mercredi 29 août 2007

Criff de riffs

À ceux qui ont encore faim de solos et de riffs de guitâre et ne veulent pas en voir la fin, voici le 12e élément puisé parmi les vinyles suivants : The Misters, Moby Grapes, Modern English, Molly Oliver, Money, The Monkees, Montreal Sound, Moonquake, Van Morrison, Morse Code Transmission, Morse Code, The Motels, The Mothers Of Invention (Frank Zappa), Mott The Hopple, Mountain, Mournin’, The Move, Mudd, Gary Myrick, Naked Eyes, Nantucket, Graham Nash, Bill Nelson’s Red Noise, Sandy Nelson, Nektar, New England, The New Mix, The New York Dolls, Juice Newton, The Nice, Stevie Nicks, The Nitty Gritty Dirt Band et Aldo Nova.

Riffs No 12 – Criff de riffs

mardi 28 août 2007

Adieu Madame la Mairesse

Je m’en voudrais de passer sous silence le décès de Mme Andrée P. Boucher, mairesse de Québec. On dit que le travail ne tue pas. Je me demande si la chose est toujours vraie, parce qu’on dit aussi de quelqu’un qu’il se tue à l’ouvrage et à mon humble avis c’est ce qui vient d’arriver à Madame Boucher. Elle ne faisait pas dans la demi-mesure dans ses engagements et elle y mettait tout son cœur et toute sa tête.

Je ne suis pas un passionné de politique, que ce soit au fédéral, provincial ou municipal, mais je lui dédie parfois un œil ou une oreille.

Mme Boucher avait le don de se faire aimer ou détester. Dans mon cas, comme je suis gémeau, j’oscille entre l’un et l’autre. Mais on ne peut lui enlever sa franchise, son honnêté et son intégrité. Elle décortiquait ses dossiers avec acharnement et ne lâchait pas prise facilement.

C’est drôle car quelques jours avant sa mort, je pensais à elle, la voyant se diriger vers l’affrontement avec les cols bleus de la ville et j’étais d’accord avec elle sur de nombreux points, excepté sur le fait qu’elle voulait amener le débat sur la voie publique. Ça c’est du Andrée Boucher. Je l’aurais surnommée la « Mémère-sse Bush-cher ». Je voulais glisser un mot sur son entêtement en le comparant à celui de George Bouche.

Avant de se lancer dans l’arène politique, Mme Boucher était enseignante ou pour les plus agés : maîtresse d’école. On lui reprochait parfois d’être contre le changement. Même dans son choix de profession elle na pas eu un gros changement à faire, si ce n’est d’escamoter son té (T) de maîtresse pour se transformer en mairesse où ici encore, elle avait affaire à des élèves turbulents qu'elle savait ramener à l'ordre. Au paradis où elle doit se trouver, je ne serais pas étonné de la voir poser sa candidature à un poste auprès de Dieu le père.

Selon la formule consacrée, j’offre toutes mes condoléances à la famille éprouvée et j’ai pu voir que la famille vivait ce deuil avec sérénité.

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dimanche 26 août 2007

Le Toit 5

Je ne comprends pas l’engouement pour la pièce « Beyond The Sea » de Bobby Darin. Je l’ai mise en ligne le 21 juin et depuis cette date elle a été téléchargée 217 fois, ce qui évidemment en fait le « Number One » de mon « Top 5 » depuis plusieurs semaines, elle est suivie de « Butterfly (version française) de Danyel Gérard, loin derrière avec 54 téléchargements, elle aussi en liste depuis le 21 juin. Les Bourgeois, avec « Ma Chouette », sont relégués à la 3e position avec 47 téléchargements depuis le 1er avril, Nino Ferrer et « Le Sud » suit en 4e place avec 41 fois et James Gang et « Funk 49 » fait son entrée au numéro 5 avec 35 demandes depuis le 5 avril.

