Avec la trallée d’enfants qu’ils ont, y sortent pas souvent de la chambre à coucher, onze con prend!
Mais y font pas juste les belles et le beau devant le kodak les ti-Brassard… y chantent des tounes en plusse. Des tounes toute en français d’auteurs français de France… Font pas confiance à nos auteurs québécois, les Brassard? Oui, pis non! Because il y a quatre des dix chansons qui ont été écrites par une québécoise, paroles et zizique. Elle s’appelle Charlotte… Brassard… Cé qui Charlotte? La plusse vieille? La plusse jeune? La plusse belle? La plusse lette? La pluss bôlée? La mére? Je brûle de la saouère.
Bon assez placoter. En rangée la p’tite famille, pis chantez maintenant.
La famille Brassard – Fais comme si (compo de Charlotte)La famille Brassard – Funiculi funicula (C’est Ginette qui chante, on en connaît maintenant deux)La famille Brassard – La ballade des baladins (Bécaud)La famille Brassard – La marche des jeunes (Trenet)La famille Brassard – Jusqu’à demain (Une autre de Charlotte)Et tant qu’à faire dans la Charlotte, je vous en présente une autre. Charlotte Durand. Belle petite medame avec son monsieur? Ensemble, ils font un beau p’tit couple. Mari et femme. Elle, québécoise pure bas d’laine… Charlotte Hovington de son vrai nom, native de Sacré-Cœur en banlieue de Tadoussac… Lui, Jean Durand, français de naissance, ne fout de quel coin.
Je me vous pose la question. Pourqoi associe-t-on un couple de danseurs à un disque? Aujourd’hui avec les DVD, je comprendais, mais en 1960 et quelques, même en regardant avec un microscope dans les sillons du microsillon, Charlotte et Jean devaient être durs à repérer.
La réponse se trouve au dos du disque : « Enfin l’intérêt d’une telle initiative nous paraît évident et il est heureux que des experts avertis, des spécialistes compétents de la réputation de Charlotte et Jean Durand, aient pensé à traduire en une réalité tangible, un projet qui leur était cher et qu’ils caressaient depuis longtemps. Le disque « Les rythmes favoris de Charlotte et Jean Durand » est né. Nous sommes heureux de saluer avec joie sa venue et de lui souhaiter bonne chance et longue vie! » Citation de : Manuel Maître, chroniqueur de disques à La Patrie du Dimanche.
Leur vœu est exhaussé because je viens de l’acheter (25 cents au Comptoir Emmaus) en 2007 plus 40 ans après sa sortie. La musique a été confiée aux bons soins de Paul Beauregard et son orquesse. Parlons-en de Paul Beauregard… pis non j’vous en parlerai pas.
Mais il y a une autre raison à mon achat. Figurez-vous que quand que que… figurez quand que que j’ai vu ce disque au Village des Labeurs, des souvenirs antédiluviens ont rejailli dedans mon cortex. Pour faire une histoire courte, je suis sorti avec la sœur de Charlotte pendant quelques temps dans mon jeune temps il y a de cela bien longtemps. Pis figurez-vous madame Chose, que Jean Durand était déjà marié en France, il était donc bigamer, autrement dit il jouait deux games à la fois. J’en dis pas plusse vous savez comme je déteste les langues sales.
Alors vous êtes prêt? Tout le monde en place pour un fox-trot.
Paul Beauregard & son orchestre – There’s A Small HotelPersonne ne bouge, nous enchaînons avec un beau tango à go-go.
Paul Beauregard & son orchestre – Orchids In The MoonlightJ’en fais pas jouer plus, yé 3 heures on farme!
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