Comme je n’aime pas vous laisser en plan sans vous faire vibrer les tympans, je vous offre aujourd’hui 3 coups de cœur. « Alabam » de Pat Boone ne fut pas son plus grand succès (47e place en 196o au Billboard), Pat reprend ici le plus grand succès du chanteur country Cowboy Copas qui obtint un numéro 1 et le plus grand succès de sa carrière avec cette chanson au palmarès country du Billboard, sa version se rendit seulement en 63e du « Hot 100 ».

Mon deuxième choix est une pièce de 1971 ou 72 du chanteur français Philippe Bréjean, « C’est bon, c’est beau, c’est chaud (Y’a du soleil) ». La raison de ce choix se trouve dans le titre. J’ai débusqué cette chanson dans une grosse compil de la chanson française comprenant 8 disques vinyles à L’Armée du Salut récemment.

Hier je me suis retrouvé au La Baie des Galeries de la Capitale, direction Département d’Électronique où se trouvait un « rack » rempli de cd. Résultat de ma cueillette : 5 disques à prix d’aubaine, entre 1,00$ et 7,00$. Dans le lot, j’ai mis la main sur le cd d’un chanteur français qui m’était totalement inconnu. Pour 2,00$ comme au 6/49, j’ai tenté la chance. Contrairement à la loto, j’ai frappé dans le mille, je suis tombé sous le charme de Nicolas Nourrit et son disque « L’Ère du Tant »

Nicolas Nourrit – La vie est si belle

Nicolas Nourrit – Les gens vont, ils viennent

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vendredi 24 août 2007

Crénom de prénoms

En consultant mes archives musicales, j’ai remarqué une chose : le nombre de chanteurs qui comptent dans leur répertoire au moins une chanson contenant un prénom de femme dans le titre. On peut penser à Michel Louvain avec ses Lison, Sylvie, Louise, Linda et… Robert. Pierre Lalonde a fait pâmer Caroline. Pierre a même souffé Louise à Louvain et la refiler à Michel Pagliaro.

Claude Stében a réussi en enjoler Marie et Isabelle. Jacques Salvail a été le bourreau des cœurs de Mary, Isabelle (celle de Claude Steben?), Danielle, Lucie, Julie. Donald Lautrec a invité Manon à danser le ska et crié son amour à Éloïse. Jean Coutu (notre survenant) a délaissé Angélina pour Desiderata.

Parfois c’est en groupe qu’ils ont déclaré leur flamme à leur dulcinée. Les Sultans ont minaudé des mots doux à Angélique. César et les Romains ont retroussé leurs jupes et se sont jetés à genoux devant Dalila. Les albinos Classels ont couru après Lana et Lucille. Les Bel Canto se sont fendus en 4 pour Claudia et ont attiré dans leurs filets la Madeleine de Jacques Brel qui doit se retourner dans sa tombe.

Laissons ces séducteurs à leurs conquêtes et allons nous taper un bon gueuleton…, mais pas trop fort quand même.


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They call Me Hal

Connaissez-vous un certain Hal Willis ? Moi non plus. Rencontrons donc Mister Willis. D’après ce que j’ai pu constater Hal est un grand nom de la « country music » américaine et canadienne. Je résume très succintement sa carrière qui émergea au début des années 50 et se poursuit encore aujourd’hui. Il fut même engagé par le Colonel Parker pour faire la première partie d’un certain Elvis Presley en 1956. En 1965, il endisqua la pièce « The Lumberjack » qui grimpa jusqu’à la 5e position de la « Country Chart » du Billboard et se vendit à 1 500 000 copies. Exploit assez rare pour tout chanteur qui se respecte. Autrement dit, le monsieur n’est pas un trou de pique. Voici un pot-pourri de chansons de Hal Willis.

Cette semaine, je suis parti en reconnaissance au Comptoir Emmaüs dans l’espoir d’y dénicher quelques bombes musicales et le champ était bien miné. Parmi celles-ci, une pochette m’intrigua. Au premier abord, je n’ai remarqué que les mots : « Le Lumberjack » sur la pochette, après l’avoir retournée pour avoir quelques renseignements sur le contenu de ce disque, je ne découvris que les titres des pièces et une photo. Ce n’est qu’une fois installée dans ma salle d’ordi que je remarquai le nom de ce chanteur : HAL WILLIS. Patronyme qui n’éveillait aucun souvenir dans mon esprit, le brunâtre total. Poussé par la curiosité, je plaçai le disque sur ma table tournante pour écouter la première pièce : « Le Lumberjack ». Une fois encore, l’étonnement me frappa, je croyais que j'entendrais un chanteur avec un accent car d’après le nom je supposais que M. Willis était un chanteur américain ou canadien anglais. Ben non, l'accent était celui de bon québécois.

Ne voulant pas rester dans l’ignorance crasse, je fis immédiatement appel à M. Google. Depuis que j’ai fait la connaissance de ce Monsieur, je ne peux plus m’en passer. Quel être rempli de culture, de connaissances, ouvert sur notre vaste monde et coopératif. Je l’interrogeai donc sur un certain Hal Willis. Selon son habitude, M. Google se montra prodigue d’information. Il me révéla qu’Hal Willis est né en 1933 à… Rouyn au Québec. Le poupon fut baptisé Léonald Gauthier. Oups ! J’en suis resté bouche la bée ! Hal Willis est un pur french soupe aux pois. Il a vécu sur une ferme à Normétal où il devint bûcheron avant de bifurquer vers le monde artistique. Pour connaître la suite de sa palpitante histoire, rendez-vous sur son site : http://www.halwillis.com/.

Ma découverte semble être le seul disque qu’il ait enregistré (1965) en français. La qualité sonore est passable, mais nous ne sommes pas en présence d’un grand disque à mon humble vice.

Hal Willis – Le lumberjack

Hal Willis – Vingtième siècle

Hal Willis – Chauffeur de taxi


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lundi 20 août 2007

Sur la route de Berthier

Petit message tranquille… Samedi, nous sommes allés à Ste-Anne-de-la-Pocatière pour aller porter un matelas à l’appartement de notre fille qui étudie en santé animale au CEGEP de l’endroit. Il était convenu que nous emprunterions la route 132 pour nous y rendre. Nous faisons ce trajet depuis plusieurs années afin de profiter du paysage, admirer les maisons ancestrales qui jalonnent cette route et visiter quelques antiquaires de Lévis à St-Jean-Port-Joli.

Cette fois-ci, chemin faisant plusieurs pancartes : « Vente de garage » attirèrent notre attention et nous amenèrent à faire des arrêts plus fréquents. Ma femme cherchait un pot à fleur d’une couleur se mariant bien avec une grosse tête sculptée achetée récemment au marché aux puces de Ste-Foy et… elle l’a trouvée. À chaque halte, je scrutais de mes yeux d’aigle fin, si quelques racoins ne pourraient pas receler une pile ou une boîte contenant quelques rondelles noires parcourues de sillons qui chatouillées par un bras muni d’une aiguille aux propriétés magiques les transformant en musique.

À Berthier-sur-Mer, nouvel arrêt. La maison est située juste en face du fleuve, la porte du garage est ouverte. Ma femme décide de demeurer dans l’auto car du premier coup d’œil, vu l’exiguité du local, elle était certaine de ne rien trouver d’intéressant. Je descends donc seul et un homme à l’allure sympathique m’accueille poliment. À peine avais-je posé un pied dans le garage que mes yeux tombèrent sur 3 boîtes remplies de microsillons. J’explique à l’homme ce que je recherche et je lui demande s’il a aussi des 45 tours. Il tasse alors une copie du journal « Le Soleil » juste à côté des boîtes où je fouillais dévoilant ainsi trois piles de 45 tours. J’accélérai le mouvement. Tiens un microsillon de Yoland Guérard intitulé : « Yoland Guérard, No 1 », j’en conclus que c’était son premier. Et pourquoi pas Yoland, il a une belle voix de basse, il a fait sa marque au Québec et a une carrière prolifique : chanteur, animateur à la radio et de nombreuses émissons de télé, fondateur du Grand Opéra de Montréal et j’en passe.

Une 2e découverte intéressante, une compilation : « Les Succès Fantastiques, Volume 2 ». Je consulte la pochette, je trépigne de joie, le disque contient une pièce du groupe Les Loups et une autre des Chantels, en bonus : Carole Ménard, Monique Gaube, Philippe Arnaud et d’autres plus connus. Je sors le vinyle pour en examiner l’état, il est recouvert d’une crasse poussiéreuse qui me fait craindre que le disque ne soit inécoutable. Pour un dollar, je décide de l’acheter quand même.

Je passe aux 45 tours. Là encore j’ai la main heureuse : Céline Lomez avec « Après Ski », le thème du film du même nom, chef d’œuvre du cinéma érotique québécois. Un autre d’un certain Pierre Robyn qui ne figure nulle part dans mes souvenirs et un Serge Blouin, un rocker méconnu, bassiste de son état, ayant même joué avec les Sinners et accompagné plusieurs autres artistes : Valiquette, Forestier, les Séguin, Daniel Lavoie et Jacques Michel.

Ça suffit, nous filons jusqu’à la Poc sans d’autres arrêts car il est 17 heures. Arrivés à destination, nous sommes reçus par notre fille et ses colocs réunionais (île de la Réunion). On livre le matelas, nous entrons pour faire le tour du locataire, on parle, on jase et on les invite à bouffer au resto. Les colocs nous conseillent le resto-bar Pizza-Bouffe à 5 minutes de marche de leur apart. Nous nous y rendons, lieu sympa, musique vidéo sur écrans, Steve Ray Vaughn est en vedette tout le long du souper. Nous bouffons tous de la pizza, délicieuse. Je paie la note : 60,00$, boisson et pourboire inclus. Raisonnable. Retour à l’apart, un dernier salut à tous. Envoie à Beauport.

De retour à la maison, je m’empresse de vérifier l’état de mes achats. Le Yoland Gueulard : Bonne condition. Le Céline Lomez : j’ai fait de mon mieux. Le Pierre Robyn : Assez compliqué, merci. Le Serge Blouin : Potable. Les Succès Fantastiques : Après un bon lavage avec une eau légèrement savonneuse, miracle, très écoutable.

Allons voir ce que ça donne !

Yoland Guérard – Tu te reconnaîtras

Les Loups – Acapulco

Les Chantels – Oh non

Carole Ménard – Café vanille ou chocolat

Monique Gaube – Une vie sans amour

Philippe Arnaud – Un cœur n’oublie pas

Céline Lomez – Après Ski

Serge Blouin – Joue-moi ton boogie woogie

Pierre Robyn – Le cha-cha-cha de joie

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Omar chez Riff

Il est maintenant venu le temps de vous balancer un autre paquet de riffs extraits de disques des artistes suivants : Matthew’s Southern Comfort, John Mayall, Curtis Mayfield, Paul McCartney (ex-Beatles, obscur groupe des années 60 tombé depuis longtemps dans l'oubli), Eugene McDaniels, Kathi McDonald, McDonald & Giles (ex-King Crimson), MC5, Mike McGear (frère de Paul McCartney), McGuinn-Clark-Hillman (ex-Byrds), McGuiness-Flint, Ellen McIlwaine, McKendree Spring, Ian McLagan (ex-Small Faces), Christine McVie (ex-Fleetwoond Mac), Meatloaf, Bog Meighan Band, Randy Meisner (ex-Eagles), Eric Mercury, MSFB, Lee Michaels, Midnight Oil, Mighty Lemon Drops, Buddy Miles Express, John Miles, Steve Miller Band, Millions Like Us, Minutes From Downtown et Misters.

Riffs No 11 – Omar chez Riff
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